L’arrivée de ChatGPT donne des sueurs froides aux professeurs qui sont persuadés (parfois à raison) que leurs élèves vont tricher en utilisant cette IA dans le cadre de leurs devoirs faits à la maison. Une nouvelle étude menée par le Center for Democracy and Technology, un groupe de réflexion, met en lumière ce phénomène aux États-Unis.
Ainsi, la moitié des professeurs interrogés dans cette enquête connaissent au moins un élève de leur établissement qui a été sanctionné ou a subi des conséquences négatives après avoir utilisé (ou avoir été accusé de l’avoir fait) ChatGPT pour réaliser un travail en classe.
Un climat de suspicion règne à l’école
Dans l’ensemble, l’arrivée de cette IA semble générer des tensions, puisque 90 % des enseignants se disent plus méfiants que par le passé à l’égard des enfants, et beaucoup les soupçonnent d’utiliser ces nouveaux modèles de langage pour tricher.
Pourtant, si 58 % des élèves ont reconnu avoir utilisé ChatGPT au cours de l’annéee 2022-2023, ce n’est pas forcément à des fins éducatives. En effet, seuls 23 % disent avoir employé cette IA dans le cadre de leurs cours. Mais ils sont 29 % à l’avoir fait pour remédier des problèmes d’anxiété et de santé mentale. 22 % pour gérer des problèmes avec des amis, et 16 % pour faire face à des conflits familiaux.
Pourtant, les experts estiment que cette ambiance délétère qui peut parfois apparaître en classe à cause de ChatGPT pourrait largement être évitée. Par exemple, seuls 40 % des parents sondés disent avoir obtenu des conseils pour eux même ou leurs enfants concernant l’utilisation appropriée de ces outils.
Quant aux professeurs, seuls 24 % d’entre eux déclarent avoir reçu une formation sur la manière d’interagir avec des élèves soupçonnés de triche. Face à l’irruption soudaine de ces nouvelles technologies, on peut donc constater un réel manque de pédagogie. Et c’est justement ce que soulignait récemment l’Unesco dans un rapport sur l’IA.
De son côté, OpenAI, l’éditeur de ChatGPT, a publié un guide à destination des enseignants qui utilisent son modèle de langage. La compagnie mentionne notamment une professeure indienne qui “conseille aux étudiants de se rappeler que les réponses données par ChatGPT peuvent ne pas être crédibles et exactes à tout moment, et de réfléchir de manière critique à la question de savoir s’ils doivent faire confiance à la réponse, puis de confirmer les informations via d’autres ressources primaires.”
Quoi qu’il en soit, l’utilisation de ChatGPT semble bel et bien massive dans les écoles. On a d’ailleurs assisté à un léger tassement dans l’audience de la plateforme qui coïncidait avec les vacances scolaires.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
Et ? Et donc, en conclusion, c’est un problème des profs pour les profs. Personnellement, pour les cours d’allemand, je paie à ma fille un soutien, et c’est avec ce soutien (une personne) qu’elle rédige ses devoirs. Les professeurs se fichent que les enfants de familles riches, qui ont le temps de faire les devoirs avec leurs enfants, le fassent. Alors, maintenant que les moins aisés peuvent avoir une aide à domicile, ça leur pose un problème ? Le problème intrinsèque n’est donc pas nouveau.
Équité vs Égalité: L’arrivée de technologies comme les agents conversationnels remet-elle en question l’équité dans l’éducation, exacerbant potentiellement les inégalités existantes ?
J’imagine que la prof d’allemand ne rédige pas les devoirs à la place de votre fille, quand ChatGPT lui ne demande que ça et se pose ainsi bien davantage comme un usurpateur que comme “une aide à domicile”.
Ce n’est pas un “problème des profs pour les profs” et votre conclusion me semble biaisée par des considérations sociologiques qui ne sont pas de mise. C’est un problème d’honnêteté intellectuelle et même d’intelligence : la triche est un onguent bien temporaire qui se dissout à court terme pour laisser place à de futurs ignares.
Ceci étant, il y aura toujours des accusations infondées et des tricheurs qui passent au travers des mailles.
Vous avez une inquiétude sur l’impact potentiel de ChatGPT dans un environnement académique, mais je pense que notre désaccord provient d’une différence de perspective sur l’utilisation de cet outil.
Clarification sur l’Assistance à Domicile: Comme le tuteur que j’ai engagé pour ma fille, ChatGPT sert en tant qu’outil de soutien pour l’apprentissage, et non comme un substitut à l’élève. Il n’est pas conçu pour faire les devoirs à la place des élèves, mais pour les aider à comprendre et à progresser.
Adaptation Pédagogique: Plutôt que de voir ces avancées technologiques comme une menace à l’intégrité académique, les éducateurs pourraient chercher des moyens de les intégrer de façon constructive dans leur enseignement. Cela pourrait aller jusqu’à des formations spécifiques sur l’utilisation éthique de ces outils.
Outillage Existant: Des outils comme Wolfram Mathematica pour les mathématiques ou Google Translate pour les langues sont utilisés depuis des années pour aider aux devoirs. Il n’y a pas de raison spécifique de focaliser l’attention sur ChatGPT comme étant le seul responsable des problèmes d’intégrité académique.
Question de Perspective: Mon argument n’est pas basé sur des “considérations sociologiques”, mais sur la nécessité pour le système éducatif d’évoluer avec son époque. À une époque où les technologies comme ChatGPT deviennent omniprésentes, leur exclusion totale n’est pas une solution viable à long terme.
Équité vs Triche: L’utilisation éthique de ChatGPT pourrait égaliser les opportunités pour les étudiants qui n’ont pas accès à des ressources éducatives supplémentaires, plutôt que de servir de moyen pour “tricher”.
Outil vs Chimère: ChatGPT n’est pas une entité autonome capable de “tricher” pour un élève, mais plutôt un outil qui, utilisé de manière responsable, peut offrir un support académique significatif.
Toutes ces notions reviennent en fin de compte aux enseignants et à la façon dont ils choisissent de s’adapter aux nouvelles technologies dans leurs salles de classe. (c’est pour cela que j’ai dis “un problème des profs pour les profs” car les étudiants eux, ben, ils se sont adaptés très vite 😉 )
Les possibilités offertes par ChatGPT (et autres AI “grand public”) sont nombreuses. J’ignorais une déclinaison “Assistance à Domicile” à laquelle vous faisiez référence en évoquant cette “aide à domicile”, peut-être insuffisamment explicite mais, soit : de là je comprends mieux votre premier commentaire et vous accorde le raisonnement attenant.
.
Mais enfin, les problématiques relatées par l’article, à savoir une ambiance scolaire “pourrie” par ChatGPT, font référence à un ChatGPT rédacteur et non assistant ; c’est bien la triche induite qui pose problème et non cette face peut-être moins connue du grand public que celle d’une IA assistante. Envisager, évoquer cette dernière ainsi que vous le faites est un autre cas de figure et vraisemblablement pas de nature à susciter quelque problème au sein de milieu scolaire. Je n’imagine pas un prof s’élever contre une aide à la compréhension, fut-elle numérique ou humaine. Quand vous écrivez “Alors, maintenant que les moins aisés peuvent avoir une aide à domicile, ça leur pose un problème ?”, je m’inscris en faux : ce n’est pas une IA de type “Assistance à Domicile” qui soulève leur courroux mais bien celui d’une IA “Rédactrice à Domicile” et la triche inhérente qu’elle induit. Foyers aisés ou moins, ou pas du tout n’ont rien à voir là-dedans me semble-t-il.
–
Je vous suis sans hésitation sur la suite de votre second commentaire et votre énumération. Mais c’est peut-être une autre histoire que celle d’évoquer ce que l’IA peut apporter au monde de l’enseignement, d’un point de vue structurel, quand ici nous déplorons les inconvénients conjoncturels d’une IA employée à des fins de triche, et pas que dans le milieu de l’enseignement du reste. Je ne pense pas qu’un procès de l’IA fut ici explicite voire implicite, ce n’est en tous les cas pas mon sentiment : ne pas noyer l’enfant avec l’eau du bain, n’est-ce pas ?
–
Reste que votre perspective, claire, me semble aussi théorique qu’idéaliste, même si j’y souscris. Mais vous le savez aussi bien que moi : la nature humaine tend à privilégier ce qui lui convient au présent à ce qui saurait lui être profitable mais à plus long terme. J’y souscris donc tant est que je privilégie l’optimisme.
Je suis peut-être idéaliste, mais je trouve difficile de cerner la triche qui préoccupe tant le monde éducatif. J’ai toujours utilisé les outils disponibles pour m’aider dans mes études et dans mon travail. Alors, où se situe la frontière entre triche et débrouillardise? Utilisant ChatGPT régulièrement, surtout pour des tâches professionnelles, je connais bien ses limites. Un texte de ChatGPT est souvent facilement discernable d’un texte humain, un peu comme les effets spéciaux démodés dans de vieux films de science-fiction. Cela devrait faciliter la détection de triche. D’ailleurs, l’artiste Verner était autrefois étiqueté comme ‘tricheur’ pour ses techniques innovantes; aujourd’hui il est un génie. Les standards changent.
En conclusion, bien que le titre et le sous-titre de l’article insinuent une crise, le corps du texte offre en réalité des solutions et des orientations positives. Il y a une incohérence : certains élèves “intelligents” utiliseront les outils modernes sans se faire prendre, tandis que les autres seront punis. Plutôt que de les sanctionner, ne serait-il pas plus constructif de leur enseigner comment utiliser ces outils de manière éthique et efficace?
Cerner la triche, voila en effet le point cardinal, celui de toute incrimination, laquelle sans preuve formelle aboutit soit à la relaxe soit à la condamnation avec la marge d’incertitude qui peut amener un coupable à être laissé en liberté, un innocent à être emprisonné… un tricheur, malin et/ou chanceux, de passer inaperçu, un rédacteur à être injustement accusé d’avoir eu recours à un outil AI. Question attenante mais je n’y résiste pas : laquelle de ses alternatives est la plus dramatique? Parenthèse refermée.
–
Où se situe la frontière entre triche et débrouillardise? La triche, comme la grossesse, est ou n’est pas. Qu’il y ait une triche plus intelligemment construite qu’une autre, un copié/collé ingénieusement retouché plutôt qu’appliqué tel quel, un faussaire de talent plutôt qu’un expert en photocopie, assurément : est-ce là de la débrouillardise, faut-il entendre par débrouillardise le fait se “savoir” tricher, auquel cas le tricheur talentueux ne mérite-t-il pas d’être valorisé ? Je le pense, personnellement ; j’ai souvenir d’une prof qui nous disait “Si vous trichez faites-le au moins avec cette intelligence qui évitera d’y ajouter un manque d’égard à ma personne”, comme je sais ce DRH qui aura préféré un candidat moins intègre mais plus malin à un autre tout à l’inverse. Mais c’est de la triche. Sur quoi focaliser : la dimension morale ou l’aptitude intellectuelle?
–
Quand les symptômes égarent l’accusation. Ce qui est faux est établi sur le principe de ressembler à ce qui est vrai avec pour conséquence que ce qui est vrai peut être interprété comme étant faux, tant si A=B => B=A. La vie nous montre des êtres honnêtes et doués accusés à tort parce que leur travail sans triche a tous les aspects soit de celui d’un autre soit de celui d’un niveau jugé hors de leur portée. On peut même dans ce contexte rappeler l’excellent ouvrage de Rupert Sheldrake, “Le Septième Sens” où le théoricien des “champs morphiques”suggère que notre esprit n’est pas confiné à notre cerveau mais qu’il émet des prolongements qui entrent en contact avec les objets et les êtres que nous percevons autour de nous : ainsi deux chercheurs peuvent produire des travaux très ressemblants sans jamais s’être concertés. Oui, c’est possible, oui un élève particulièrement et doué (intellect) et sensible (esprit) peut produire un travail qui sera taxé de triche “intelligente” ne serait-ce que par référence à des travaux notoires disponibles sur le web et ainsi digérés par une IA à laquelle pourtant l’incriminé n’aura jamais eu recours.
–
Ainsi la triche devrait requérir une preuve formelle mais ainsi aussi qu’est-ce qu’une preuve formelle? Les maîtres du barreau savent user de cette ambiguïté, on peut le leur reprocher comme on peut admirer la finesse philosophique qui anime leur plaidoirie.
–
Nos avons évoqué la triche, la difficulté tant à la définir qu’à la prouver et constatons que l’articulation du raisonnement s’établit autour d’une intelligence, d’une aptitude qui n’est pas le lot de tout un chacun. Je rejoins ainsi votre conclusion, “certains élèves “intelligents” utiliseront les outils modernes sans se faire prendre, tandis que les autres seront punis. Plutôt que de les sanctionner, ne serait-il pas plus constructif de leur enseigner comment utiliser ces outils de manière éthique et efficace?” avec cette nuance, celle d’envisager que ces élèves soient pareillement sanctionnés… mais sur quelle base tant nous venons de voir à quel point l’intelligence et le talent peuvent égarer l’observateur. M’est avis que l’idéal serait en effet d’enseigner comment utiliser ces outils de manière éthique et efficace… de façon anticipée afin d’éviter qu’un être “intelligent” triche sans être démasqué, que tel autre triche, en l’étant.
–
Au final, l’imbrication de l’intelligence et de la probité traduit depuis toujours le rapport entre science et conscience ; je pense que nous sommes autant peu de chose à juger de la conscience de l’autre que nous pouvons être apte toutes conditions réunies, à jauger sa science. Les problèmes surgissent souvent quand un imbécile honnête accuse un escroc de génie :qui privilégier alors ? C’est vous qui voyez !
Que les professeurs laissent les abrutis utiliser chatGPT ,car une fois arrivé dans la vie active et qu’ils devront se débrouiller tous seuls chatGPT ne pourra pas faire grand chose pour eux et là on va bien rigoler xD
ChatGPT est un outil , les gens bêtes et stupides le seront toujours avec ou sans chaGPT…
ChatGPT montre bien que les gens sont devenus des grosses feignasses au point de laisser un programme penser et agir à leur place….
ChatGPT est déjà implanté dans le milieu pro et cela va aller en s’intensifiant. Open AI ne peut rentabiliser son outil qu’en le facturant (cher) à des entreprises, les collégiens et lycéens ne payent pas (ou peu)
D’une manière générale, les enseignant sont peu formés à l’usage de l’informatique, alors pour ce qui est d’être formés à usage intelligent de ChatGPT…
@Yves Remord (Veuillez m’excuser de prolonger la discussion au sein d’une section distincte, étant donné que la possibilité de réponses au sein du fil initial semble limitée à un quintette d’interventions.)
Bien sûr, le dialogue que nous avons entamé aborde une zone d’ombre fascinante, celle où la technologie, l’éthique et l’éducation s’entrelacent dans une trame complexe. Permettez-moi de vous dire que j’apprécie grandement la finesse de votre analyse.
Frontière Entre Triche et Débrouillardise: En effet, la triche est un phénomène difficile à caractériser avec précision. On peut y voir une forme de rébellion contre les règles établies, mais aussi une manifestation d’une aptitude à résoudre des problèmes de manière non conventionnelle. N’est-ce pas là l’étoffe même de l’innovation ? Cela dit, il est crucial de distinguer l’innovation de la simple copie.
Problématique de la Preuve: Vous abordez un point crucial, celui de la preuve. Une preuve formelle de triche peut être aussi insaisissable que l’horizon, et ce surtout dans le contexte technologique qui confère à la triche une toute nouvelle dimension, souvent indétectable.
Moralité vs Aptitude Intellectuelle: Le dilemme moral s’inscrit dans une perspective plus large, celle de la compétence. Il est peut-être séduisant d’admirer l’astuce d’un tricheur, mais cela ne justifie pas l’acte en soi. L’éthique et la compétence ne sont pas mutuellement exclusives; en fait, l’éthique peut être considérée comme une compétence à part entière.
Détection de la Triche dans l’Ère Numérique: Je suis d’accord avec vous que le progrès technologique rend paradoxalement plus facile et plus difficile la détection de la triche. Une IA peut concevoir un texte presque indiscernable d’un écrit humain, et en même temps, les algorithmes peuvent détecter les similitudes suspectes dans des bases de données volumineuses. Des logiciels de détection de plagiat sont déjà largement utilisés dans le milieu académique.
Éducation sur l’Utilisation Éthique des Outils: En fin de compte, nous revenons à la racine du problème : l’éducation. Les nouvelles générations doivent être formées non seulement pour utiliser les outils modernes mais aussi pour comprendre les implications éthiques de leur utilisation. Une telle éducation serait la clef pour naviguer dans ce labyrinthe contemporain où technologie, éthique et humanité se rencontrent.
Alors, oui, je suis entièrement en accord avec votre proposition finale. Plutôt que de pénaliser les jeunes pour avoir exploré les frontières floues de l’éthique dans un monde numérique, ne serait-il pas plus sage et plus constructif de les éduquer à utiliser ces puissants outils de manière responsable ?
Nous vivons une époque de mutations rapides et incessantes. Si l’on ne parvient pas à éduquer les nouvelles générations à une utilisation éthique et intelligente des technologies, on risque de rater une occasion en or d’élever le débat et de progresser ensemble. Ce serait là un échec bien plus grave que celui d’un élève qui triche sur un examen.
@Stilmant Michael, je découvre avec retard votre dernier commentaire tant j’aurai omis de scroller, ignorant alors qu’un fil fut ici limité à un quintette.
Dialogue intéressant et même davantage, quand il permet d’affiner, de mieux construire, voire de déconstruire pour reconsidérer l’élaboration de notre pensée. C’est le cas ici pour ce qui me concerne. Cette tentation de résumer notre approche d’un thème, à fortiori d’une problématique par quelques phrases bien souvent lapidaires dans leur premier jet vient se soumettre à la pensée de l’autre et ainsi possiblement troubler des approximations.
–
Henri Bergson – Essai sur les données immédiates de la conscience (Préface de l’auteur) : “Nous nous exprimons nécessairement par des mots, et nous pensons le plus souvent dans l’espace.” : le dialogue permet de réduire la perte d’un volume de pensées aplati par leur formulation, tout comme une demie orange lorsque de la paume on tente de la réduire à une surface 🙂
–
Ici, au travers de notre échange, ainsi grace à la pertinence de vos nuances j’aurai affiné ma pensée, découvert que la triche est davantage complexe que je pouvais le penser, que l’outil IA dans le cadre de l’enseignement mérite davantage que d’insister sur la triche qu’elle permet ; j’aurai reconsidéré science et conscience, leur interaction plus complexe qu’un résumé au final floue qui devait obstruer ce champ de convictions qui parfois limitent notre pensée. Le dialogue, encore et toujours, salvateur lorsque des pensées exprimées visent l’étoile et non le doigt qui les pointe 🙂
–
Nous n’avons au final qu’effleuré, mais débroussaillé malgré tout me semble-t-il, un sujet et puis, comme une pelote, ceux qui venaient s’y inscrire. Interdisciplinarité, transdisciplinarité même, voila bien le cheminement possible d’une pensée, voila bien un cheminement éclairé par tout dialogue constructif. Un peu hors-sujet, mais remarquons-nous suffisamment la richesse d’une réflexion collégiale lorsque les échanges démarrent sans sujet imposé, remarquons-nous pareillement le manque d’horizon lorsque le maître des lieux sermonne le commentaire qui ose déborder du sujet imposé ? Certes il peut y avoir des limites en particulier lorsque le débat attend, vise une conclusion, mais nous entrevoyons ce faisant que la quête d’une conclusion limite le déploiement illimité de la pensée. Permettez-moi ici de partager mon intérêt pour un ouvrage qui me semble essentiel : “Naissance du Quatrième Type” Par Catherine et Daniel Favre : “Un voyage original dans l’espace, dans le temps, à l’intérieur de nous-mêmes et au coeur des relations que nous tissons avec nos semblables. ”
—
J’ai débordé me semble-t-il ! Bien cordialement, sans que cela implique la fin d’un paragraphe, mais bien plutôt l’ordinaire d’un déjeuner qui patiente.