- Malgré le feu vert pour les essais humains, Neuralink rencontre toujours des problèmes
- L’entreprise est accusée de maltraitance animale
- Mais pour Elon Musk, aucun singe n’est mort à cause de Neuralink
Il y a quelques années, Elon Musk a lancé Neuralink, une entreprise neurotechnologique qui travaille sur des implants cérébraux d’interfaces neuronales directes. Sur le papier, le projet est ambitieux et louable, Elon Musk promettant de guérir l’inguérissable. Dans les faits, Neuralink a patiné pendant de longs mois. Si bien que les essais sur le cerveau humain ont été reportés, encore et encore.
Face à de trop gros risques, la FDA (Food & Drug Administration), l’entité qui autorise, ou non, la commercialisation des médicaments aux États-Unis, avait mis son veto et stoppé net l’élan de Neuralink. Mais en mai dernier, nous apprenions que la société pourrait (enfin) réaliser les premiers tests sur des humains. Malgré cette bonne nouvelle pour Elon Musk, Neuralink a encore de nombreux défis à relever.
Elon Musk rabâche que les premiers essais sur les animaux ont été concluants. L’homme d’affaires avait, d’ailleurs, choisi d’en faire profiter les plus curieux, avec plusieurs démonstrations publiques. Mais dans les faits, ces tests ne se sont pas aussi bien déroulés. Selon plusieurs sources, de nombreux animaux, particulièrement des singes, seraient morts dans d’atroces souffrances après les tests effectués par Neuralink.
Alors qu’une enquête est ouverte pour maltraitance sur animaux à l’encontre de Neuralink, Elon Musk n’a pas pu s’empêcher de se défendre sur X (anciennement Twitter), son propre réseau social. Selon lui, ces essais d’implants cérébraux n’auraient pas entraîné la mort de plusieurs singes.
De la maltraitance animale chez Neuralink ?
Entre 2017 et 2020, Neuralink aurait essayé son implant cérébral sur 23 singes. Malheureusement, seulement 7 auraient survécu. Malgré tout, Elon Musk n’endosse pas la responsabilité de ces morts. Ce n’est pas la première fois que l’homme d’affaires fantasque dément ces accusations. Ainsi, ce 10 septembre 2023, il réitère : Neuralink n’a causé la mort d’aucun singe.
No monkey has died as a result of a Neuralink implant.
First our early implants, to minimize risk to healthy monkeys, we chose terminal moneys (close to death already),
— Elon Musk (@elonmusk) September 10, 2023
Dans une énième publication sur X, il réfute ces accusations et explique que les singes utilisés pour les essais de la puce cérébrale Neuralink étaient des animaux malades et en phase terminale. Par conséquent, les tests n’auraient pas précipité leur mort. Effectivement, ces singes étaient déjà “proches de la mort”, souligne-t-il.
Cependant, la défense d’Elon Musk est fébrile. La société Neuralink a déjà reconnu en décembre 2022 que l’implant a causé la mort de six singes, parlant “de problèmes de santé provoqués par des expériences”. Finalement, Elon Musk et Neuralink se contredisent.
En suivant le raisonnement d’Elon Musk, ces singes n’ont peut-être pas eu le temps de mourir suite à l’implantation de la puce cérébrale, mais rien ne prouve que cela n’aurait pas été le cas s’ils avaient été en meilleure santé à l’origine.
Outre les singes, 1500 animaux seraient morts à cause de Neuralink. L’enquête en cours ne devrait pas tarder à se prononcer concernant la maltraitance animale, ou pas. Cela dit, ce n’est pas l’unique problème de Neuralink. Effectivement, plusieurs enquêtes pointent du doigt de nombreux risques liés à la puce cérébrale de Neuralink. Pourtant, Elon Musk a bien reçu le feu vert de la FDA, après un bras de fer qui a duré plusieurs mois.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.