S’il est connu pour ses frasques sur les réseaux sociaux, notamment Twitter, Elon Musk sait aussi être sérieux, surtout quand il s’agit de business. Derrière l’homme d’affaires excentrique se cache en effet un visage que l’on oublie souvent, celui d’un entrepreneur talentueux qui a réussi dans des domaines aussi divers que le New Space et les voitures électriques, pour ne citer que ses deux entreprises les plus connues.
Alors quand le gouvernement brésilien annonce avoir trouvé un accord avec l’homme d’affaires pour connecter la forêt amazonienne à internet, tout le monde s’étonne, sans vraiment l’être. En effet, la forêt amazonienne est l’une des zones les plus isolées de la planète, et elle est à ce titre, l’une des candidates idéales pour Elon Musk pour faire la démonstration de sa technologie Starlink.
Starlink : l’internet des zones coupées du monde
Déjà rendu indispensable en Ukraine de par le climat très particulier de la région depuis le espace février et le début de l’invasion militaire russe, le réseau de satellites Starlink, qui prévoit de connecter le monde entier à internet pourrait donc trouver en la forêt Amazonie la preuve par l’exemple de son bon fonctionnement.
Si nous n’avons pas encore tous les détails pour savoir comment Elon Musk et sa société SpaceX comptent connecter le poumon de la planète avec le reste du monde, le gouvernement de Jair Bolsonaro a profité de la visite de l’entrepreneur dans le pays pour en faire l’annonce.
Un projet pour relier l’Amazonie au reste du monde
Selon Bolsonaro lui-même ainsi que son ministre des communications Fabio Faria, une partie de la constellation qui sera prochainement mise en orbite servira tout particulièrement à l’Amazonie. Ces satellites devraient notamment permettre de connecter des écoles rurales à internet.
Selon les chiffres d’Elon Musk, ce sont plus de 19 000 écoles, parsemées au cœur de la forêt qui seront ainsi connectées avec le reste du monde, quasiment du jour au lendemain. Selon les premières informations rendues publiques par la société Anatel, l’agence de télécommunications en charge de ce projet, ce sont près de 4000 satellites qui devraient à terme couvrir la zone.
Bolsonaro en mode « reconquête »
Si le président brésilien Jair Bolsonaro n’est pas le plus grand défenseur de l’Amazonie, lui qui a fait augmenter la déforestation de 62 % entre début 2021 et cette année, essaye tant bien que mal de se racheter auprès des populations locales, très attachées à leur forêt.
En plus d’avoir un impact immense sur le climat à l’échelle mondiale, la forêt amazonienne est un refuge pour de nombreuses populations, autochtones ou non, qui voient d’un très mauvais œil l’action de Blosonaro. Le politicien espère donc qu’en leur offrant une connexion internet des plus rapides qu’il soit, il pourra marquer quelques points à moins de six mois des élections présidentielles dans le pays (2 octobre 2022).
Musk doit convaincre et choisit le symbole
De son côté Elon Musk, après avoir joué la cadre du sauveur américain des temps modernes en amenant internet dans des terres dévastées par les Russes (là encore tout un symbole), l’entrepreneur se tourne vers le Brésil et la forêt amazonienne, sous les yeux du monde.
Critiqué pour son empreinte écologique, le projet Starlink est pharaonique et le choix des premiers clients n’est pas un simple calcul de rentabilité, mais également d’image. Il faut pour Musk réussir à connecter des zones coupées du monde, et faire tomber les doutes qui persistent quant à cette technologie.
Selon Energy Effeciengy, chaque vol de Falcon 9, qui envoie des essaims de satellites Starlink dans l’espace par dizaines, a un impact environnemental similaire à cinq vols long-courriers en avion. Pour rappel, pour mener à bien le développement de Starlink, Elon Musk espère faire décoller une fusée toutes les semaines.
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