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Des employées de Google évoquent des représailles après avoir dénoncé le harcèlement sexuel

Deux employés de Google ont expliqué que certains de leurs projets avaient été rayées de la liste par l’entreprise après que celles-ci se soient opposées publiquement au harcèlement sexuel.

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Google
© Unsplash / Arthur Osipyan

Voilà plusieurs mois que des employés de Google se mobilisent afin de dénoncer le harcèlement sexuel qui règne au sein de l’entreprise. Néanmoins, il semblerait que la première manifestation ait eu des conséquences néfastes pour certaines de ses organisatrices, dont au moins deux salariées de la firme américaine, Meredith Whittaker et Claire Stapleton.

Google a couvert au moins deux cas de harcèlement sexuel

Il y a six mois, Google annonçait avec satisfaction qu’il avait licencié près de 50 personnes liées à des cas de harcèlement sexuel en deux ans. Cependant, une enquête du New York Times révélait du même coup que l’entreprise avait également couvert deux cas, concernant le fondateur d’Android et le vice-président principal de la recherche. Le premier, Andy Rubin, aurait reçu 90 millions de dollars lorsque celui-ci a quitté discrètement l’entreprise, alors qu’il aurait imposé une relation sexuelle non consentie à une autre employée avec qui il entretenait alors une liaison.

En conséquence, plusieurs employés se sont élevés afin que Google prenne de réelles mesures pour lutter contre le harcèlement sexuel dans la société. Une marche de manifestation a donc eu lieu en novembre 2018, peu après les révélations. Néanmoins, deux des femmes qui ont organisé celle-ci rapportent avoir été victimes de représailles de la part de Google, qui aurait laissé faire la manifestation tout en prenant des sanctions.

Dans un courrier, les deux employées de Google, Meredith Whittaker et Claire Stapleton, expliquent comment la firme a fait pression sur elles après qu’elles aient lancé la manifestation aux côtés de cinq autres collègues.

Meredith Whittaker a déclaré que Google lui avait annoncé que son rôle au sein de la société serait « modifié de façon drastique » et qu’elle ne pourrait plus faire de recherches sur l’intelligence artificielle à l’AI Now Institute. Il faut savoir que l’employée de la firme est la cofondatrice du laboratoire de recherche en question.

Pour sa part, la directrice du marketing chez YouTube, Claire Stapleton a expliqué qu’elle avait été rétrogradée et mise au placard. Son travail a peu à peu été donné à d’autres personnes et elle a commencé à perdre des responsabilités, sans aucune raison apparente.

Si seules les deux employées de Google ont pris la parole en leur nom dans ce courrier, elles ont indiqué que d’autres personnes étaient victimes de la même mise au placard suite à cette manifestation.

Google assure qu’il n’y a pas eu de représailles

Pour sa part, Google assure à Business Insider : « Nous interdisons les représailles sur le lieu de travail et enquêtons sur toutes les allégations. Les employés et les équipes se voient régulièrement confier de nouvelles affectations ou sont réorganisés pour coller à l’évolution des besoins du marché. Il n’y a pas eu de représailles ici ». Une réunion entre les employés de la firme devrait avoir lieu ce vendredi 26 avril afin que ces problèmes puissent être discutés et évoqués de nouveau par Meredith Whittaker et Claire Stapleton.

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1 commentaire

1 Commentaire

  1. Jimmy Cram

    23 avril 2019 at 20 h 36 min

    Bizarre mais je ne crois absolument pas le réponse de Google, wait and see…

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