En mai dernier, le gouvernement français a présenté un plan consacré à la technologie cloud. Il s’agit d’un acte de souveraineté assez fort portant sur ce secteur. On sait en effet que les 7500 datas center répartis sur l’ensemble de la planète revêtent un enjeu très important pour les États, les entreprises et les particuliers, en permettant à ces acteurs de conserver leurs données hors de leurs ordinateurs.
Concrètement, ce projet se décline sous la forme d’un label « cloud de confiance ». Il est censé garantir une « indépendance totale par rapport aux lois extra-territoriales américaines », selon le ministre de l’Économie Bruno Le Maire. En clair, cette appellation ne sera accordée qu’aux entreprises « européennes possédées par des Européens » et qui disposent de « serveurs opérés en France ».
Les ministères sont priés d’utiliser des solutions cloud sécurisés
D’après l’Usine Digitale, les États-Unis sont en premier lieu visés par cette initiative. La confiance semble en effet rompue depuis que l’Oncle Sam, en vertu du CLOUD Act, peut ordonner la divulgation des données stockées en Europe par des entreprises américaines.
Quelques mois plus tard, ce plan commence à prendre de la substance. Selon Acteurs publics, le directeur interministériel du numérique (Dnium), Nadi Bou Hanna, vient de publier une circulaire qui stipule que l’offre Microsoft 365, n’est pas compatible avec la nouvelle doctrine française. Concrètement, l’administration pourra continuer d’utiliser la très populaire suite Office, mais sans utiliser la version cloud.
La Dnium souhaite en effet sécuriser « les données personnelles des citoyens français, les données économiques relatives aux entreprises françaises, ou d’applications métiers relatives aux agents publics de l’État ».
Et comme se passer de tels services n’a rien d’évident, cette mesure est assortie d’un certain nombre de dérogations. On note justement que les projets de migration très avancés au 5 juillet 2021, disposent d’un délai de 12 mois « pour les seuls services de messagerie et de drive personnel ».
Pour remplacer Microsoft 365, les ministères sont priés d’utiliser un dispositif cloud interne qui a reçu le label « SecNumCloud » délivré par l’Anssi. D’après nos confrères, seules trois entreprises proposent une telle offre : Oodrive, 3DS Outscale, OVHcloud.
On peut enfin noter que les agents publics pourront toujours accéder aux solutions de Microsoft 365 et à la plateforme cloud Microsoft Azure via les offres de Bleu, une nouvelle société lancée par Orange et Capgemini. Les données seront hébergées en France dans des data centers séparés de ceux de la firme de Redmond, selon l’Usine Digitale.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
Chouette, nos contraventions et impôts vos arriver avec six mois de retard 😁
c’est un premier pas, mais on utilise toujours les systèmes d’exploitation de microsoft ! Et de nombreuses personnes ont un iphone….
Vu les applications utilisées pour les gérer, pas de risque qu’elles soient dans le cloud (je bosse avec celle des PV :o) )
Désolé de casser enthousiasme…
Ou brûler avec les serveurs d’OVH !!!