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Fintech

En pleine crise, le PDG de la néobanque Monzo quitte son poste

Le co-fondateur et PDG Tom Blomfield prend du recul et devient président de Monzo.

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PDG Monzo Tom Blomfield
Tom Blomfield © Monzo

Avec plus de 4 millions de client à son actif, Monzo domine le marché britannique. Cela n’empêche pas la néo-banque d’être frappée de plein fouet par la crise. En quelques mois, elle a du prendre des mesures drastiques : licenciement de son support client aux États-Unis, chômage partiel et départ multiples de cadres dirigeants. Pire, elle serait en train de négocier un tour de table avec une valorisation en baisse de 40%.

Remaniement au sommet

Il y a quelques jours, c’était Tim Trailor, reponsable du crédit chez Monzo qui jetait l’éponge pour aller chez Capital on Tap. Aujourd’hui, c’est au tour de l’emblématique PDG et co-fondateur, Tom Blomfield de prendre du recul. S’il ne quitte pas la société, il ne sera plus le PDG. Un poste de président a été spécialement créé pour lui afin qu’il puisse se concentrer sur la vision à long terme de la néo-banque.

Nos confrères de TechCrunch expliquent que c’est le PDG de la branche américaine, TS Anil, qui prendra les rennes de l’ensemble. Tom Blomfield pourra ainsi se retirer de l’activité quotidienne pour repenser le modèle de la fintech afin de « mieux servir les clients ».

Après avoir co-fondé le spécialiste du paiement GoCardless puis fait un tour rapide chez Starling Bank, Tom Blomfield a créé Monzo en 2015. L’entrepreneur a pris la décision de changer de poste après avoir passé deux années compliquées à la tête de la néo-banque. Il a confié à nos confrères avoir songé à quitter ce poste depuis 18 mois déjà, mais l’opportunité ne s’était pas présentée.

Une crise difficile à encaisser

En quelques semaines, la crise sanitaire a fait vaciller le modèle des néo-banques. Ces dernières se rémunèrent sur le volume de transactions réalisées par les cartes bancaires de leurs clients. Alors que la consommation est en chute depuis mi-mars, leur principale source de revenus s’est tarie.

Aucun acteur n’a été épargné : N26 a été dans l’obligation de recourir au chômage partiel (voire à quelques licenciements aux États-Unis), Revolut a offert à ses salariés la possibilité d’être payés en action, et la néo-banque britannique Bo a fermé ses portes.

Pour réduire leur dépendance aux volumes de transactions, plusieurs d’entre elles réfléchissent à de nouveaux produits. C’est le cas par exemple de Revolut, qui par l’intermédiaire de son PDG, a annoncé qu’elle pourrait se diversifier dans le voyage avec des comparateurs de billets. De son côté, Monzo s’est diversifié avec un compte (payant) pour les professionnels. Cela dit, la néo-banque aux célèbres cartes bancaires fluo n’a toujours pas réintroduit de formule payante pour les particuliers. Elle avait essuyé un premier échec en 2019, au moment du lancement de son offre Monzo Plus.

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