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N26, Revolut, Monzo : comment s’organisent les néo-banques face à la pandémie ?

Entre la réduction des effectifs et les baisses de salaire, les néo-banques montrent que leur modèle 100 % numérique ne les immunise pas des conséquences du COVID-19.

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Revolut
© Presse-citron.net

Nous l’avons vu : la crise sanitaire liée à l’épidémie de coronavirus risque d’être un levier exceptionnel pour certains acteurs de la fintech. Selon une étude publiée par la société suisse deVere Group, l’utilisation des applications fintech a augmenté de 72 % en Europe, depuis l’arrivée de l’épidémie. La situation est propice aux services numériques, et les néo-banques devraient avoir de quoi conquérir de nouveaux clients.

Sauf que dans le contexte de cette crise sanitaire, il y a une crise économique. Depuis le nouveau « lundi noir », le 9 mars dernier sur les principales places boursières, la plupart des banques ont payé le prix fort. Chez les néo-banques N26, Revolut et Monzo, les difficultés sont bien là. À l’ombre de leurs capitalisations exceptionnelles, ces établissements restent vulnérables : pour pouvoir être dans le vert, il faudra encore des dizaines de millions de clients, et le chemin est encore un peu long.

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Coupure de salaire et réduction des effectifs

Il a fallu attendre le mois d’avril pour entendre les premiers retours des néo-banques. Face à la crise économique et la crise sanitaire, les clients des néo-banques ont totalement revu leur façon de consommer, et les dépenses sont forcément moindres. C’est ainsi que Revolut a suivi le pas de Monzo, et leurs fondateurs et PDG ont décidé de couper leurs salaires respectifs pendant une durée de 12 mois.

Bien que cela ne soit pas officiel, il se pourrait que la direction de Revolut ait également proposé à ses salariés de remplacer une partie de leur salaire par des actions, avec la possibilité d’échanger 1 £ de salaire pour 2 £ d’actions dans l’entreprise, rapporte AltFi. Pour Monzo, la charge doit être prise par la direction. La néo-banque britannique a abaissé le salaire de tous ses membres de l’exécutif de 25 %.

Quatre jours après ses homologues, la banque berlinoise N26 (lire notre avis N26) a elle aussi fait part de son plan. Selon la direction, il y aura une réduction des dépenses, ainsi qu’une réduction des effectifs avec 150 employés (10 % du nombre total) qui seront mis sous un régime baptisé « Kurzarbeit » en allemand, et correspondant à un régime de congé où les salariés réduiront leur temps de travail et percevront 60 % de son revenu net classique.

Cette décision de N26 entraînera les 10 % de salariés concernés dans cette situation pendant 12 mois, et le reste des effectifs auront une baisse de 25 % de leur fiche de paie. Des mesures qui montrent que les néo-banques restent avant tout des banques, et que leur modèle numérique ne change rien au fait que les clients doivent faire des achats si ces établissements veulent continuer à se développer. Si vous voulez savoir comment les banques en ligne gèrent la crise de leur côté, nous vous invitons à lire notre entrevue avec Benoit Grisoni, directeur général de Boursorama.

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