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Fintech

Néo-banque : une valorisation en baisse de 40% pour Monzo ?

Monzo chercherait à bouler un nouveau tour de table avec une valorisation revue à la baisse.

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Monzo
© Monzo

La crise du Covid-19 n’a pas épargné les néo-banques. Entre N26 qui s’est séparé d’une partie de ses effectifs, Revolut qui offre à ses salariés la possibilité d’être payés en actions ou encore Monzo qui est prêt à renégocier sa valorisation (fortement) à la baisse, les temps sont compliqués pour la fintech.

Un plan de sauvetage ?

Toutes les néo-banques n’ont pas eu l’opportunité de Revolut, qui a bouclé son tour de table (500m$) en février dernier à quelques semaines du début de la crise.

Monzo, son rival britannique qui était encore valorisé 2 milliards de Livres sterling (2,2 milliards d’euros) en été dernier, lutte désormais pour obtenir un nouveau financement. Selon nos confrères du Financial Times, la néo-banque anglaise serait en passe de revoir sa valorisation à la baisse de 40% (à 1,2 milliard de £), tout comme le montant qu’elle souhaiterait lever (70 à 80 millions £).

Alors qu’elle était en pourparler avec le géant SoftBank en janvier dernier, Monzo devrait finalement se contenter d’argent frais de ses investisseurs historiques Accel, Y Combinator Continuity ou encore Goodwater Capital et Passion Capital pour sécuriser ce nouveau tour de table. Il s’agirait-là d’un énième signe que les VC se détournent des néo-banques et privilégient des modèles économiques viables à plus court terme.

Selon le FT, ce tour de table lui permettrait de « tenir jusqu’au deuxième semestre 2021 où il sera proche d’atteindre la rentabilité ». Il y a quelques mois, la néo-banque a fait un nouveau pas vers la monétisation de son audience en annonçant le retour de sa formule payante. Elle souhaite également capitaliser sur les prêts aux entreprises pour tirer des revenus, bien qu’il s’agisse d’une activité particulièrement risquée en ces temps-ci.

Réduction des coûts chez Monzo

En quelques mois, le modèle économique des néo-banques a été lourdement chahuté. Alors que ces dernières tirent leurs revenus principalement des commissions générées par les cartes bancaires de leurs utilisateurs, elle ont du faire face au changement de comportement de ces derniers lors du confinement. Sa rivale allemande N26 a fait état d’une baisse de l’ordre de 30% du volume d’opérations réalisées par ses 5 millions d’utilisateurs au cours des dernières semaines.

Comme ses homologues, Monzo n’a pas attendu cette levée de fonds pour prendre des mesures afin d’endiguer la crise. Elle aurait notamment baissé les salaires de ses cadres et elle aurait fait appel au chômage partiel pour réduire ses coûts. Aux États-Unis, la néo-banque a également réduit sa masse salariale en fermant son support client basé à Las Vegas.

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