« L’invasion russe de l’Ukraine a mis fin à la mondialisation que nous avons connue au cours des trois dernières décennies ». Dans une lettre adressée aux actionnaires de BlackRock, Larry Fink, le PDG de cette société multinationales de gestion d’actifs, n’y va pas par quatre chemins. Selon lui, la guerre en Ukraine vient profondément bousculer les équilibres économiques et sociaux de la planète.
Dans ce document, il revient notamment sur plusieurs points qui nous intéressent particulièrement sur Presse-citron. Larry Fink juge ainsi que cet affrontement militaire en Europe de l’est vient encore augmenter les problèmes sur la chaîne d’approvisionnement. Cela datait de la pandémie et l’on connaît déjà l’effet de la pénurie des puces électroniques dans les secteurs de la high-tech mais aussi de l’industrie automobile. Ces soucis ont conduit de très nombreux pays à repenser leur modèle et à tenter de relocaliser la fabrication des produits considérés comme essentiels.
Les énergies renouvelables vont devenir plus compétitives
Si le conflit perdure, les choses ne devraient pas aller en s’arrangeant et les sanctions touchant la Russie pourraient encore faire grimper les prix des matières premières et venir perturber la reprise économique amorcée.
Cet impact à court terme pourrait toutefois accélérer la transition vers les énergies renouvelable, comme l’éolien et le solaire, devenues plus compétitives. Le patron de BlackRock précise ainsi : « À plus long terme, je crois que les événements récents accéléreront la transition vers des sources d’énergie plus vertes dans de nombreuses régions du monde ».
Enfin, et c’est un autre aspect très intéressant de son analyse, Larry Fink, anticipe le fait que les gouvernements pourraient encore accélérer sur leurs projets de monnaie numérique afin de diminuer leur dépendance envers les différentes devises et gagner en efficacité dans leurs opérations internationales. On sait en effet que les États-Unis et l’Union européenne travaillent sur de tels projets qui viendraient concurrencer les cryptomonnaies mais dans une logique bien différente, puisque centralisée.
Bien sûr, il ne s’agit que de son avis, et personne ne peut prédire l’avenir. On sait toutefois que le marché engendre parfois des prophéties autoréalisatrices. Dès lors, le point de vue du dirigeant d’un très important gestionnaire d’actifs est toujours intéressant à connaître.
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Mouais, même les hedgefunds ont aucune idée de l’avenir quoi… le renouvelable coûte trop cher pour peu d’énergie et faire un stable coin centralisé, je vois pas l’intérêt. Le principe des cryptos, c’est justement d’être indépendant…