Le stockage d’énergie intelligent est l’autre grand marché sur lequel Tesla souhaite capitaliser. Mais plutôt que de simplement offrir des batteries physiques, le constructeur développe des suites de logiciel pour mieux gérer les ressources, gagner en efficacité et en économie. Neoen, l’entreprise française avec qui Tesla travaille, se consacre à gérer les parcs, et notamment “Tesla Big Battery”, une zone d’Australie méridionale qui est devenue en 2020 la plus grosse batterie au monde.
Cette semaine, comme le mentionne Electrek, les deux sociétés ont présenté un nouveau logiciel appelé “Tesla Virtual Machine Mode”. Il s’attaque pour sa part à l’un des derniers chantiers du stockage énergétique renouvelable : le problème d’absence d’inertie mécanique des infrastructures telles que les éoliennes et les panneaux solaires. Virtual Machine Mode est arrivé à reproduire virtuellement cette inertie, que les centrales nucléaires, fossiles et hydroélectriques utilisent en cas de problème technique, pour continuer à fournir de l’énergie et stabiliser le réseau.
L’émulateur de Tesla sera bientôt disponible dans l’offre de solution de stockage de Neoen, de quoi faire du bien à la réputation de l’entreprise cotée en Bourse (Euronext Paris) et valorisée 4 milliards d’euros. En cinq jours, son titre a déjà gagné 8,3 %. En tout, Neoen gère 5,4 GW de capacité et l’objectif sera de doubler la mise d’ici trois ans. Le chiffre d’affaires de l’entreprise a atteint 336 millions d’euros en 2021, en hausse de 12% sur un an.
“Cette réalisation historique est le résultat de deux années d’essais approfondis et d’une collaboration intensive entre Neoen et le fournisseur de technologie de batterie Tesla, en étroite collaboration avec AEMO et ElectraNet, l’opérateur de réseau d’Australie du Sud. Ensemble, ils ont réalisé les études, les tests et les analyses nécessaires pour déployer cette technologie pionnière à grande échelle pour la première fois”, a dit l’entreprise française Neonen.
“Comme de plus en plus d’énergie éolienne et solaire remplace la production fossile, de moins en moins d’inertie mécanique est disponible sur le réseau, supprimant un tampon de stabilité naturelle en cas de perturbation du réseau”, explique Tesla.
La demande est en retard
Comme le soulignait PV-Magazine, il ne manquera plus qu’à trouver de nouveaux clients pour Neoen. Une mission encore difficile alors que les avancées technologiques qui ont grandement amélioré les solutions de fourniture d’électricité renouvelable ne trouvent pas l’enthousiasme espéré chez les clients.
“Le problème est qu’il n’y a pas encore de marchés pour récompenser cette solution très complète”, commentait la journaliste Bella Peacock de PV-Magazine. Ces services seraient ralentis par leur valeur qui “ne se reflète pas dans des flux de revenus solides qui stimuleraient les investissements”, ajoutait-elle, bien que l’investissement public commence à se montrer moins fermé sur la question.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
c’est compliqué d’écrire Neoen plusieurs fois dans le même article ?
Le dernier paragraphe est parfaitement incompréhensible.
De toute façon cette formidable technologie ne résoud en rien le problème de l’intermittence des enr.
Inertie mécanique?
Les rotors des centrales font 50 tours par seconde et produisent donc une onde électrique à la fréquence de 50hz. Leur masse (et donc leur inertie) permet de stabiliser cette fréquence.