Marc Guyot est à la base un ingénieur chez Renault. Mais au cours des dernières années, il s’est beaucoup intéressé aux éoliennes et en particulier aux stations offshores. Ces éoliennes flottantes, placées au large des côtes, doivent pouvoir fournir des quantités d’énergie phénoménale.
Il s’intéresse tellement au sujet qu’il finit par monter sa propre entreprise, Eolink. Son idée est de proposer une éolienne de petite taille, capable de produire de l’électricité avec un rendement inédit. Il souhaite également se différencier dans la manière dont les éoliennes arrivent en mer.
Voici l’éolienne la plus puissante de la planète
En effet, dans le domaine de l’éolien offshore, il existe aujourd’hui deux écoles. La première, plus répandue, consiste, comme sur Terre, à poser les éoliennes en les arrimant au sol. Leur mât, de 20 à 30 mètres de haut, est surmonté d’une turbine et de trois pales.
Des éoliennes flottantes, un vrai plus ?
Ce système, utilisé sur Terre à l’origine, a été exploité en mer pendant des années. Mais afin de réduire les coûts d’installation, mais aussi de profiter des changements de la météo (le vent ne passe pas toujours exactement au même endroit), l’entreprise Eolink veut concevoir des éoliennes flottantes.
Pour Marc Guyot, l’utilisation d’éolienne flottante est une évidence. Cette technologie permet notamment de faciliter la pose des éoliennes, mais aussi de pouvoir les implanter bien plus loin des côtes. À cette distance de la terre ferme, les vents sont beaucoup plus forts et réguliers. L’éolienne peut alors produire de l’électricité en quantité, devenant un atout majeur de la transition énergétique.
Bien que la marque soit assez jeune, elle qui a été fondée en 2016, elle arrive à se faire une place dans le domaine de l’éolien. En octobre dernier, l’entreprise a remporté un l’AMI CORIMER 2022, un appel à projets de 6 millions d’euros.
L’éolien : une vraie solution pour la planète ?
Les éoliennes sont souvent représentées dans l’imaginaire collectif comme inutiles, coûteuses et avec un rendement assez faible. En plus de faire du bruit et de gâcher le paysage, les éoliennes ne seraient pas de si bonnes productrices d’énergie. Pourtant elles connaissent un vrai essor ces dernières années.
Aujourd’hui en France, 34 TWh d’électricité viennent de l’éolien. Cela représente 6,3 % du parc électrique français. C’est mieux que l’énergie solaire (2,2 %) ou les bioénergies (1,5 %), mais toujours moins bien que l’hydraulique (10 %).
La construction d’éoliennes offshore pourrait augmenter considérablement la production énergétique de l’éolien. Ces installations pourraient permettre au vent de devenir notre deuxième source d’énergie derrière le nucléaire et devant l’hydraulique.
Éoliennes off-shore : tout le monde n’en veut pas
Mais la mise en place d’éoliennes off-shore est un projet complexe. Les défenseurs de l’environnement refusent de voir des éoliennes « posées » dans nos eaux. Les installations, notamment le socle en béton armé de l’éolien, peuvent perturber pendant des années l’écosystème marin déjà présent.
D’un autre côté les pécheurs refusent d’entendre parler d’éoliennes offshore. Ces installations pourraient considérablement augmenter les risques d’accident en mer. Difficiles à repérer la nuit malgré leur éclairage, les éoliennes pourraient devenir des vrais dangers pour ces hommes de la mer.
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