Top 5 des projets innovants détectés à Epitech Experience

Ils étaient 102, on en a retenu 5. Focus sur des projets prometteurs dans les medTech, la smart city, la musique et l’industrie 4.0.

Plus d’un millier de visiteurs sont venus découvrir les projets de fin d’études des 700 étudiants d’Epitech, l’école d’informatique à la pédagogie innovante, implantée dans 12 villes en France. Parmi eux, des entreprises, présentes pour rencontrer les futurs diplômés, des investisseurs, et…des blogueurs ! En effet, on y a passé la journée du vendredi 25 novembre. Voici d’ailleurs la courte vidéo que nous en avons ramené : elle vous présente l’événement mais aussi 2 étudiants, Romain et Rémi, les fondateurs d’une solution qui va vous simplifier l’usage des transports en commun, projet qui a reçu le premier prix du concours Epitech Experience.

On a également dressé le palmarès des meilleurs projets innovants. Mais avant de vous le dévoiler, commençons par prendre un peu de hauteur avant de plonger dans le vif du sujet. En effet, Epitech Experience a démarré par un débat sur la digitalisation de la société avec deux guest stars.

Chacun a pu livrer son analyse de l’époque actuelle et de la transition que nous sommes en train de vivre, et c’était particulièrement intéressant. Mounir Mahjoubi est entrepreneur mais aussi président bénévole du CNNum (Conseil National du Numérique) un comité d’experts indépendants dont les avis sont écoutés par le gouvernement et les administrations publiques. Il vient notamment d’auto-saisir le CNNum sur le fichier TES.
Invité à répondre à la question « comment un pays se digitalise ? », il explique qu’un des grands enjeux est la digitalisation et la modernisation des services aux publics, en prenant soin de ne laisser personne de côté. L’humain reste indispensable pour les personnes qui ne maîtrisent pas les outils numériques ou qui n’y ont simplement pas accès pour des raisons comme le handicap.
Philippe Mihelic, a co-fondé l’agence de communication Full Six. L’année dernière, il a rejoint La Poste en tant que directeur de la création et de l’innovation du pôle digital. Ses sujets du moment : les objets connectés et la préparation du CES de Las Vegas, où La Poste a une forte présence. Une de ses particularités est de travailler avec des méthodologies innovantes inspirées des startups, comme les méthodes agiles. Lui et son équipe sont d’ailleurs installés non pas au siège, mais à SchoolLab un espace de coworking dans le Sentier à Paris qui accueille des étudiants, des startups et des grands groupes.

Après le débat vient le moment tant attendu par les étudiants : les pitchs des projets qu’ils ont eux-mêmes sélectionnés via un vote. Chacun dispose de quelques minutes pour convaincre le jury. Ils sont 4 à  monter sur le podium avec à la clé une incubation chez IONIS 361 et Creative Valley, et un coaching sur la levée de fonds par le fonds d’investissement Serena Capital.

#1 – TBC Connect simplifie l’achat et la validation des titres de transport en commun

Les bordelais reconnaîtront en « TBC » l’ancien nom du réseau de transport en commun de cette ville d’où vient l’équipe des 8 étudiants qui ont monté ce projet. Ils ont commencé à travailler il y a deux ans, y compris pendant leur période d’études à l’étranger où ils étaient dispatchés entre la Californie, la Suède et Londres.

Leur objectif est de simplifier l’achat de titres de transport : soit l’usager est déjà muni d’un e-ticket qu’il n’a plus qu’à valider sur l’application, soit il n’en a pas et il peut l’acheter en un clic. La solution vise également à mieux lutter contre la fraude. Ce dernier argument va sûrement séduire les collectivités territoriales et les sociétés de transport, qui vont adopter la solution en contrepartie d’un faible pourcentage prélevé sur le prix du ticket. Comment ça fonctionne ? « On installe des puces bluetooth dans les bornes de validation des titres de transport. Elles détectent la présence de l’usager qui reçoit une notification sur son application pour valider ou acheter son titre de transport ».

tbc-connect

La technologie bluetooth low energy est un peu plus coûteuse que la technologie NFC (le NFC est déjà présent dans quelques villes, mais il a l’inconvénient d’exclure les possesseurs d’iPhone soit environ 1 personne sur 5 en France).

Par l’entremise d’Epitech Bordeaux, ils ont rencontré le directeur technique de la société des transports de Bordeaux Métropole pour lui présenter la solution. Depuis, ils ont signé un contrat et à partir de mi-2017, ils équiperont les bus et tramways à Bordeaux, avant de partir à la conquête des autres grandes villes. Ils devront réussir le challenge technique de s’adapter au système de chacune d’entre elles. « Notre force est de tout concentrer sur notre serveur. On va chercher les informations sur les différents systèmes qui existent, et on redirige tout ça sur notre application« . Les 8 membres de l’équipe n’ont pas tous envie de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale mais les 2 membres fondateurs, Romain Combe et Rémi Hillairet ont d’ores et déjà créé leur entreprise !

2# Ecoticket : écolo et pratique, la solution pour dématérialiser les tickets de caisse

Le pitch commence avec une surprenante mise en scène à base de sacs poubelle bien remplis. Ils contiennent les tickets de caisse émis en une seule journée par un supermarché. La France compte 10 000 supermarchés. On imagine alors aisément l’ampleur du gaspillage de papier (et de l »énergie pour le fabriquer et l’imprimer), problème auquel s’attaque Ecoticket.

ecoticket

Pour dématérialiser le ticket de caisse, Ecoticket propose de passer son smartphone sur un terminal spécial ajouté aux caisses traditionnelles. On retrouve ensuite facilement son ticket sur web et mobile. La solution est moins chère que le système papier actuel et propose aux commerçants de récolter des données pour mieux cibler leurs actions marketing, en envoyant notamment des offres promotionnelles aux clients sous forme de notification. Les clients conservent leur historique d’achats et accèdent à des statistiques. D’autres projets de ce type ont déjà vu le jour. Si la team Ecoticket décide de transformer ce projet étudiant en un projet d’entreprise, il s’agira d’avoir la solution la plus performante et d’aller convaincre des grands groupes de la distribution de s’en équiper.

#3 Eyezheimer : des lunettes connectées pour aider les malades d’Alzheimer

Alzheimer est une maladie dégénérative qui touche des dizaines de millions de personnes et pour laquelle un remède n’a pas encore été trouvé. Elle détruit progressivement la mémoire et d’autres fonctions cognitives. Pour aider les malades dans leur vie quotidienne, mais aussi pour ralentir le développement des symptômes, l’équipe du projet Eyezheimer a choisi de transformer les lunettes connectées en un assistant personnel.

Cette paire de lunettes a trois fonctionnalités : grâce à la reconnaissance faciale, elle affiche le nom et les informations principales des proches du malade, un système de rappels lui notifie ses rendez-vous et un GPS le guide pour l’aider à trouver son chemin. Cette technologie a encore des progrès à faire pour être véritablement généralisable auprès de ces personnes qui, souvent âgées, ne sont pas très familières des nouvelles technologies. Néanmoins, dès que le produit sera totalement abouti et assorti d’un accompagnement bien ficelé, il pourra s’avérer indispensable à de nombreux malades.

4# Safewatch prévient les risques environnementaux dans l’industrie

Les 8 étudiants du projet Safewatch commencent leur pitch avec des images glaçantes : « Bhopal en Inde, 500 000 victimes : une fuite de pesticides sur un bidonville. Tianjin en Chine : un entrepôt de produits chimiques prend feu. Il en résulte un explosion équivalente à 22 000 tonnes de TNT. A Toulouse, sur le site d’AZF : des dizaines de morts, des centaines de blessés, des milliards d’euros de dégâts ».

Safewatch insiste sur le fait que la sécurité industrielle est un véritable enjeu de société. Ils ont construit une solution qui s’adresse aux industries qui utilisent des matières potentiellement dangereuses. Elle mêle hardware (un boitier qui analyse la qualité de l’air) et software. Tous les employés sont équipés du boîtier : cela permet d’avoir en temps réel une cartographie de la qualité de l’air sur le site mais aussi de connaître l’exposition de chaque collaborateur. Le suivi géolocalisé en temps réel permet de détecter les micro-fuites de produits chimiques. Au-delà du danger pour les hommes et l’environnement, ces micro-fuites peuvent coûter des fortunes aux industriels.

Safewatch est arrivé 3ème ex-aequo du concours, avec Eyezheimer.
Les deux projets qui suivent n’ont pas reçu de prix à Epitech Experience mais cela vaut quand même le coup de parler d’eux !

5# Music Sheet Writer et Light Them Up : deux projets où la technologie rencontre la musique

Le premier, Music Sheet Writer, va plaire aux compositeurs. Il s’agit d’une sorte de traducteur pour musiciens : vous jouez de la musique et grâce à un logiciel, la partition s’écrit automatiquement ! Il suffit de brancher l’instrument directement à un ordinateur avec un câble jack ou via un micro qui enregistre ce qui est joué. Leur prochaine étape : permettre à un groupe ou un orchestre d’enregistrer ses partitions.

Le second, LightTheMup, s’adresse à ceux qui veulent apprendre à jouer du piano. Un tapis de LED se pose sur le clavier et les lumières s’allument les unes après les autres pour indiquer sur quelle touche appuyer. Des partitions sont téléchargeables dans un store et il est possible de scanner les siennes. Ainsi, plus besoin d’apprendre le solfège ou de consacrer un gros budget aux cours particuliers pour apprendre le piano.

☆ Le Groupe IONIS fait partie de notre programme « Entreprises Premium ». Cet article a été écrit avec la participation des équipes du Groupe IONIS dans le cadre de ce partenariat. En savoir plus sur notre programme Premium.


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