Au cours des douze prochains mois, le nombre de points de vente BYD en Europe doublera. De 1000 concessions, le constructeur chinois passera à 2000, dont 200 en France. Une présence physique qui poussera la gamme assez récente, qui se peaufine, et qui accueillera en février prochain un SUV urbain capable de rivaliser avec la concurrence et faire peur aux stars locales : les Citroën ë-C3, Peugeot e-2008 et Renault R4 E-Tech. Son nom ? L’Atto 2. Un modèle déjà disponible sur le marché français depuis le début de l’année, mais uniquement en version électrique, et avec une petite batterie.
Le BYD Atto 2 intègrera deux nouvelles motorisations pour rehausser la popularité du modèle. Car il y aura tout intérêt à les préférer aux deux versions commercialisées plus tôt. La grande nouveauté sera la DM-i, la version « super hybride » de BYD, qui séduit la majorité des clients pour son prix plus accessible et son autonomie impressionnante, et une nouvelle version électrique « Comfort », avec une autonomie passant de 312 à 430 km. De quoi donner à l’Atto 2 la capacité d’atteindre le podium des ventes BYD, jusque-là représenté par le Seal U, le Seal et le Sealion 7.
En observant les journalistes présents lors des essais de la nouvelle BYD Atto 2, le verdict était évident : la plupart se sont immédiatement tournés vers la version hybride. Tous les exemplaires DM-i avaient été réservés, tandis que ceux de la version électrique restaient pratiquement intouchés. Cette préférence se retrouvera du côté des ventes. La version DM-i offrira 1 000 km, et un prix sous les 30 000 euros, contre 33 990 euros pour l’électrique à version Boost équivalente. Mais la nouvelle finition électrique « Comfort » (35 990 euros) n’est pas à sous-estimer, car contrairement à la petite batterie présente sur l’Atto 2, celle-ci offre 100 kilomètres de plus et surpasse les rivales du marché.

BYD Atto 2 « Comfort » : de 312 à 430 km d’autonomie
Au cours de l’année, BYD n’a pas fait la meilleure publicité pour son premier SUV du segment B. Son prix avoisinait les 30 000 euros, pour une autonomie de seulement 312 kilomètres, avant qu’une remise n’arrive au cours de l’été et vienne abaisser le prix de 7 000 euros. Aujourd’hui, ses clients apprendront avec amertume qu’une nouvelle version bien mieux équipée et polyvalente sortira en 2026 avec 430 km d’autonomie, un moteur plus puissant (150 kW au lieu de 130 kW), et une recharge plus que doublée (de 65 à 155 kW). Le tout pour un prix peut-être supérieur, mais avec une polyvalence indispensable pour un tel véhicule.
Les équipes de BYD ne se sont pas arrêtées là puisque le crossover urbain embarque un coffre avec une capacité améliorée de 50 litres (450 au lieu de 400 L). Même la version hybride DM-i ne fera pas mieux (425 L). Il faut croire que le changement d’une batterie de 45,1 kWh à 64,8 kWh n’a pas posé de problème d’intégration. Face au surpoids de 150 kg, annoncé par la marque, le moteur de 130 kW est donc passé à 150, pour offrir le même niveau d’accélération que sur le reste de la gamme (0 à 100 km/h en 7,9 secondes). Au ressenti, la voiture est vive, presque légère. La direction souple, pour la ville, et l’amortissement bond marché y sont pour quelque chose.

Les 1700 kilos sur la balance permettent tout de même de limiter les consommations, que l’on mesurait aux alentours de 16 kW/100 km, sur notre boucle d’essai (assez courte), mêlant zone urbaine et voie rapide. À ce niveau de consommation, ce seront donc 400 km qui seront accessibles avec une charge complète. En ville, BYD annonce un rayon d’action de 600 km, grâce à une autonomie encore plus limitée. Mais il faudra tester l’Atto 2 Comfort sur une plus longue durée pour se rendre compte de la consommation de la voiture, dont l’autonomie devrait se situer entre 350 et 400 kilomètres (la petite batterie se limitait à 250-290 km).
La recharge est un point important à aborder également, pour les économies de temps engendrées. En recharge rapide DC (courant continu) de 155 kW, il ne faudra plus que 25 minutes pour passer d’une charge de 10 à 80 %, contre 37 minutes sur les versions de la BYD Atto 2 inférieure, avec leur chargeur de 65 kW au maximum.

BYD Atto 2 : notre avis sur la version Comfort et DM-i
La gamme des SUV BYD est de plus en plus garnie en France. Avec leurs carrosseries au design loin d’être très personnalisé, difficile peut-être de les différencier aisément, sans consulter le catalogue. En sortant sur le segment B, l’Atto 2 se place en tant que modèle le plus compact. Il s’en suit l’Atto 3, qui, contrairement à ce que son nom laisse penser, ne joue pas sur le même segment et sur le même niveau de prix (segment C, avec un prix supérieur de 10 000 euros). On trouve ensuite le Seal U, le modèle le plus populaire de BYD en Europe, et enfin le Sealion 7.
L’Atto 2 a donc bel et bien une place chez BYD, mais uniquement avec ses nouvelles motorisations qui arriveront l’année prochaine. D’où notre impression d’un nouveau modèle en cours d’intégration, qui n’a pas encore révélé son potentiel à sa clientèle et qui n’a pas encore contribué à aider la marque BYD à se positionner en France. Avec la sortie de la finition « Comfort » sur l’Atto 2 électrique, BYD fera mieux que les Peugeot e-2008 et Renault R4 E-Tech, en termes de coffre, de batterie, d’autonomie, de recharge et de prix. Sur le prisme de la fiche technique, il manquait cette version à la gamme pour surpasser ses concurrents européens.
Ce qui limitera la nouvelle Atto 2 est avant tout son design, loin d’être très sexy ou très original. La voiture n’a pas d’âme, et se positionne sur un segment qui n’est pas des plus simples pour allier design, prix, et praticité. BYD a privilégié les deux derniers critères, là où Renault avec sa nouvelle R4 E-Tech a plutôt choisi de mettre l’accent sur le design, les prix, avant de penser au reste. Mais ce n’est pas tout : derrière son écran tactile de 12,8 pouces, le système d’infodivertissement de BYD est encore un peu limite, et l’écran placé derrière le volant (8,8 pouces) n’est pas des plus travaillés pour afficher des informations claires et bien hiérarchisées. Le coffre, avec son seuil très haut, n’est pas des plus pratiques non plus.

Outre les boutons plastiques qui rappellent que la voiture fait la chasse aux coûts, l’habitacle de la BYD Atto 2 est très réussi. Il y a de la place, y compris à l’arrière (même sur la place du milieu, avec un appui-tête et sans tunnel central). La garde au toit est haute, et la voiture peut être équipée d’un toit vitré. Aux places avant, la console centrale suit un agencement de berline, sans oublier les aspects pratique, avec supports astucieux pour téléphones, et un rangement placé sous ce bloc, avec de la place, un revêtement antidérapant, et deux prises USB-C. Le tout, à l’abri des regards extérieurs et en complément de la boîte à gant et d’un rangement sous le repose-coude.
Les prix de la BYD Atto 2 : quelle version choisir ?
En version électrique, la nouvelle finition Comfort, dédiée de la grosse batterie, sera disponible à 35 990 euros en France pour des livraisons à partir de février 2026. Un prix supérieur aux versions Active et Boost, mais pas bien plus : les versions coûtent respectivement 31 990 et 33 990 euros et toutes possèdent une pompe à chaleur de série, un écran de 12,8 pouces avec CarPlay et Android Auto, le système de conduite semi-autonome de niveau 2 dont le régulateur adaptatif, ainsi qu’une caméra 360 degrés. La nouvelle version Comfort ajoute des vitres arrière surteintées, des ports USB plus rapides, ainsi qu’une suspension arrière Multi-link plutôt qu’une barre de torsion.
Évidemment, la version Comfort de la BYD Atto 2 sera surtout choisie pour les éléments que l’on citait plus haut, concernant l’autonomie, la puissance de recharge et l’espace dans le coffre.
En parallèle, la nouvelle version hybride DM-i se déploiera sur deux niveaux de prix : Active et Boost (pas de haut de gamme Comfort) à des prix contenus sous les 30 000 euros : à 26 990 euros pour l’entrée de gamme Active et 29 990 euros pour la finition Boost. La motorisation hybride installée sous le capot sera la même que celle des Seal U DM-i et Seal 6 DM-i, avec un moteur essence Xiaoyun 1.5 spécialement développé pour ce moteur hybride, avec un rendement thermique élevé, et l’association de deux moteurs électriques. Le tout pour une consommation mixte pondérée de 1,8 litre aux 100 km selon BYD, une autonomie en tout électrique jusqu’à 90 km (en finition Boost), et une autonomie cumulée de 1000 km.
Il faudra tout de même choisir la version DM-i Boost pour profiter d’une batterie de 18 kWh de capacité, alors que l’entrée de gamme active se limite à 7,8 kWh, ce qui veut dire que la version Boost en DM-i et Comfort en électrique ne sont plus très éloignées l’une de l’autre. Toujours sur la gamme DM-i de la BYD Atto 2, la puissance du moteur Boost sera aussi plus élevée, à 212 ch contre 166 ch sur DM-i Active. Les deux versions profiteront d’une garantie constructeur de 6 ans, et 8 ans pour le groupe motopropulseur et la batterie.

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BYD Atto 2
26 990 €On aime
- Agencement dans l'habitacle
- Rangements (coffre et habitacle)
- Bond en avant en autonomie et recharge
- Prix compétitifs face à la concurrence
- Version DM-i hybride attirante
On aime moins
- Design sans personnalité
- Combiné d'instrumentation numérique et écran central limités
- Seuil de coffre un peu haut
- Direction légère sur autoroute et amortissement bon marché









