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Et si au lieu d’acheter des actions vous investissiez dans un sportif ?

Cette nouvelle forme d’investissement est en train de se développer aux Etats-Unis.

  • Une nouvelle tendance émerge aux États-Unis : investir dans les revenus futurs d’un sportif en achetant des actions sur des plateformes en ligne
  • Cette pratique, qui permet de financer des jeunes talents en manque de moyens, est désormais accessible au grand public et non plus réservée à une élite fortunée
  • Mais elle soulève aussi des questions…

Imaginez que vous puissiez acheter une part du futur salaire d’un champion en devenir. C’est ce que vous offrent des start-ups américaines qui ont lancé des plateformes en ligne permettant d’investir dans les revenus futurs d’un sportif. Une nouvelle tendance qui séduit les fans de sport américains, et pourrait également séduire d’autres investisseurs dans le monde.

Le principe est simple : vous choisissez un sportif parmi ceux qui sont présentés sur le site, vous achetez une ou plusieurs actions à un prix fixé par la start-up, et vous touchez une part des revenus que le sportif générera au cours de sa carrière. Vous pouvez aussi revendre vos actions sur le site, selon l’offre et la demande.

Finlete et d’autres startup pourraient bien révolutionner la finance autour du sport

L’avantage pour le sportif, c’est qu’il reçoit un financement qui lui permet de se consacrer à son entraînement, à son équipement, à ses déplacements, sans avoir à se soucier de ses dépenses. L’avantage pour l’investisseur, c’est qu’il peut espérer un retour sur investissement important si le sportif perce au plus haut niveau.

C’est le cas par exemple de Fernando Tatis Jr, un joueur de baseball dominicain qui a signé en 2021 un contrat de 340 millions de dollars avec les San Diego Padres. Il devra en reverser près de 30 à Big League Advantage (BLA), une société qui a financé ses débuts professionnels à 18 ans. BLA a ainsi multiplié sa mise par au moins dix.

Ce qui est nouveau, c’est que cette forme d’investissement est ouverte au grand public et non plus l’apanage d’une poignée d’individus fortunés. Une évolution rendue possible par une nouvelle loi et un règlement effectif depuis 2016 aux États-Unis.

“Nous avons créé Finlete parce que nous voulions supprimer cette barrière entre les athlètes et leurs fans”, explique Rob Connolly, directeur général de cette start-up californienne, cité par La Voix du Nord.

Pour l’instant, cette industrie naissante est surtout liée au baseball, dont le système de ligues mineures affiliées fait figure de gisement, avec plusieurs milliers de candidats à la ligue reine MLB. Mais elle s’étend aussi à d’autres sports, comme le tennis, le golf, ou même le football.

Cette pratique n’est pas sans rappeler celle des fonds d’investissement qui ont racheté les droits économiques de centaines de joueurs de football au début des années 2000, avant que la Fédération internationale (Fifa) ne l’interdise en 2015.

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