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Et si le concurrent des banques n’était pas celui auquel on pensait ?

Les intermédiaires prennent une place de taille entre les banques et les clients. Le Crédit Agricole vient de racheter Linxo Group, un potentiel concurrent.

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Banque numerique
© Unsplash / Jonas Leupe

Non, les banques en ligne et les néo-banques ne sont pas les seuls acteurs à révolutionner la banque. Avec l’essor de la fintech, de nouveaux intermédiaires fleurissent entre les banques et leurs clients. Ces startups proposent généralement des technologies de solution de paiement, mais aussi des nouvelles plateformes gérant l’information bancaire et l’agrégation des comptes des clients.

Cette semaine, le Crédit Agricole a choisi de faire l’acquisition de Linxo Group, une startup dans laquelle la banque verte est investisseur de première heure. Elle possède désormais 85 % de participation dans une société qui lui permettra à la fois de générer de nouvelles sources de revenus, mais aussi de contrôler un acteur qui aurait pu – à terme – marginaliser le modèle même de la nouvelle banque numérisée.

Linxo Group, un intermédiaire en pleine croissance

La banque numérique a trouvé son véritable concurrent, et ce n’est peut-être pas celui que l’on pensait être. En parallèle aux rachats des néo-banques par les établissements bancaires traditionnelles, les banques doivent aujourd’hui faire face à de nouveaux intermédiaires entre elles et leurs clients, possédant des perspectives de croissance drastiques.

C’est le cas de Linxo Group. La startup née en 2010 détient plusieurs technologies qu’elle propose directement aux clients, mais également en marque blanche pour les banques et les startups. Ces produits sont des agrégateurs bancaires (sur le même principe que Bankin’ ou Budget Insight, qui équipe Hello bank! avec un agrégateur), des plateformes traitant l’information bancaire, mais également des solutions de paiement.

Son positionnement à le vent en poupe. En plus de posséder des technologies que les banques traditionnelles n’ont pas encore investis, Linxo Group évolue dans un contexte législatif qui lui est grandement favorable. La nouvelle directive européenne sur les paiements appelée « DSP2 » permet à ces intermédiaires de pouvoir réaliser des paiements pour le compte d’un particulier. La valeur ajoutée créé par l’essor des nouvelles technologies numériques est ainsi transvasée des néo-banques vers ces acteurs tiers.

Une participation stratégique

Le Crédit Agricole avait donc tout à gagner de prendre une participation plus importante dans Linxo Group. La stratégie s’assimile à prendre un veau par les cornes, avant même qu’il devienne un taureau. Car demain, le poids de ce genre de startups pourrait bien devenir plus influent que celui des banques en ligne, qui devront à la fois gérer leur activité d’établissement bancaire, et se voir dépendant des technologies détenues par ces licornes.

Cette semaine à Paris, se tenait le Paris Fintech Forum, dans lequel Presse-citron a pu s’entretenir avec Frédéric Oudéa, le PDG de la Société Générale. « Nous sommes dans un mode très ouvert vers l’extérieur. Nous ne prétendons pas avoir tous les savoir-faire et nous avons envie de gagner du temps, d’être le plus efficace possible, dans cette transformation radicale de nos relations avec nos clients » s’exclamait le cadre. La vidéo ci-dessous a de quoi illustrer la tendance que nous vous mentionnions.

En même temps, le rachat de Linxo Group par le Crédit Agricole montre le nouveau plan de la banque pour conquérir et fidéliser de nouveaux clients. En B2C d’ailleurs, l’application Linxo revendique plus de 2,8 millions de téléchargements, pour 350 000 utilisateurs actifs au quotidien. Les clients du groupe du Crédit Agricole peuvent notamment agréger l’ensemble de leurs comptes sur une seule et même plateforme, avec des banques filiales du groupe comme LCL. Rappelons d’ailleurs que la banque verte possède la banque en ligne BforBank (lire notre avis sur BforBank).

« Cette prise de participation s’inscrit dans le cadre du projet du groupe Crédit Agricole qui vise à faire des paiements un levier majeur de fidélisation et de conquête », a déclaré la banque dans un communiqué de presse. Le montant du rachat n’a pas été communiqué. Le Crédit Agricole s’est appuyé sur Crédit Agricole Payment Services et par FIRECA (Fonds d’Investissement et de Recherche du Crédit Agricole). Le solde du capital est quant à lui détenu par les fondateurs et dirigeants de Linxo Group.

1 commentaire

1 Commentaire

  1. michael

    31 janvier 2020 at 8 h 38 min

    ok credit agricole = mort de startup

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