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Face à la montée en puissance de BYD, Elon Musk fanfaronne moins

Après s’être publiquement moqué de son concurrent, Elon Musk reconnaît que le constructeur BYD est un rival sérieux pour Tesla.

  • Elon Musk, PDG de Tesla, a récemment reconnu la compétitivité des voitures de BYD, un rival chinois qu’il avait autrefois ridiculisé pour la qualité de ses véhicules
  • BYD a récemment vu ses bénéfices augmenter de plus de 400%
  • En dépit des commentaires négatifs de Musk en 2011 sur BYD, l’entreprise chinoise est aujourd’hui considérée comme un acteur majeur dans le domaine des véhicules électriques.

BYD, le constructeur automobile chinois autrefois moqué par Elon Musk, PDG de Tesla, connaît une croissance phénoménale. Ses bénéfices ont augmenté de plus de 400% et ses ventes de véhicules ont presque doublé à 550 000 à l’échelle mondiale en un trimestre. L’entreprise domine même Tesla en Chine, un marché clé pour Tesla.

Elon Musk reconnaît la puissance de son concurrent

L’essor de BYD est tel que même Elon Musk doit admettre que “leurs voitures sont très compétitives de nos jours”. Si cette déclaration peut sembler anodine, elle marque en réalité un tournant dans l’histoire de l’automobile électrique et dans la place qu’occupe le groupe chinois sur le marché.

En 2011, lors d’une interview avec Bloomberg, Elon Musk se moquait ouvertement de BYD et estimait que le constructeur n’avait rien à voir avec Tesla. Il déclarait :

Je ne pense pas qu’ils aient un grand produit. Je ne pense pas que ce soit particulièrement attrayant. La technologie n’est pas très forte. Et BYD en tant qu’entreprise a de sérieux problèmes sur son propre terrain en Chine. Donc je pense que leur objectif est, et devrait être, de s’assurer qu’ils ne meurent pas en Chine.

En 2023, les faits donnent tort au truculent entrepreneur. BYD a non seulement survécu, mais a également prospéré, dépassant les attentes des observateurs de l’industrie.

L’ascension de BYD a d’ailleurs été saluée par d’autres grands noms de l’industrie automobile. “BYD est très, très fort” déclarait le mois dernier à Shangai Oliver Blume, PDG de Volkswagen. Jim Farley, PDG de Ford, a également fait l’éloge de BYD, expliquant que les principaux rivaux de Ford dans le domaine des véhicules électriques sont des entreprises chinoises, et non GM ou Toyota. Le vice-président de Berkshire Hathaway, Charlie Munger, a même déclaré :

BYD est tellement en avance sur Tesla en Chine, c’est presque ridicule.

Tesla en pleine forme, BYD encore plus

Malgré la récente reconnaissance de la compétitivité de BYD par Elon Musk, Tesla reste un concurrent de taille. Au premier trimestre, l’entreprise détenait un peu plus de 10% de part de marché en Chine parmi les fabricants de véhicules à énergie nouvelle, selon Bloomberg. Loin derrière BYD avec près de 40% de part de marché.

Le succès de BYD démontre la force croissante de l’industrie automobile chinoise. L’entreprise nourrit désormais des ambitions considérables en Europe. Elle a annoncé au cours de l’été dernier son intention d’étendre ses activités au-delà de la Chine et du Japon pour s’implanter sur le Vieux Continent, où elle prévoit de commercialiser trois de ses véhicules électriques de tourisme : la berline Han, le crossover Atto-3 et le SUV Tang. La berline de taille moyenne Seal, lancée en Chine l’année dernière à un prix de départ inférieur à 32 000 dollars pour concurrencer la Tesla Model 3, a également été annoncée pour une introduction sur le marché européen.

Plus récemment, BYD a révélé son intention de commercialiser la Dolphin, sa voiture électrique la plus abordable, en Europe avant la fin de l’année 2023. Avec un prix de départ d’environ 30 000 euros, la Dolphin pourrait jouer un rôle clé pour attirer les consommateurs européens de plus en plus intéressés par les véhicules électriques compacts à faible coût.

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