Passer au contenu

Qui est BYD, le n°3 mondial de la voiture électrique qui arrive en France ?

Alors que de nombreux constructeurs déserteront le Mondial de l’Auto à Paris, le chinois BYD présentera une série de véhicules électriques. Mais au fait, qui est BYD ?

Numéro 3 mondial de la voiture électrique (au premier semestre 2022 derrière Tesla et SAIC), BYD est encore peu connu en Europe. Et pour cause, le constructeur n’est présent qu’en Norvège, pays européen où l’électrique est bien plus démocratisé que partout ailleurs. Mais le géant chinois compte bien poursuivre son développement dans d’autres pays du Vieux Continent.

Dans un communiqué, BYD a annoncé qu’il serait présent au Mondial de Paris qui se tiendra du 17 au 23 octobre 2022. L’entreprise y présentera quelques uns de ses modèles, une vitrine indispensable alors qu’elle envisage de commercialiser au moins un véhicule dans d’autres pays d’Europe dès le quatrième trimestre 2022.

Le timing est parfaitement choisi puisque de nombreux gros constructeurs ont déjà annoncé qu’ils ne participeraient pas au salon automobile de Paris, certains pour des raisons de rentabilité, d’autres parce qu’ils estiment que l’exposition médiatique est moindre. Tant pis pour eux, tant mieux pour BYD.

BYD : à fond sur l’électrique

Fondée en 1995, BYD (pour Build Your Dreams – Réalise tes rêves), s’est d’abord illustrée sur le marché des batteries. Aujourd’hui, l’entreprise détient 65% du marché mondial des batteries au nickel-cadmium et 30% du marché des batteries lithium-ion. Parmi ses clients, BYD compte par exemple Samsung, leader du marché des smartphones.

BYD tire une bonne partie de son chiffre d’affaires dans des transports autres que l’auto. La marque fabrique des chariots élévateurs, des camions mais surtout des bus électriques, très en vogue en Europe. L’entreprise a d’ailleurs implanté une usine en Hongrie produisant 400 bus électriques par an et embauchant près de 300 personnes.

Le virage de l’automobile, BYD l’a pris en 2003 en rachetant Sichuan Automobile Company, un constructeur chinois de petites voitures. Après des débuts difficiles (notamment à cause du gouvernement chinois qui a tout fait pour consolider le marché autour des marques d’Etat), BYD a réussi à se faire son trou, d’abord avec des voitures hybrides rechargeables (comme la F3DM). Puis, l’entreprise s’est concentrée sur les véhicules 100% électriques jusqu’à devenir n°3 mondial de ce marché.

Quelle stratégie en Europe ?

Si l’arrivée de BYD en Europe est imminente, le constructeur n’a pas encore précisé par quels marchés il commencerait. On ne sait donc pas si les véhicules BYD seront disponibles dès cette année en France où s’ils seront commercialisés plus tard.

On sait en revanche quel modèle devrait inaugurer l’arrivée de la marque dans nos contrées. Si BYD commercialise plusieurs modèles (deux SUV, un monoplace et une berline), l’Europe ne devrait voir circuler dans un premier temps que le Tang, seul véhicule proposé en Norvège.

Le Tang est un SUV monstrueux pouvant accueillir jusqu’à 7 personnes. Equipé d’une batterie de 86,4 kWh, il promet une autonomie de 400 km en cycle mixte WLTP. Il embarque un chargeur de 7 kW et peut accueillir une recharge DC jusqu’à 110 kW. Le moteur de 180 kW (équivalent à 245 ch environ) autorise le 0 à 100 km/h en 4,6 secondes pour une vitesse de pointe de 180 km/h.

Son prix : 62 500 euros hors taxes si l’on se réfère au prix norvégien de 619 900 couronnes (les véhicules électriques sont vendus HT en Norvège). En ajoutant les taxes, le prix du BYD Tang atteindrait donc des sommets en France. D’autant qu’à de tels tarifs, le bonus écologique est inexistant.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech

3 commentaires
3 commentaires
Les commentaires sont fermés.