En 2020, une chute de 10 % du trafic vers les sites de partage de torrents a été enregistrée. Cela ne veut pas dire que le piratage des films et des séries a disparu, bien au contraire. Les sites de streaming illégaux affichent même des audiences spectaculaires. Pour ne citer que le cas de la France, 24 % de la population a visité un de ces portails diffusant des contenus illégaux selon la Hadopi.
Disney est une des principales victimes de cette tendance. Le géant du divertissement est déjà parvenu par le passé à obtenir la fermeture de nombreux sites mais cela ne suffit pas toujours. D’autant que bon nombre d’entre eux reviennent sous la forme de miroirs, des copies conformes de celui qui vient d’être mis hors ligne.
La protection des copies de film serait insuffisante
TorrentFreak a repéré un brevet récemment déposé par Disney qui propose un système de distribution des long-métrages basé sur la blockchain. Il se concentre sur la livraison des contenus dans les salles de cinéma. Au cours de ce processus, il arrive parfois que les copies des films soient récupérées puis diffusées en ligne.
Le document précise à ce sujet : « Les mécanismes de sécurité sont souvent réactifs plutôt que préventifs. Par exemple, certaines configurations insèrent un filigrane dans le contenu pour suivre le piratage après qu’il se soit déjà produit. En conséquence, les dispositifs actuels n’empêchent pas suffisamment le piratage ».
Grâce à la blockhain, le contrôle devrait être bien plus étroit. Dans le détail, il sera par exemple impossible de lire un film avant qu’il n’arrive à l’endroit prévu. De même, le système peut suivre le nombre de fois où un long-métrage est visionné afin d’empêcher des acteurs malveillants de le diffuser.
On ignore pour l’heure si l’entreprise a l’intention d’utiliser ce dispositif à court terme, mais cela pourrait aussi donner des idées à la concurrence. La lutte contre le piratage est un long combat et les ayant droit ne semblent pas prêts de baisser la garde.
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Euh…
C’est déjà le cas : les films sont livrés chiffrés aux salles et ne sont lisibles qu’avec une clé de déchiffrement datée.
Rien à voir avec Blockchain.
Et sans conséquence contre le téléchargement illégal puisque ce ne sont pas les salles qui « leakent » leur gagne-pain.