Facebook a censuré une partie de la Déclaration d’Indépendance des Etats-Unis

Visiblement, les algorithmes de Facebook avaient un problème avec la déclaration d’Indépendance des Etats-Unis (qui qualifiait des Amérindiens de « sauvages »).

« Nous tenons ces vérités comme allant d’elles-mêmes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont dotés par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur ». Cet extrait de la Déclaration d’Indépendance des Etats-Unis est la plus connue.

Mais vous ignoriez peut-être que plus loin dans ce texte, les amérindiens sont qualifiés de sauvages. Plus exactement, une mention des « merciless Indian savages » ou « sauvages indiens impitoyables » (Google Translate).

The Vindicator, un média américain, s’est plaint d’avoir été censuré par Facebook, alors qu’il diffusait cette déclaration d’indépendance dans le cadre de la célébration de la fête nationale américaine.

Entre le 24 juin et le 4 juillet, le site a diffusé la Déclaration d’Indépendance des USA en plusieurs parties. Et lorsqu’il a voulu publier la neuvième partie de ce document historique (dans laquelle les « Indiens » sont évoqués), The Vindicator a reçu une notification de Facebook, indiquant que sa publication va à l’encontre de ses normes sur les discours de haine.

Le site ignore ce qui a déclenché le filtrage de Facebook, mais il suspecte l’expression « Indien Sauvage ».

« Peut-être que si Thomas Jefferson avait écrit ‘Amérindiens à une étape difficile du développement culturel’, cela aurait été mieux », écrit Casey Stinnett, managing editor.

« Malheureusement, Jefferson, comme la plupart des colons britanniques de son époque, n’avait pas une vision entièrement amicale des Amérindiens ».

Les algorithmes ne sont pas sans failles

Voici un extrait de la traduction en français de cette neuvième partie :

« Il (ndlr, le roi d’Angleterre) a abdiqué le gouvernement de notre pays, en nous déclarant hors de sa protection et en nous faisant la guerre. Il a pillé nos mers, ravagé nos côtes, brûlé nos villes et massacré nos concitoyens. […]. Il a excité parmi nous l’insurrection domestique, et il a cherché à attirer sur les habitants de nos frontières les Indiens, ces sauvages sans pitié, dont la manière bien connue de faire la guerre est de tout massacrer, sans distinction d’âge, de sexe ni de condition. […] »

Le 3 juillet, Facebook a restauré la publication. Sans donner de détails sur la partie qui a déclenché son filtre contre les discours haineux, le réseau social a simplement indiqué à The Vindicator qu’il a commis une erreur en supprimant une publication qui n’enfreignait pas les standards de la communauté.


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