Facebook et ses partenaires viennent d’officialiser Libra, la nouvelle cryptomonnaie gérée par une fondation basée en Suisse. Il y aura également Calibra, un portefeuille numérique qui permettra de faire des transactions en utilisant cette nouvelle crypto sur les différents services du numéro un des réseaux sociaux.
Libra sera lancée en 2020, mais visiblement, cette monnaie numérique suscite déjà beaucoup d’inquiétudes. Et dans le pays de l’Oncle Sam, les élus réagissent déjà.
La représentante Maxime Waters, présidente du Comité des services financiers de la Chambre, a demandé à Facebook de suspendre le développement de Libra en attendant l’avis des élus et des régulateurs. « Compte tenu du passé agité de la société, je demande à Facebook d’accepter un moratoire sur toute avancée dans le développement d’une cryptomonnaie jusqu’à ce que le Congrès et les régulateurs aient la possibilité d’examiner ces questions et de passer à l’action », a-t-elle déclaré.
Une audience au Sénat américain
Et maintenant, le Comité sénatorial des banques, du logement et des affaires urbaines a même décidé d’organiser une audience avec Facebook au sujet des projets Libra et Calibra. Le comité voudrait faire un examen sur le projet de cryptomonnaie ainsi que sur la confidentialité des données. En substance, il semblerait que Facebook soit encore hanté par le scandale Cambridge Analytica. La protection des données des utilisateurs de Libra et Calibra est en effet la principale préoccupation.
Le comité n’indique pas encore qui seront les personnes entendues. Mais d’après Reuters, il faudrait s’attendre à ce que David Marcus, ancien patron de Messenger et actuellement à la tête de la division blockchain de Facebook, fasse partie des responsables qui répondront aux questions des sénateurs.
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