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Facebook et Google, une « vaste machine de surveillance » pour Amnesty International

L’ONG Amnesty International s’est exprimée sur les cas de Facebook et Google dans un récent rapport, déclarant que tous deux étaient « une menace systémique pour les droits humains ».

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Google
© Unsplash / Arthur Osipyan

L’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International a dévoilé un rapport portant sur les cas de Facebook et Google. Présenté mercredi 20 novembre, le document intitulé « Les géants de la surveillance : Comment le business model de Google et de Facebook menace les droits humains » n’est pas tendre avec les deux entreprises américaines.

Pour Amnesty, ce modèle économique est dangereux à plusieurs échelles, mais surtout pour son incompatibilité avec la vie privée des utilisateurs et parce-qu’il risque d’entraver certaines libertés fondamentales.

L’ONG cible d’abord la menace sur le droit à la vie privée et considère qu’il y a une atteinte « d’une ampleur sans précédent » à celle-ci. Le rapport évoque aussi directement un « risque sérieux pour toute une série d’autres droits, allant de la liberté d’expression et d’opinion à la liberté de pensée et au droit à la non-discrimination ».

Amnesty veut des lois pour réguler les pratiques de Google et Facebook

Kumi Naidoo, secrétaire général d’Amnesty ajoute dans un communiqué : « Leur contrôle insidieux de nos vies numériques sape le fondement même de la vie privée et c’est l’un des défis majeurs de notre époque en termes de droits humains. Google et Facebook ont progressivement rogné le respect de notre vie privée. Aujourd’hui nous sommes piégés. Soit nous nous soumettons à cette vaste machine de surveillance – où nos données sont facilement utilisées pour nous manipuler et nous influencer – soit nous renonçons aux avantages du monde numérique ».

Suite à ce rapport, l’organisation de défense des droits de l’homme a invité les gouvernements à agir en faisant « appliquer des lois solides sur la protection des données et en réglementant efficacement les activités des géants de la technologie ».

Amnesty a également évoqué les cas de Microsoft et d’Amazon qui, selon l’organisation, participent aussi au « capitalisme de la surveillance ». Néanmoins, elle a pointé du doigt Facebook et Google à cause de leur hégémonie sur certains marchés en particulier.

Pour sa part, Facebook s’est défendu en déclarant que son modèle n’était pas basé sur « la collecte de données des personnes », ajoutant : « Comme vous le relevez de manière correcte, nous ne vendons pas des données, nous vendons des publicités ». Google n’a pas fait de déclaration sur le sujet.

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