Facebook, le côté obscur

Fort de ses 700 millions de membres, le premier réseau social au monde affiche quelques dérives qu’il peut être intéressant de souligner.

Fort de ses 700 millions de membres, le premier réseau social au monde affiche quelques dérives qu’il peut être intéressant de souligner.

Les options rajoutées en douce

Si Zuckerberg avait toujours promis la transparence dans ses actions, c’est sans surprise que le vieil adage se confirme : les promesses n’engagent que ceux qui veulent bien les croire. En effet, si la vente d’informations privées aux entreprises avait été jugée surprenante pour certains, l’outil de reconnaissance faciale rajouté incognito dans les paramètres de confidentialité en a étonné plus d’un. Marc pousse le bouchon!

Un wall en forme de pierre tombale

Lorsqu’un utilisateur décède, ce qui arrive malheureusement tous les jours, Facebook reste sourd aux demandes de suppression de comptes, puisque seule la personne titulaire d’un compte peut en faire la demande… La politique de l’entreprise est pour le moins étrange : lorsqu’un utilisateur décède, son profil est placé en “mémorial”, et certaines parties du profil sont cachées pour protéger la vie privée du défunt. La ligne “ statut ” est supprimée, le membre est retiré des groupes auxquels il appartenait et seuls ses amis peuvent voir son profil mémorial. Un mur qui peut alors se transformer en véritable épitaphe, où chacun est libre en quelques clics d’y laisser un message personnel. La chose peut vite devenir morbide quand la personne en question s’est suicidée, ayant au préalable laissé un message prévenant ses contacts de sa mort à venir… Surement un moyen pour Facebook de gonfler ses statistiques quant au nombre réel d’utilisateurs.

Facebook casse les couples ?

Comme on l’a déjà écrit sur la question, on remarque que les couples finiraient par se surveiller beaucoup plus sur Facebook, et les crises de jalousie en tous genres bourgeonnent. Toutes les vérités ne sont pas bonnes à savoir !

Facebook et le travail

Beaucoup d’entreprises jouent un peu la carte de l’hypocrisie en bannissant Facebook au travail, mais il n’empêche que la plupart des recruteurs vérifient l’identité web des candidats, et notamment par le biais de leur profil Facebook (44% des recruteurs selon un sondage TCG de 2010). C’est pourquoi il est important de bien sécuriser son profil, afin d’éviter de dévoiler des photos peu avantageuses.

Des ambitions tentaculaires

Face à la place grandissante que compte prendre aujourd’hui Facebook, notamment par rapport à son ambition d’agréger le search au social et de dézinguer son grand rival de toujours, ou encore son souhait de conquérir le e-commerce, il sera intéressant d’observer les surprises que nous réserve la firme de Palo Alto…


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14 commentaires

  1. Facebook est un très bon outil pour foutre en l’air votre couple, je suis un exemple de pas mal de personnes qui ont vue leurs vie de couple s’arrêter à cause de truc bête trouver sur notre page facebook !

  2. Ça part un peu dans tous les sens 🙂
    L’article confond « dérives » cachées volontairement par Facebook (options, décès) et impact des réseaux sociaux (facebook) sur notre vie de tous les jours (recrutement, problèmes familiaux).

  3. Je suis d’accord avec Argonaute. Le billet présente deux aspects. Le premier est le côté commercial insidieux et le second, l’aspect vie publique, et comme toute action en public, la plus grande prudence est de mise.

  4. Bonjour,
    je suis d’accord avec ces critiques, même si en effet, il y a un peu de confusion… Qu’on s’entende bien : qui laisse trainer des photos de son amant(e) sur Facebook, ne doit pas incriminer Facebook mais lui(elle)-même !

    Comme souvent sur les articles qui critiquent les vraies dérivent de Facebook, on ne propose pas d’alternatives… ce qui est dommage, car il en existe pourtant qui sont à la fois plus clair et plus restrictifs sur les usages de contenu utilisateurs. Un exemple (même si je trouve le nom mal choisi) : https://joindiaspora.com/

  5. @RVV : Le soucis des photos ne vient pas forcément de soit même, le plus gros soucis c’est les photos que les « ami(e)s » publient… Et la reconnaissance faciale qui est activé par défaut sur les comptes renforce ce flicage non contrôlé…

  6. « qui laisse trainer des photos de son amant(e) sur Facebook, ne doit pas incriminer Facebook mais lui(elle)-même ! »

    @RVV Je suis pas tout à fait d’accord, parfois c’est tes propres amis qui mettent une photo de toi bourré sur Facebook et même si tu peux enlever le tag, tu ne peux rien faire pour supprimer définitivement la photo…

  7. Bonjour a tous,
    mes employés sont souvent connectes a facebook, pas terrible pour la productivité..mais bon je ne vais pas le leur interdire vu que moi même je suis un peu accroc….

  8. daccord avec baddi, les gens sont ce qu’ils sont, laisser de l’expression et de la liberté avec plein d’option dans facebook il a forcement des dérives qui sont de l’ordre de l’humain.

  9. Facebook ne va pas s’arreter en si bon chemin, les gens sont de plus en plus addict. Et ca sert a rien de remettre la faute sur Facebook, il n’oblige personne a être inscrit dessus.

  10. @Christophe Chaudey
    Tout à fait, mais justement certains projets comme Diaspora permettent de remédier (en partie, certes) à ce problème. Je développe : en admettant que je demande à un ami de supprimer une photo ‘compromettante’ sur Facebook, c’est presque impossible, vu que cette photo ‘appartient’ désormais à Facebook. Ce qui n’est pas le cas sur Diaspora, par exemple (je ne fais pas de pub cachée, hein, c’est le seul exemple qui me vienne en tête en ce moment ;-)).

    Pour moi, il faut bien distinguer la confusion croissante de certaines personnes entre vie privée et vie publique, qui est plus un phénomène sociologique (que je trouve inquiétant, mais là n’est pas le propos); et les abus de Facebook en termes de propriété intellectuelle. Combien d’utilisateurs savent vraiment quels droits à Facebook sur leurs contenus ? La plupart des gens ne prennent pas le temps de lire les conditions d’utilisation, et se contentent de cliquer sur « J’ai lu et j’accepte bla bla… ».
    C’est curieux, car on ne ferait pas la même chose avec un contrat d’assurance ou bancaire ! 🙂

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