Facebook présente sa stratégie contre les détournements de photos et de vidéos

Après les articles, Facebook s’attaque à la désinformation via les photos et les vidéos.

Cela fait deux ans que Facebook ne cesse de présenter de nouvelles mesures contre la désinformation. Mais jusqu’à présent, les efforts du réseau social se sont surtout focalisés sur les articles, sur les comptes fake ainsi que sur les pages qui diffusent de la désinformation.

Aujourd’hui, Facebook s’attaque enfin sérieusement aux détournements de photos et de vidéos

« À l’instar de notre travail sur les articles, nous avons élaboré un modèle d’apprentissage automatique qui utilise divers signaux d’engagement, y compris les commentaires de personnes sur Facebook, pour identifier les contenus potentiellement faux », explique Antonia Woodford, Product Manager. « Nous envoyons ensuite ces photos et ces vidéos à des vérificateurs de faits pour être examinés, ou des vérificateurs de faits peuvent détecter eux-mêmes du contenu. Bon nombre de nos partenaires tiers chargés de la vérification des faits possèdent une expertise dans l’évaluation des photos et des vidéos et sont formés aux techniques de vérification visuelle, telles que la recherche inversée d’images et l’analyse des métadonnées d’images ». De plus, les informations fournies par ces vérificateurs de faits sont réutilisées pour améliorer l’IA de Facebook.

Le réseau social explique qu’il utilise également des technologies de reconnaissance de texte pour extraire le texte sur une photo et comparer celui-ci aux contenus qui sont passés par ses vérificateurs de faits.

La lutte contre les fake news s’étend aux photos et aux vidéos

Si aux Etats-Unis, les utilisateurs voient surtout la désinformation à travers les articles, dans d’autres pays, comme l’Indonésie, celle-ci est d’avantage relayée à travers des images. De ce fait, la lutte contre les détournements est aussi importante que celle contre les articles de désinformation.

Le réseau social a identifié trois catégories de pratiques à cibler : les photomontages, les images utilisées hors de leurs contextes et enfin la manipulation à travers les légendes ou les fausses parties audio.

On notera que Facebook avait déjà présenté cette initiative au mois de mars, et annoncé un test en France avec l’AFP. Aujourd’hui, ce nouveau programme contre la désinformation est disponible dans 17 pays et Facebook travaille avec 27 partenaires pour le fact-checking.


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