Facebook va révéler les comptes de la fabrique à trolls russe

Après les fake news, c’est maintenant l’ingérence russe à l’élection américaine de 2016 qui inquiète. Et les réactions des différents acteurs du web ont été rapides.

Par exemple, Twitter a décidé de priver les sites Russia Today et Sputnik de publicités. La plateforme de microblogging expliquait au mois d’octobre que cette décision a été prise en tenant compte des « conclusions de l’Intelligence Community américaine indiquant que RT et Sputnik ont tenté d’interférer sur l’élection au nom du gouvernement russe ».

De son côté, Google va également donner moins de visibilité à ces sites web. La nouvelle a été annoncée par le président exécutif d’Alphabet (la maison mère de Google), Eric Shmidt, durant une interview à Halifax (Canada), lors de l’International Security Forum.

Et maintenant, Facebook propose à ses utilisateurs de découvrir quels pages Facebook ou comptes Instagram opérés par l’Internet Research Agency ils ont suivi ou liké entre janvier 2015 et août 2017.

En 2015, Libération écrivait à propos de cette agence : « Cette fabrique de trolls emploie des centaines de blogueurs, payés entre 40 000 et 65 000 roubles par mois (745 et 1 200 euros) ». Et celle-ci aurait interféré avec l’élection présidentielle de 2016 aux Etats-Unis.

Pour Facebook, identifier les trolls qui ont été suivis par ses utilisateurs permet de montrer « comment les acteurs étrangers ont essayé de semer la division et la méfiance en utilisant Facebook avant et après les élections américaines de 2016 ». « C’est pourquoi, au fur et à mesure que nous avons découvert des informations, nous avons continuellement proposé de les partager publiquement et les avons transmises aux enquêteurs du Congrès. Et c’est aussi pourquoi nous construisons l’outil que nous annonçons aujourd’hui », ajoute le numéro un des réseaux sociaux. L’outil en question sera disponible à la fin de l’année via le centre d’aide de Facebook. En attendant, le numéro un des réseaux sociaux a déjà montré une capture d’écran.


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Un commentaire

  1. Bonjour, j’espère qu’il en sera de même pour l’usine à trolls de Macron et celle omniprésente des États-Unis dans le monde entier. Moi même j’ai trollé contre Macron aux présidentielles et j’ai réalisé qu’il y avait, dans les commentaires facebook, au moins 80% de trolls de tous les bords politiques. C’était devenu n’importe quoi et totalement sans intérêt.

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