Si les caméras de Nest doivent avant tout sécuriser un foyer et apporter de la sérénité à ses utilisateurs, cela n’empêche pas celles-ci d’être victimes de piratage. C’est justement ce qui est arrivé à cette famille vivant Lake Barrington, en Illinois (USA).
La caméra de sécurité pas vraiment sécurisée
Comme l’ont expliqué les jeunes parents, ils ont entendu le son d’une voix dans leur maison alors qu’ils étaient en train de coucher leur enfant de sept mois. Arjun Sud explique à CBS Chicago : « Alors que j’approchais de la chambre du bébé et que je me tenais dehors, j’ai été choqué d’entendre une voix profonde et virile parler à mon fils […] Mon sang s’est refroidi ».
Tous deux ont alors vérifié si quelqu’un s’était introduit chez eux, mais ce n’était pas le cas. Ils ont alors rapidement cherché la source du son, pensant aussi à une interférence avec le baby phone, mais la voix est rapidement revenu et le couple s’est rendu compte que celle-ci venait de leur caméra de sécurité Nest. C’est alors que le pirate informatique a commencé à se moquer de la famille, tout en prononçant plusieurs insultes racistes.
Néanmoins, les pirates ne se sont pas arrêtés là puisqu’ils ont aussi augmenté très fortement le thermostat du foyer par le biais de l’objet connecté de Nest. La famille Sud a alors rapidement débranché les appareils concernés avant d’appeler les autorités et de contacter Nest. Elle a également confié que cette expérience avait brisé la confiance qu’elle mettait en la marque rachetée par Google il y a plusieurs années.
Pour sa part, un porte-parole considère que le problème vient du fait que le mot de passe initial n’a pas été changé, ce qui a permis le hack. Il a déclaré : « Nest n’a pas été piraté. Ces rapports récents sont basés sur le fait que des clients utilisent des mots de passe compromis (révélés par des violations sur d’autres sites Web). Dans presque tous les cas, la vérification à deux facteurs élimine ce type de risque en matière de sécurité. Nous prenons la sécurité à la maison extrêmement au sérieux, et nous introduisons activement des fonctions qui rejetteront les mots de passe compromis, permettront aux clients de surveiller l’accès à leurs comptes et de suivre les entités externes qui abusent de leurs identifiants ».
Si cette histoire a l’apparence d’une simple anecdote liée aux objets connectés, elle n’est pas sans rappeler une enquête réalisée par le New York Times au cours de l’été 2018. Au travers d’une trentaine de témoignages, le quotidien mettait en lumière la manière dont les objets connectés peuvent être utilisés comme un vecteur des violences conjugales.
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