Les banques en ligne n’ont qu’à bien se tenir : comme aux États-Unis avec Cash App, la France connaît de plus en plus d’applications de paiement avides de devenir votre prochain complice pour vos achats. Le phénomène regarde surtout les jeunes générations d’actifs, mais la clientèle continue de s’élargir.
Avec l’explosion du e-commerce, elles sont nombreuses à vouloir prendre la place de votre banque. Au moment des commandes, elles vous proposent des paiements en plusieurs fois, des paiements différés, ou encore des applications très ludiques et avec des remises chez certains commerçants. Leur succès est réel.
Cette semaine, c’est la gigantesque société suédoise Klarna (valorisée 31 milliards de dollars), qui vient de poser ses valises. La France est son 17e marché. Son poids est gigantesque alors que son application possède 90 millions d’utilisateurs. Face à elle, un duel de grande envergure semble se dessiner. L’application française Alma possède une proposition presque identique. Une seule s’en sortira.
La pépite française face à l’assaut Klarna
Alma est la plus jeune des deux. Née en 2017, elle a bouclé une dernière série B en janvier 2021 pour un montant de 49 millions d’euros. Son nombre de clients a été multiplié par 6 et sa stratégie pour 2021 est quadrupler sa taille et le nombre de ses transactions. Son offre s’est concentrée sur les paiements en plusieurs fois, à destination des particuliers comme des commerçants. En mars 2020, elle disait avoir convaincu 1000 marchands partenaires.
La concurrence a petit à petit menacé l’entreprise qui s’est efforcée de proposer davantage de services. L’un des plus importants : le paiement différé. Les clients peuvent utiliser l’application Alma pour acheter quelque chose puis se faire débiter au bout de 15 ou 30 jours. Le commerçant, de son côté, reçoit directement les fonds avancés par la fintech. Le client ne paie aucun taux d’intérêt.
Ce mardi 8 juin a sonné la fin d’une période. Jusqu’alors, Alma opérait sans la présence de son plus important concurrent : le suédois Klarna. La menace était déjà forte avec l’Américain PayPal, qui s’est également initié à ces offres de paiement plus flexibles, mais Klarna en est déjà à son 17e marché et son poids est conséquent. La fintech est née 12 ans avant Alma, en 2005.
La force de Klarna réside à la fois dans son pouvoir marketing, son application et ses solutions. Pour son arrivée en France, les clients ne pourront accéder qu’à l’offre de paiement en 3 fois (tous les 30 jours) mais l’application Klarna offre des outils pour sauvegarder des produits que l’on souhaite acheter, surveiller leurs prix en direct et paramétrer des alertes, suivre les émissions de carbone, et accéder à une totale transparence sur leur suivi de paiement.

Klarna s’installera avec une équipe locale et un bureau à Paris, en plus de ses bureaux européens en Allemagne, au Royaume-Uni, dans les pays nordiques, aux Pays-Bas, en Belgique, en Espagne et en Italie.
« Nous sommes très heureux d’apporter nos solutions d’achat en France. Notre expérience d’achat en ligne transparente pour les consommateurs, combinée à notre expertise mondiale acquise auprès de plus de 250 000 détaillants, aidera les détaillants français à répondre à la demande croissante des consommateurs pour des expériences d’achat. »
« Nous sommes absolument déterminés à devenir le partenaire de croissance privilégié des enseignes françaises et à les aider à fidéliser leurs clients satisfaits sur le long terme », a déclaré Eric Petitfils, responsable des ventes et des partenariats France chez Klarna.
Votre future application de paiement ?
Un duel semblable à la rivalité Spotify/Deezer se dessine dans le paiement. L’inconvénient de Klarna, qui est aussi sa force, concerne le nombre d’utilisateurs de son application. Récemment, la société a connu une mésaventure où certains clients pouvaient accéder au profil d’autres clients. Son patron Sebastian Siemiatkowski avait tenté tant bien que mal de conserver la confiance de ses clients touchés.
En face, Alma peut compter sur son appui local. Elle possède moins de clients et moins de partenaires internationaux, mais trouve sa force dans une sûreté accrue de ses clients à qui elle contracte des micro-crédits. Pour cela, elle s’est alliée à la Banque Postale afin de pouvoir récupérer le credit scoring de chacun et ainsi pouvoir être plus à l’abri en cas de particuliers insolvables.
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En gros c est un systeme pour casos qui doivent payer leur Jeans a credit …