Quand le co-fondateur d’Oculus s’intéresse à la surveillance des frontières

Cofondateur d’Oculus VR, Palmer Luckey et sa startup Anduril testent actuellement un système de surveillance faisant office de mur virtuel entre les États-Unis et le Mexique.

Palmer Lucky surveillance frontiere

Palmer Lucky, 2016 © Official GDC

Après avoir conçu un prototype de casque de réalité virtuelle en 2012, Palmer Luckey récolte assez d’argent sur Kickstarter pour mener son projet à bien. Très intéressé par la réalité virtuelle, Facebook rachète la startup Oculus deux ans plus tard pour la modique somme de deux milliards de dollars.

Si l’on a pu penser que son cofondateur s’arrêterait en si bon chemin, il a rapidement prouvé que cela n’allait pas être le cas. En 2016, il se retrouve au beau milieu d’un scandale lorsque plusieurs médias révèlent qu’il s’investit, entre autres financièrement, dans un groupe pro-Trump réputé pour ses frasques racistes, Nimble America. Bien que Facebook fasse le choix de ne plus mettre l’homme en avant après la polémique, il termine officiellement sa collaboration avec le réseau social à la fin du mois de mars 2017.

La même année, l’homme conforte son orientation politique en lançant une startup dont l’objectif est de concevoir des technologies de surveillance des frontières destinées au gouvernement. La société spécialiste du big data Palantir, réputée pour travailler avec des organisations telles que la NSA et le FBI, investit dans le projet aux côtés de Founders Fund et Revolution Venture. Un montant de 58 millions de dollars est récolté en deux tours de table.

Le mur de Trump pourrait-il être virtuel ?

Baptisée Anduril, la jeune pousse et ses ambitions semblent suivre leur cours, à tel point que Palmer Luckey teste son projet de mur virtuel. Depuis deux mois, le projet soutenu par le gouvernement américain est en phase d’essai. Installé au Texas près de San Diego, le dispositif de surveillance embarque une caméra et plusieurs capteurs lasers s’appuyant sur l’intelligence artificielle. Baptisé Lattice, ce système est capable de reconnaître le mouvement d’un homme ou d’un animal jusqu’à 3 kilomètres à la ronde. Pour repérer ce qu’il se passe, il suffit de s’équiper d’un casque de réalité virtuelle.

Depuis le début des essais, un total de 55 personnes qui traversaient illégalement ont été arrêtées. Si les phases de test venaient à être concluantes, le Ministère de la Défense américain pourrait bien déployer le dispositif Lattice plus largement.

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3 commentaires

  1. conquis j'tadore le

    De quoi juste un peu nous rappeler que ces tout nouveaux « créateurs de startup » on le même profil que certains plus anciens profiteurs des misères du monde. Tout prêt, grâce aux nlles techno, de bien parquer et ficher les misérables migrants de toutes sortes qui partiront travailler pour vivre au prochain départ de masse vers les mines lunaires. De sorte que la Terre, débarrassée de ses misères puisse re-devenir un jardin paradisiaque pour quelques uns, à qui elle appartient déjà ?

  2. Et s’il mettait au point un système de surveillance de ceux qui créent des guerres de façon à pouvoir vendre leurs armements à tous les protagonistes !

    Ce guerres qui provoquent des milliers de morts et l’explosion des migrants.

    Une « liberté surveillée » de ces grands patrons du complexe militaro-industriel nous montrerait vraiment ce qu’ils font.

  3. conquis j'tadore le

    Ah! oui, mais je ne suis pas voyeur ! Et l’article raconte une autre histoire !
    Par contre, il n’est pas besoin d’être voyant pour comprendre que par le passé les misérables étaient envoyés au charbon dans les nouveaux territoires conquis… Contraints pour y survivre.
    C’est pourquoi il faut nous surveiller, nous ficher en attendant le grand départ vers le bonheur, les grands espaces, les colonies confortables sur la lune ou mars, les salaires alléchants et surtout : n’oubliez pas – UN DROIT AU RETOUR SUR TERRE – en fin de carrière… pour sentir l’eau, l’herbe, la terre, une dernière fois.
    Sciences sans conscience…

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