Les États-Unis et la Chine s’imposent aujourd’hui comme les leaders mondiaux, confortablement installés sur le trône de l’intelligence artificielle. Pour autant, ces deux seules superpuissances ne sont plus seules dans l’arène, et la France reprend du poil de la bête.
Dans notre magnifique Château de Versailles s’est tenue hier la huitième édition du sommet Choose, qui s’est déroulée devant 200 chefs d’entreprise. Une édition « très complète » a salué Emmanuel Macron devant un parterre de dirigeants internationaux. L’objectif affiché : convaincre que la France n’est pas seulement une terre d’accueil, mais une terre d’avenir y compris pour les technologies les plus avancées.
Paris mise sur l’IA pour exister face à Pékin et Washington
En 2025, le sommet Choose France a franchi un seuil tant symbolique que pécuniaire : 20 milliards d’euros d’investissements étrangers annoncés, un record depuis la création de l’événement. Ces annonces viennent confirmer les grandes ambitions nourries par la France en matière d’intelligence artificielle, d’autant plus que le pays avait déjà validé 20,8 milliards d’euros d’engagements spécifiques à l’IA au mois de février. Une excellente nouvelle !
Parmi les projets phares : celui de Fluidstack. L’entreprise, spécialisée dans la conception de supercalculateurs, y investira 10 milliards d’euros pour développer une infrastructure de calcul dédiée à l’IA. Son président, César Maklary, justifie cette implantation ainsi : « Pour nous, la France est le troisième pays aux côtés des États-Unis et de la Chine, qui peut rivaliser et qui est un leader mondial de l’IA », affirme-t-il.
Oui, notre pays aussi a de quoi rivaliser avec les meilleurs : une régulation robuste (l’AI Act), un programme national IA, des labos publiques, des startups à succès (Mistral AI, la licorne la plus médiatisée), etc. Nous avons aussi des cerveaux, même si certains fuient vers la Silicon Valley.
Pour Maklary, l’autre gros point fort de la France est sa politique énergétique, structurée autour du nucléaire. Selon lui, nous sommes le « seul pays européen capable de rivaliser avec les États-Unis et la Chine sur ce plan ». La qualité du dialogue entre les autorités et son entreprise a été également évoquée ; selon lui, notre gouvernement a « clairement […] un train d’avance sur l’écosystème, la compréhension des besoins ».
Pour Fluidstack, le niveau de formation des chercheurs hexagonaux est aussi un atout clé, qui a fortement joué dans le choix du territoire de leur implantation. Aucune flatterie ici, c’est un argument économique : recruter des talents compétents localement coûte bien moins cher que d’en importer.
En combinant puissance publique, attractivité scientifique et stabilité énergétique, Paris avance un modèle industriel d’IA très éloigné de la logique purement spéculative des géants américains. Moins flamboyant, peut-être, mais qui, visiblement, a attiré le gros poisson qu’est Fluidstack. En plus d’être un bon investisseur, l’entreprise s’apprête à s’imposer physiquement dans le pays avec son supercalculateur : une infrastructure maîtresse lorsqu’il est question de souveraineté numérique.
- La France renforce sa position sur la scène internationale de l’IA grâce à un afflux d’investissement étrangers ayant eu lieu lors du sommet Choose.
- L’entreprise Fluidstack va injecter 10 milliards d’euros pour construire un supercalculateur dédié à l’IA sur le territoire français.
- Ce choix s’explique par la combinaison d’un cadre réglementaire clair, d’une énergie compétitive et d’un vivier de talents scientifiques.
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