Les États-Unis contre-attaquent. Le gouvernement accuse la France « d’actes de censure étrangers » après l’ouverture d’une enquête ciblant X, anciennement Twitter.
L’administration Trump monte au créneau
Car cette investigation, intentée en début d’année et récemment confiée à la Direction générale de la gendarmerie nationale, porte sur le fonctionnement du réseau social et, en particulier, sur son algorithme. Ainsi, celui-ci aurait potentiellement « faussé le fonctionnement d’un système de traitement automatisé de données », ce qui aurait permis à Elon Musk d’organiser et de hiérarchiser « des informations qui sont favorables à l’idéologie qu’il défend ».
As part of a criminal investigation, an activist French prosecutor is requesting information on X’s proprietary algorithm and has classified X as an “organized crime group.” Democratic governments should allow all voices to be heard, not silence speech they dislike. The United… https://t.co/LN6sFAYSQh
— Bureau of Democracy, Human Rights, & Labor (DRL) (@StateDRL) July 25, 2025
Autrement dit, la France suspecte le milliardaire d’ingérence étrangère, en exploitant X pour y parvenir. Des accusations qui ne sont pas du tout au goût de l’administration Trump. Le Bureau de la démocratie, des droits de l’Homme et du travail du Département d’État n’a pas hésité à publier un message incendiaire sur la plateforme :
« Dans le cadre d’une enquête pénale, un procureur français militant demande des informations sur l’algorithme propriétaire de X et a classé X comme “groupe criminel organisé”. Les gouvernements démocratiques devraient permettre à toutes les voix de se faire entendre, et non pas réduire au silence les discours qu’ils n’apprécient pas. Les États-Unis défendront la liberté d’expression de tous les Américains contre les actes de censure étrangers ».
X dénonce des « motivations politiques »
Cette déclaration fait suite à une première réaction enflammée de la part de la direction de X. Ce 21 juillet, le réseau social dénonçait « une enquête criminelle à motivation politique ».
« Sur la base de ce que nous savons à ce jour, X estime que cette enquête déforme la loi française afin de servir un agenda politique et, en fin de compte, de restreindre la liberté d’expression. Pour ces raisons, X n’a pas accédé aux demandes des autorités françaises, comme nous avons légalement le droit de le faire. Ce n’est pas une décision que X prend à la légère. Cependant, dans ce cas, les faits parlent d’eux-mêmes », poursuivait-il.
Ce n’est pas la première fois que l’administration Trump s’en prend explicitement à l’Europe. Le président et son vice-président, J. D. Vance, ont fait état à plusieurs reprises de menaces concernant la liberté d’expression au sein de l’Union européenne (UE).
De leur côté, les décideurs européens enquêtent également sur X dans le cadre du Digital Services Act (DSA), qui vise à protéger les citoyens des contenus dangereux et haineux en ligne.
- Les tensions montent entre Washington et Paris après l’ouverture d’une enquête française visant X.
- Le réseau social est accusé de manipulation algorithmique.
- L’administration Trump dénonce une atteinte à la liberté d’expression et parle d’« actes de censure étrangers ».
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