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“Une boule de feu” la dernière fusée d’ULA explose lors d’un test au sol

Lors d’un tes au sol une fusée Centaur V de l’entreprise ULA a explosé. Si aucune victime n’est à déplorer, les dégâts sont nombreux.

United Launch Alliance est une société privée qui produit des fusées et des moteurs, notamment pour Blue Origin. Cette entreprise, détenue à moitié par Boeing et par Lockheed Martin avait souvent été pointé du doigt par le passé pour sa fiabilité et la robustesse de ses pièces.

Mais il y a quelques jours un test au sol de la Centaur V a viré au drame. Alors que le moteur était testé dans l’un des entrepôts du site il a explosé en mille morceaux. Le journaliste d’Ars Technica Eric Berger était présent sur place et a réussi à prendre quelques clichés de cette “boule de feu” s’échappant des lieux.

Un drame aux circonstances floues

Selon son témoignage (disponible en source) une grande colonne d’hydrogène en feu se serait échappé des lieux. Si les dégats sont légers selon le PDG de l’entreprise Tory Bruno, plusieurs experts qui ont visionné les images dressent un bilan bien plus pessimiste de la situation. La base de Centaur V qui devait servir lors de ces tests a surement été grandement endommagé ce qui risque de compliquer l’enquête pour comprendre les causes de ce drame.

Toujours selon Tory Bruno, un des réservoirs d’hydrogène aurait été percé lors de l’expérience, entraînant l’explosion. Si pour l’heure cette théorie, bien que probable, puisse être remise en question, une enquête interne va être menée par ULA dans les prochaines semaines pour mieux comprendre l’origine de ce drame.

L’entrerprise, qui avait prévu de faire le premier vol de sa fusée Vulcan au début du mois de mai risque de devoir revoir ses plans. Comme l’explique Eric Berger dans son article sur le sujet, la tenue de ce vol le 4 mai était déjà remise en question avant même l’incident de Centaur V, le vol devrait donc avoir lieu en septembre, laissant ainsi la priorité à l’enquête.

ULA et Blue Origin, deux destins liés

Pour prendre les airs, le lanceur lourd Vulcan a de toute façon besoin de moteurs BE-4. Ces derniers sont produits par Blue Origin mais l’entreprise de Jeff Bezos a toutes les peines du monde pour les mettre en place. ULA se retrouve donc bloqué dans le développement de son lanceur lourd.

Dans le même temps son concurrent direct SpaceX continue de réussir test après test avec sa BFR (big Falcon Rocket) l’autre lanceur lourd qui doit prendre les airs en 2023. Comme le malheur des uns fait toujours le bonheur des autres, les retards à répétition d’ULA pourraient être une bénédiction pour ArianeGroup qui espère toujours faire décoller sa nouvelle fusée Ariane 6 avant la fin de l’année.

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