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Dans l’autre cimetière de Google, où repose la partie sombre du web

6 milliards, c’est le nombre de demandes que les détenteurs de droits d’auteur ont envoyé à Google.

Lorsqu’on parle du cimetière de Google, c’est le plus souvent pour évoquer le nombre de services et d’applications que la firme a abandonnés au cours de son existence. D’ailleurs, récemment, Google a annoncé la fermeture de Stadia, son service de cloud gaming. Mais en plus de ce cimetière d’apps et de services Google, la firme fait aussi disparaître régulièrement des liens vers des sites jugés “pirates” de son moteur de recherche. Les demandes sont effectuées par les détenteurs de droits d’auteur. Google serait très réactif.

6 milliards de demandes envoyées à Google

Bien que des liens vers des sites de streaming illégaux (voici pourquoi il faut absolument éviter d’ouvrir ces liens) continuent d’apparaître sur les résultats, Google lutte activement contre le piratage. Un mécanisme bien rodé, appelé DMCA ou Digital Millennium Copyright Act, permet aux détenteurs de droits d’auteur de signaler des liens pirates à Google et de demander l’effacement de ces liens sur le moteur de recherche.

Et dernièrement, ce mécanisme a franchi un cap : Google a reçu un total de 6 milliards de demandes. En d’autres termes, les ayants droit ont demandé 6 milliards de fois à Google de retirer des liens présumés pirates de ses résultats de recherche. Les données publiées par la firme indiquent aussi que ces demandes ont été envoyées par plus de 300 000 entités. Elles concernent plus de 4 millions de noms de domaines.

Certains sites n’ont rien à faire dans ce cimetière

Google n’indique pas combien de liens ont été supprimés suite à la demande des ayants droit. Cependant, d’après le site TorrenFreak, le moteur de recherche accède à la majorité de ces demandes, soit en retirant les URLs incriminés de son moteur de recherche, soit en plaçant celles-ci dans une liste noire préventive (donc, les liens sont blacklistés avant même l’apparition sur les résultats Google). Mais il y a également de nombreux faux positifs : des liens tout à fait légitimes qui ont été signalés par des ayants droit.

“Lorsque nous recevons une notification de retrait pour atteinte aux droits d’auteur valable, nos équipes l’examinent attentivement pour vérifier qu’elle est complète et détecter d’autres problèmes éventuels. Si la notification est complète et si nous n’identifions aucun autre problème, nous supprimons l’URL des résultats de recherche”, peut-on lire sur le site de Google.

Pour le média TorrentFreak, spécialisé dans les questions de droit d’auteur, le piratage ne disparaîtra malheureusement jamais. Mais la bonne nouvelle est que Google est devenu un “partenaire volontaire” des ayants droit dans la lutte contre ce phénomène. Sa réactivité est la bienvenue.

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