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Google Chrome renonce à tuer les cookies tiers : les raisons de cette décision surprenante

Annoncé en 2020, le projet de remplacer les cookies tiers sur Chrome par une technologie plus respectueuse de la vie privée est abandonné.

En 2020, Google a annoncé son intention de tuer les cookies tiers en rendant cette technologie obsolète sur Google Chrome. Pour rappel, les cookies tiers sont un type de cookies qui permettent de suivre l’activité d’un internaute entre plusieurs sites. Et si cette technologie préoccupe les organisations qui défendent le droit à la vie privée en ligne, elle est aussi nécessaire pour de nombreuses entreprises pour afficher des publicités pertinentes sur les sites web gratuits. Afin de mieux protéger la vie privée de ses utilisateurs, tout en préservant le modèle économique des sites et services gratuits en ligne, Google Chrome a développé des technologies alternatives pour ne pas affecter les revenus publicitaires des sites, tout en se passant des cookies tiers.

Le déploiement de ces technologies alternatives de Google, ainsi que la fin de cookies tiers sur Chrome, a été repoussé de nombreuses fois. Mais la grande mise à jour de Google Chrome devait être déployée à partir de 2025. Pourtant, cette semaine, Google fait une annonce surprise : finalement, Chrome va continuer à prendre en charge les cookies tiers. “Au lieu de déprécier les cookies tiers, nous introduirons une nouvelle expérience dans Chrome qui permettrait aux utilisateurs de faire un choix éclairé qui s’appliquerait à leur navigation sur le Web, et ils pourraient ajuster ce choix à tout moment. Nous discutons de cette nouvelle voie avec les régulateurs et collaborerons avec l’industrie au fur et à mesure de son déploiement”, indique la firme dans un communiqué.

En d’autres termes, au lieu de remplacer les cookies tiers par une technologie moins intrusive (qu’il a développée pendant 4 ans), Google va tout simplement être plus transparent envers les utilisateurs de Chrome sur le fonctionnement de ces cookies. Mais pour le moment, la firme n’a rien de concret à présenter.

Pourquoi cette décision ?

D’après Google, les premiers tests qu’il a réalisés ont montré que les technologies qu’il a développées ont le potentiel de résoudre le problème posé par l’utilisation des cookies tiers, tout en permettant aux sites gratuits de continuer à générer des revenus via des pubs personnalisées. “Dans le même temps, nous reconnaissons que cette transition nécessite un travail important de la part de nombreux participants et aura un impact sur les éditeurs, les annonceurs et toutes les personnes impliquées dans la publicité en ligne”, indique néanmoins la firme.

Pour rappel, Google a par exemple développé une technologie appelée Topics API. Celle-ci détermine les centres d’intérêt de l’utilisateur en analysant l’historique de navigation sur Chrome, sans envoyer ces données sur des serveurs. Ainsi, il devient possible, pour les réseaux publicitaires, de savoir quels sont les sujets qui intéressent un internaute, sans accéder à son historique.

  • En 2020, Google a annoncé son intention de rendre les cookies tiers obsolètes sur Google Chrome
  • Ces cookies permettent aux réseaux d’annonceurs d’afficher des publicités pertinentes, par rapport aux centres d’intérêt de l’internaute
  • Google a voulu remplacer les cookies tiers par des technologies plus respectueuses de la vie privée, mais qui permettent aussi aux sites gratuits de continuer à générer des revenus publicitaires
  • Mais, dans un communiqué de presse, Google annonce qu’il ne va finalement pas tuer les cookies tiers sur Chrome
  • À la place, la firme va plutôt aider les internautes à faire des choix plus éclairés
  • L’une des technologies développées par Google permet aux annonceurs de connaître les centres d’intérêt d’un internaute, sans accéder à son historique

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Par : Opera
1 commentaire
1 commentaire
  1. Les cookies-tiers ne servent qu’au pistage lequel sert la publicité.
    Il est tout de même effarant que la publicité soit venue pareillement parasiter la navigation sur le Web et, depuis Windows 10 et surtout 11, les OS Windows.
    On peut envisager à titre personnel une politique zéro pub, laquelle requiert passablement de boulot, en particulier sur Windows 10/11, en particulier sur les navigateurs, en particulier sur les navigateurs d’architecture Chromium.
    Un navigateur tel que Firefox rend les choses plus aisées, mais demande des extensions et scripts ad-hoc pour éliminer l’ensemble de la pub et des traqueurs associés.
    On y parvient, ici.
    Contre-argument : la pub permet à des sites sans moyens de vivre.
    Contre-contre-argument :
    1- Les sites qui auraient les moyens de se dispenser de pub s’enrichissent à notre détriment.
    2- Les sites qui ne sauraient exister financièrement sans pub n’ont qu’à chercher d’autres sources de revenus ou plier bagage. Internet n’EST PAS une vitrine de promotion, Internet est un ensemble de réseaux dédiés à la communication (au sens propre, pas à celui improprement détourné par la “com”). Je suis commerçant, je vis de mon commerce (physique et/ou numérique) et je réserve une part des revenus pour la gestion de mon siite Web, mais je ne considère pas que la pub/Web doive financer mon site.

    Trop de pub tue la pub. On pourrait envisager une “nouvelle alliance” entre les publicitaires et les consommateurs, tous supports confondus, où la pub qui gave se substituerait en pub de qualité, informative, en quantité raisonnable et, sur le Web, libre de tout pistage. Vrai que la pub coûte et que le ROI (Retour sur Investissement) se délecte du ciblage lequel améliore la rentabilité. Aux dépens de nous tous. Mais non, au contraire, sieur Pub fait le forcing. Soit.

    Ainsi, pour ce qui me concerne, c’est mon avis à moi et je le partage : zéro pub. En attendant des jours meilleurs, improbables, ou la communication d’entreprise aura cessé de prendre le consommateur pour un abruti, pour une oie qu’on gave, se penchera sur l’étique et moins sur l’étiquette. Ps pour demain.

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