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Google Flight ferme son outil de réservation : mais pourquoi ?

Un arrêt qui pourrait bien rendre service à l’image de Google auprès des régulateurs.

Le comparateur de vol Google Flight va mettre fin à la possibilité de réserver des billets d’avion directement depuis son interface. La plateforme qui formait un véritable raccourci dans les recherches des utilisateurs, et qui faisait de l’ombre à tous les autres services, ne sera plus disponible en Europe à partir du 30 septembre prochain.

La société l’a annoncé dans ce qui serait pour elle un abandon, faute de popularité de son service. “Nous nous sommes finalement rendu compte que les internautes préféraient réserver leur vol directement sur les sites de nos partenaires”, explique un porte-parole de Google. On a du mal à la croire… Avec Google Flight, le marché était surtout inégalement accessible entre Google Flight et ses concurrents comme Kayak, Sky Scanner, eDreams, ou encore Liligo.

Bien sûr, Google ne prenait pas de commission sur les ventes des billets effectuées via Google Flight. Mais il n’empêche qu’elle barrait la route aux autres agrégateurs et comparateurs avec un accès privilégié dans les résultats de recherche.

Si bien que dans le contexte d’enquête antitrust en Europe comme aux États-Unis, faire un pas en arrière sur un tel service n’est pas si contraignant pour ses intérêts économiques, mais très intéressants pour son image. Google décharge sa valise dans ses dossiers de pratiques anticoncurrentielles.

De tels soupçons de pratique se trouvent aussi dans toutes les requêtes liées à la navigation (Google Maps), des vidéos (YouTube) et du shopping (Google Shopping). Mais pas sûr que Google souhaite faire le même tri sur ces dossiers.

Parmi les autres casseroles qui pèsent actuellement sur Google Flight, son changement de mesure des émissions de CO2 des avions. Il y a un mois, Google se faisait épingler pour l’absence de prise en compte des chemtrails, ces fameuses traînées blanches liées à la condensation.

Selon les scientifiques, celles-ci pourraient avoir un autant d’impact sur la hausse des températures que les émissions de CO2 rejetés. Un journaliste de Greenpeace, cité dans un article de la BBC, disait que : “Google a effacé une grande partie des impacts climatiques de l’industrie aéronautique de ses pages”.

Ce que nous a appris Google Flight

Pour faire l’avocat du diable, Google Flight avait tout de même le mérite de proposer des outils très complets pour en savoir plus sur l’évolution des prix des billets dans le temps, des meilleurs prix selon les jours de la semaine, voire des meilleures distances où voyager selon un budget donné.

De la data analysée par Google, la plateforme a aussi pu révéler quelques informations intéressantes au cours de ces cinq dernières années, qu’elle a récemment dévoilées.

Parmi elles, il y avait la fameuse légende urbaine des billets moins chers sur certaines plages horaires la nuit, et surtout le mardi. Avec les données enregistrées par Google Flight de 2017 à 2022, il fut avancé qu’à ces périodes, les prix étaient généralement moins chers que de 1,9 %, comparé aux prix affichés les week-ends.

“Si votre voyage est prévu dans quelques semaines, n’attendez pas le mardi pour réserver votre vol. Faites le maintenant, au cas où le prix augmenterait”, disait James Byers, le responsable produit de Google Flight pour aiguiller ses clients. Dans ses autres analyses, la plateforme montrait que sur cinq ans de vols, les départs le lundi, mardi ou mercredi étaient en moyenne 12 % moins chers que les billets au départ le week-end.

“Si l’on exclut les destinations internationales, les économies potentielles sautent encore plus haut, à 20 %”, ajoutait le responsable. Pour pouvoir acheter les billets le moins cher, il faudrait alors réserver ses billets entre 3 et 8 semaines avant le décollage, avec un prix le plus bas en moyenne au 44e jour avant le décollage. Cela n’est qu’une moyenne globale, car pour des vols en provenance des États-Unis et en direction de l’Europe, il faudrait plutôt compter 129 jours d’avance.

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5 commentaires
5 commentaires
    1. “Il y a un mois, Google se faisait épingler pour l’absence de prise en compte des CHEMTRAILS, ces fameuses traînées blanches (…) ”

      N’importe quoi 🙂 ! Voilà que Presse-citron tourne au conspirationnisme…

      Les traînées de condensation derrière les avions s’appellent des contrails. Les “chemtrails” sont des prétendues traînées de produits synthétiques (chemical trails) sorties tout droit de l’imagination des conspis et des rédacteurs pas très scrupuleux faisant des copier-collés à tout va.

      J’ai vérifié c’est même pas dans l’article source, faut arrêter la fumette, ça attaque le cerveau.

  1. c’est le meilleur (même si je préfère ne plus utiliser de services Google)
    Mais la comparaison de prix, la notification en cas de changement de tarifs etc, est un gros plus.

    Après, je n’ai jamais était jusqu’au bout des démarches pour réserver, mais j’allais ensuite direct sur le site de la compagnie.

  2. C’est toujours simple de dire “c’est parceque Google le place en première page”.

    J’ai découvert Google flight par hasard….et ce sont les seuls à être efficace et pas mensonger sur les prix ( à la limite de l’arnaque certains)

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