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Google Maps : qu’est-ce que c’est que cette « forêt du Quoicoubeh » ?

Le Quoicou quoi ? Si vous ne connaissez pas ce terme, vous êtes probablement ce que les plus jeunes qualifient de « boomer ».

  • Sur Google Maps, on peut trouver la forêt du Quoicoubeh
  • Ce point d’intérêt a été imaginé par un adolescent qui souhaitait faire rire ses amis en intégrant le terme “Quoicoubeh” sur l’application
  • Mais la blague n’a pas été du goût de tout le monde

C’est LE terme à la mode dans les cours de récré. Le néologisme de 2023 né des évolutions du langage parlé. Le « quoicoubeh » est de ces termes qui ne veulent rien dire ou presque (quand un personne dit « quoi » on répond « quoicoubeh » et c’est tout) mais qui ont au moins le mérite de créer un fossé entre les générations, pour le plus grand bonheur des plus jeunes qui ne se privent pas de rire de leurs aînés. En gros, les jeunes se moquent des plus vieux comme les plus vieux se moquaient de leurs aînés avant eux.

Cette tendance a récemment pris vie sur Google Maps, application GPS de Google, où la forêt de « Quoicoubeh » a fait son apparition. D’où sort-elle ? Du cerveau d’un ado, évidemment.

La forêt du Quoicoubeh sur Google Maps, c’est quoi ?

C’est à Coly-Saint-Amand, en Dordogne, que la forêt du Quoicoubeh est visible sur l’application Google Maps. Ce nom a été choisi par Antonin, le fils de 15 ans du propriétaire du terrain en question. « J’ai vu une vidéo d’un restaurant qui s’appelait comme ça à Paris, donc j’ai voulu faire la même chose avec le forêt de mon père », a déclaré le jeune homme à France Bleu. Et Google Maps a validé la demande.

Une blague qui se retourne contre lui puisque les curieux se sont empressés de se rendre dans la forêt du Quoicoubeh. « Au début, c’était pour amuser mes copains, je suis surprise de l’ampleur que ça prend » explique Antonin. Depuis la création de ce point sur Google Maps, 300 personnes s’y sont rendues et on compte plus de 58 000 vues sur ce point d’intérêt.

Problème : le voisinage subit les conséquences de cette blague. « J’ai plein de gens qui débarquent chez moi parce qu’il a mis mon adresse, indique à France Bleu Valérie, propriétaire d’un gîte situé un peu plus bas dans la forêt. Ça devient un peu pénible, tous les jours il y a des camping-car qui se garent dans mes pruniers ».

Visiblement gêné, Antonin assure qu’il ne voulait pas créer de problèmes dans le village. La voisine a demandé un retrait du point d’intérêt à Google et attend toujours une réponse. À l’heure où nous écrivons ces lignes, la forêt du Quoicoubeh existe toujours sur Google Maps.

Le maire de la commune, lui, préfère rire de la situation. S’il reste vigilant quant à la gêne que cela pourrait occasionner pour les riverains, il se félicite que les jeunes du village soient « actifs sur la commune » et qu’ils se rendent dans la forêt. Vivement le bois des Cramptés et la rivière Apayinye.

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2 commentaires
2 commentaires
  1. heu le lien n’a pas l’air d’expliquer clairement l’origine de Quoicoubeh mais c’est simplement QUOU-A d’où QUOU-B

  2. « Au début, c’était pour amuser mes copains, je suis surprise de l’ampleur que ça prend » explique Antonin.
    Antonin, le fils de 15 ans, “surprise” ? Oh! la vilaine 🙂

    Sinon,

    “En gros, les jeunes se moquent des plus vieux comme les plus vieux se moquaient de leurs aînés avant eux.”
    Sauf que les plus vieux se moquaient pour d’autres raisons que d’ignorer une imbécilité.

    Je sais que c’est pas facile pour les plus jeunes, horizons nuageux, perspectives ombrageuses mais enfin, est-ce une raison pour s’abandonner à des pitreries sans queue ni tête ? Reconnaissons-le : il n’y a pas que le “système”, il y a aussi le comportement, les réflexions (enfin, quand réflexion il y a) de chacun d’entre-nous et quand je vois ce que je vois, quand j’entends ce que j’entends … le désespoir me guette, moi aussi 🙂

    Le pire c’est que nombre de ces jeunes, ceux qui se lâchent sur les réseaux sociaux en particulier, sous couvert d’anonymat (relatif) et en quête de notoriété (relative) apparaissent pour la plupart totalement différent hors de leur meute. Il y a certainement un emprisonnement psychique duquel les plus intoxiqués ne sont pas prêt de se libérer.

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