Le lancement de ChatGPT a marqué le début d’une course acharnée dans le secteur de l’IA générative, c’est-à-dire capable de créer du contenu textuel, audio, visuel ou même des lignes de code. Et si les États-Unis sont actuellement en tête, la France s’impose petit à petit comme un champion européen dans la filière. Voici 7 des jeunes pousses les plus prometteuses de l’Hexagone.
Mistral AI
Il est impossible de commencer ce classement sans mentionner Mistral AI, le leader de l’IA générative sur le Vieux Continent. Fondée en 2023, la startup s’est imposée, en seulement un an, comme l’un des leaders mondiaux de l’industrie. Ses cofondateurs, Arthur Mensch, Guillaume Lample et Timothée Lacroix, ont auparavant travaillé chez DeepMind et Meta.
Ses grands modèles de langage (LLM), eux, sont en open source. Cela signifie qu’ils sont mis à la disposition du public pour être utilisés, modifiés et distribués librement. Une approche qui différencie la firme de ses rivales comme OpenAI et Anthropic, et qui attire les investisseurs.
Car Mistral AI a connu une ascension fulgurante. L’entreprise a acquis le statut de licorne dès décembre 2023, quelques mois seulement après sa fondation. En juin dernier, elle a bouclé un tour de table à hauteur de 600 millions d’euros, portant sa valorisation totale à 6 milliards d’euros. Elle a également établi un partenariat stratégique avec Microsoft, lui permettant de s’insérer sur le marché américain.
H Company
H Company (H pour Holistic) est aussi considérée comme un véritable fleuron français de l’IA générative. Quatre de ses cinq cofondateurs sont également passés chez DeepMind.
La société développe des modèles qui visent à améliorer la productivité des travailleurs, et à automatiser les tâches en entreprise. Ils peuvent être considérés comme des « agents d’IA », car capables de décomposer des tâches complexes en plusieurs sous-tâches. De même, ils sont conçus pour raisonner et planifier, ce qui leur permet d’aborder les problèmes comme le font les humains.
La startup a levé 220 millions de dollars au mois de mai, auprès d’investisseurs français et internationaux de renom.
Dust
Dust, fondée en 2023 par Gabriel Hubert et Stanislas Polu, développe aussi des solutions destinées aux entreprises. Son point fort : des assistants d’IA spécialisés, directement reliés aux données et aux documents de ses clients. Ils sont avant tout destinés à des secteurs comme les ressources humaines, l’ingénierie, la relation client et les ventes.
À noter que la startup ne crée pas ses propres modèles de langage, mais propose des intégrations avec ceux de sociétés de premier plan comme OpenAI, Anthropic, Mistral et Google. Cette flexibilité permet aux entreprises de choisir le modèle le plus adapté à leurs besoins spécifiques, tout en garantissant que les assistants sont continuellement mis à jour avec les dernières avancées en matière d’IA.
Preuve de l’engouement suscité par son produit, Dust a levé 16 millions de dollars lors d’un tour de table en série A opéré en juin et mené par Sequoia Capital, le mastodonte américain du capital-risque.
LightOn
LightOn se distingue car elle est récemment devenue la première entreprise européenne spécialisée dans l’IA générative à entrer en Bourse, à Euronext Paris plus précisément. Une opération qui la valorise à 60 millions d’euros.
Elle développe deux produits phares adressés aux entreprises. Forge leur permet de développer des modèles adaptés à leurs besoins, tandis que Paradigm se constitue comme une plateforme d’IA générative tout-en-un, offrant la possibilité d’industrialiser les projets d’IA et d’en démontrer la valeur avec un retour sur investissement quantifiable.
Cet outil est très approprié à l’écosystème actuel, alors que de nombreuses entreprises souhaitent adopter la technologie mais peinent à trouver des cas d’usage précis et rentables.
Poolside
Poolside s’impose aussi comme un acteur ultra prometteur de l’IA générative. Fondée en 2023 par deux ingénieurs chevronnés, elle cible spécifiquement les développeurs. En stade d’amorçage, la jeune pousse n’a pas encore commercialisé de produit, mais ses démonstrations sont déjà plébiscitées.
Elle assure que ses grands modèles de langage seront plus performants dans le domaine du code que ceux de la concurrence, car ils pourront être entraînés sur les données propriétaires des entreprises clientes. De même, son assistant va permettre aux développeurs de créer et de tester rapidement du code à partir de prompts en langage naturel.
Poolside fait déjà couler beaucoup d’encre, avec un tour de table monumental à hauteur de 500 millions de dollars réalisé début octobre.
Giskard
Fondée en 2021 par Alex Combessie et Jean-Marie John-Mathews, Giskard diffère de nombreuses startups dans le secteur de l’IA générative. Elle vise en effet à relever les défis associés au déploiement de la technologie.
Son objectif : assurer la qualité, la sécurité et la conformité des modèles d’intelligence artificielle (IA), avec une plateforme conçue pour les professionnels de la filière, leur permettant de les tester. Elle peut être directement intégrée dans leurs processus de développement.
L’activité de Giskard est d’autant plus pertinente, la réglementation de l’IA prenant progressivement forme dans le monde, et plus particulièrement en Europe avec l’AI Act.
Ses outils pourront ainsi permettre aux entreprises de mettre leurs modèles à l’essai, afin qu’ils soient conformes aux nouvelles normes. D’ailleurs, la jeune pousse a reçu un investissement stratégique de 3 millions d’euros de la part de la Commission européenne pour développer sa plateforme SaaS.
Photoroom
C’est l’alternative à Photoshop made in France. Photoroom a été fondée en 2019 par Matthieu Rouif et Eliot Andres, et propose un outil boosté à l’aide d’algorithmes de deep learning pour éditer les images. De quoi offrir une immense quantité de possibilités pour les créateurs de contenus et les marchands, ses principaux clients.
L’application permet, par exemple, de supprimer ou de modifier des arrière-plans, de rajouter des objets à une photo ou de générer des arrière-plans de manière entièrement automatisée, à l’aide d’une simple requête textuelle. Le succès est tel que Photoroom s’impose comme une référence à l’international : la plateforme compte plus de 150 millions de téléchargements et 30 millions d’utilisateurs actifs dans le monde. Sa valorisation est quant à elle estimée à 500 millions de dollars.
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Il n’y a pas aussi The QA Company et son produit QAnswer qui existe depuis 2019 et qui a des contrats a l’international ? Je crois qu’ils sont avec la commission Européenne.