[infographie] Livres imprimés vs. eBooks

Une infographie publiée début août dans Newsweek et que je découvre à l’instant, qui donne quelques indications comparatives entre le livre imprimé et l’eBook. Où l’on apprend par exemple que le coût de production moyen d’un livre relié vendu 26 dollars est de 4,05 dollars, alors qu’un eBook vendu 9,99 dollars revient à 0,50 dollar.

Une infographie publiée début août dans Newsweek et que je découvre à l’instant, qui donne quelques indications comparatives entre le livre imprimé et l’eBook.

Où l’on apprend par exemple que le coût de production moyen d’un livre relié vendu 26 dollars est de 4,05 dollars, alors qu’un eBook vendu 9,99 dollars revient à 0,50 dollar. Un livre imprimé est donc vendu 6,41 fois son prix de revient, alors qu’un eBook coûtera au lecteur… 19,98 fois son prix de fabrication. Si l’on appliquait aux eBooks le ratio de marge des livres imprimés (déjà confortable), un livre électronique devrait coûter en moyenne… 3,20 dollars ! C’est ce qui s’appelle se refaire la cerise sur le dos du consommateur.


Voir l’image en grand format sur Newsweek

Pendant ce temps, les droits d’auteur sont aussi rabotés puisque l’écrivain touche presque deux fois moins sur chaque vente de eBook que sur les ventes du même bouquin au format imprimé (2,12 dollars contre 3,90).

Pour faire contrepoids, Newsweek précise cependant que certains livres vendus 12,99 dollars au format poche sont gratuits pour le Kindle d’Amazon. A propos d’eBook et de liseuses numériques, je me demande si le Cybook de Bookeen avec son format mini et son tarif raisonnable, ne serait pas actuellement le format idéal.


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17 commentaires

  1. s’cusez moi mais 200 balles pour un machin qui ne fait QUE lire des ebooks, je rajoute 3 sous et j’ai l’ipad qui est tout de même la classe au dessus ….

  2. Je pencherai plutôt pour un nook wi-fi (pour un français, la version 3G n’a aucun intérêt). Plus compatible, plus cool, plus bidouillable : je l’aime bien ce petit nook.

    Par contre, pour les amoureux des belles lettres, il existe une fonction intéressante sur le cybook, le changement très simple des fontes livrées (un peu plus dur sur le nook).

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  4. effectivement, sur les ebook, il y a un facteur 20 entre le cout de fabrication et de production, alors qu’il était de 6,5 sur le livre papier.

    Mais il me semble que la marge est plus intéressante à analyser que le ration des coûts. Et là, on se rend compte que le livre papier semble largement plus rentable, avec environ 22$ pour le papier contre 9,5$ pour l’électronique.

  5. Les sept romans de Jane Austen mentionnés sont dans le domaine public depuis au moins un siècle. Ironie de la part de Newsweek ?

  6. Ca me gonfle les gens qui comparent les ebooks readers avec l’Ipad. Bravo Steve Jobs tu as réussi à bluffer les consommateurs une fois de plus…

    Lire longuement avec un lecteur électronique est confortable pour les yeux grâce à la technique utilisée (e-ink). Le rendu est très proche d’un papier.
    Lire sur un Ipad, c’est exactement comme lire sur un écran d’ordinateur je défie quiconque de le faire (ou alors contactez moi par mail, j’ai des actions chez un ophtalmo).

    Quand aux prix pratiqués, pour moi c’est de la pure arnaque. Non seulement on se fait avoir sur les prix mais en plus il y a ces fichus DRM. Tant que les gens, les auteurs et les éditeurs ne gueuleront pas on aura la même merde qu’avec les MP3 DRMisé.

    Pour moi un livre électronique (sans DRM) ne devrait couter que 4€ et encore…

  7. Je ne comparerais pas les e-books aux livres reliés (hardcover) mais plutôt aux livres brochés (paperback) voire de poche.

    Et là, le comparatif me semblerait plus juste en termes de prix — du coup à l’avantage du livre papier — et de droits d’auteur — du coup à l’avantage du e-book vendu plus (trop) cher.

  8. Comme Jean-Jean, je pense que le ratio est un calcul qui n’amène rien dans ce cas.
    Ce qui intéresse l’éditeur le bénéfice net :
    prix vendu – frais divers = somme dans la caisse

    Donc on applique la formule à un livre papier de prix standard (pourquoi choisir une édition de luxe ?) et à un ebook de prix standard.
    Mais dans les frais il n’y a pas que la production du livre, il faut payer aussi tous les intermédiaires, même les libraires !
    Il me semble qu’un ebook fait appel à moins d’intermédiaires, pas de libraire qui paye le pas de porte, donc permet un bénéfice plus gros.
    Donc pour nous l’ebook devrait être bien moins cher pour rapporter aux vendeurs pareil q’un livre papier.

  9. Je suis tout à fait d’accord avec Jean-Michel.
    J’ai pu travailler dans une maison d’édition, et voir que l’édition est loin de s’en mettre plein les fouilles. Comme disait Jean-Michel, il y a tous les intermédiaires à payer (presse, communication, distribution, librairie…) sans parler des loyers et des salariés (mais on peut faire rentrer ça dans les coûts de production).
    En fait, la raison de telles marges est simples : le coût du risque. Sur 20 livres publiés (qui coûtent extrêmement cher à produire), tu peux espérer tout au plus un succès. Ce qui réduit très largement la marge. Concernant le livre numérique, les éditeurs ne se mouillent pour le moment pas (en France en tout cas), pour plusieurs raisons :
    – Traditionnelles : ils sont venus dans le métier pour l’amour du livre et du papier. Quitter ce support, c’est inimaginable, bien que ce soit nécessaire.
    – Financière : on peut avoir plus de lecteurs, mais aussi beaucoup de piratage (1 million de téléchargement du dernier Dan Brown aux Etats-Unis le jour de sa sortie).
    Et je pense que c’est la première raison qui fait que le prix du livre numérique est encore élevé.

  10. @Pastamiam Je suis, bien sur ,d’accord sur le fond, car la technologie n’est pas du tout la même.

    Pourtant l’Ipad, gràce à un très bon écran, permet une lecture confortable, (j’ai déjà lu plusieurs romans de 500 pages et mes yeux vont super bien). De plus, c’est un excellent lecteur de magazines en couleur en pdf..

    J’avais été, pour ma part déçu, par l’ebook reader Sony (le deuxième je crois): je l’avais trouvé bien trop terne et pas assez contrasté (et, de plus, trop lent lors du changement de page).
    Je pense que chacun doit essayer pour se faire une idée (certains amis m’ont déclaré qu’ils ne se verraient pas lire un long texte sur Ipad, alors, que d’autres, comme moi, en ont lu plusieurs et en redemandent)

  11. Bonjour à tous,

    Étant moi même l’auteur d’un ebook concernant l’habillement masculin, je me permet d’entrer dans le débat pour ajouter ma modeste contribution.

    1/ Je ne sais pas si cela varie fondamentalement entre la France et les USA, mais la part de l’auteur annoncée pour le livre papier est (si l’on calcule) de 15% pour un livre papier… ce qui me parait assez élevé quand (selon ce que j’avais pu lire), les auteurs débutant touchent 6% du prix du livre (ce qu’on m’avait proposé et m’avait fait dire non) et arrivent péniblement à 12% ou 15% pour les très gros succès… (si quelqu’un a une explication je suis preneur).

    2/ Si j’ai fais le choix avant tout d’un livre électronique, je ne cache pas que c’est en bonne partie par choix économique. Au moins en France, écrire un livre par le circuit traditionnel pour gagner de l’argent relève d’une certaine utopie (sauf best seller). Par rapport au temps investi quand on veut faire de la qualité, mieux vaudrait travailler au SMIC.

    3/ Malgré le prix que certains trouveront sans doute abusif (environ 25€ pour mon livre électronique en ce qui me concerne), il faut aussi prendre en compte qu’un livre en France ne se rend rarement qu’à plus de 500 exemplaires (et on parle du papier). Or, à l’heure actuelle, à un peu plus de 500 ventes et lorsque l’on prend en compte tous les frais que j’avais engagé personnellement (couverture du livre, site web, achat d’images, dessinatrices, mise en page) et impôts (en autoentrepreneur on paye aussi des frais)… j’arrive à l’heure actuelle tout juste à dégager les premiers bénéfices.

    4/ A ceux qui disent qu’un livre électronique devrait toujours être à 4-5€, il faut aussi prendre en compte deux choses : certes le contenu est moins cher à diffuser une fois qu’il est créé dans le cas d’un livre électronique, mais dans mon cas, une vente à ce prix aurait été une ruine. Car sur mon chiffre d’affaire, vous déduirez les 50% qui vont aux partenaires (la majorité des ventes étant faites par leur site), plus des frais de publicité.

    5/ Prenez en compte le possible piratage, car si à titre personnel j’ai fais le choix de ne PAS mettre de DRM (mais un autre système développé par mon informaticien), il est bien possible qu’une partie de mes possible bénéfices soit à terme perdu par le piratage.

    Voilà, j’espère ne pas avoir écrit un trop gros pavé, mais donner un autre point que vue qu’un consommateur me paraissait intéressant.

    Je suis bien entendu ouvert à vos autres questions 😉

    Charley

  12. Pingback: Books vs e-Books fight ! « Kind of Geek

  13. Cinq euros… en prenant en compte les frais paypal et le pourcentage de 50% qui va au partenaire réalisant la vente, je crois qu’on pourrait compter (du moins en ce qui me concerne) que fait un peu plus de 1000€ de CA avec mes quelques 600 ventes.

    En somme, de quoi être parfaitement déficitaire. Si certains pensent que cinq euros est le juste prix pour leur livre électronique, libre à eux. En ce qui me concerne, cette option serait tout simplement un suicide économique.

  14. Bonjour à tous,

    j’ai trouvé une tablette pas cher WM8650 de wondermedia

    j’ai réussi à changer la rom et installer uberoid
    maintenant je peux lire tous mes ebook et tout cela pour 75 euro.

    pas besoin de la tablet de AMAZON ou l’ipad

    incroyable non

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