Et si la France devenait l’un des leaders mondiaux de l’intelligence artificielle ? Aujourd’hui, l’Hexagone abrite l’une des startups les plus prometteuses dans le domaine. Lancé il y a moins d’un an, Mistral a déjà levé 105 millions d’euros en juin, puis 385 millions d’euros ce mois de décembre, pour une valorisation de 2 milliards de dollars.
Aujourd’hui, Mistral est déjà l’un des leaders européens de l’intelligence artificielle générative. En 2024, la startup pourrait même devenir l’un des leaders mondiaux, sur le plan technologique, en défiant OpenAI. Dans une interview avec France Inter, Arthur Mensch, le patron de Mistral, explique que le modèle actuellement proposé est du même niveau que GPT-3.5, le modèle lancé par OpenAI, il y a un an.
Et désormais, le but de la startup est de développer un modèle capable de rivaliser avec GPT-4. C’est la raison pour laquelle Mistral a levé des fonds une seconde fois. Et si vous pensez qu’il faudra attendre longtemps, vous vous trompez. En effet, dans l’interview, le patron de Mistral explique qu’il s’agit d’échéances qui se comptent en mois et non en années. Celui-ci explique que ce concurrent français de GPT-4 pourrait être lancé en 2024. Le lancement de ce modèle réduirait l’écart technologique entre la France et les États-Unis en matière d’IA générative. Cependant, il est important de préciser que pendant ce temps, OpenAI travaille déjà sur une IA encore plus puissante : GPT-5.
Ce que Mistral pense de la régulation européenne
Lors de cette interview, Arthur Mensch a également parlé de la régulation, alors que l’UE vient de trouver un accord provisoire pour un projet de loi visant à réguler l’intelligence artificielle. Le patron de Mistral n’est pas contre l’idée de réguler l’IA et estime qu’il est indispensable que les produits basés sur cette technologie soient déployés de manière sécurisée.
Cependant, il a aussi émis des réserves par rapport aux faits que la régulation peut désavantager les acteurs européens. “On veut garder un avantage compétitif par rapport à nos concurrents américains. On veut créer un champion européen, et on veut s’en donner les moyens. Il ne faut pas se couper les ailes un peu trop tôt en régulant trop vite une technologie qui ne fait qu’émerger”, a-t-il expliqué.
En tout cas, contrairement à ce qu’on peut penser, l’Europe a de nombreux atouts pour développer l’IA. En revanche, c’est au niveau du financement que le secteur a parfois des difficultés.
- La startup française Mistral estime que son modèle actuel a le même niveau que GPT-3.5, le modèle lancé par OpenAI il y a un an
- Grâce à sa récente levée de fonds, celle-ci travaille désormais sur un concurrent français et européen de GPT-4
- Ce modèle plus performant pourrait sortir dès 2024
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