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IA : pourquoi l’Europe n’a (presque) rien à envier aux États-Unis ?

C’est ce que suggère un rapport qui a de quoi nous rendre optimiste.

L’euphorie autour de l’intelligence artificielle touche très largement l’Europe qui n’a rien à envier aux États-Unis dans ce domaine. C’est ce que l’on peut retenir du dernier rapport 2023 State of European Tech proposé par la société de capital-risque Atomico.

Parmi les principaux enseignements de cette étude, on peut noter que le vieux continent compte désormais plus de travailleurs hautement qualifiés dans ce domaine que les États-Unis. Au cours des dix dernières années, le nombre de personnes travaillant dans l’IA a ainsi augmenté de 1000 % !

Un vent d’optimisme souffle sur l’Europe

Cette vitalité s’incarne dans les levées de fonds réalisées cette année en Europe. Ainsi, 11 des 36 méga-projets financés à plus de 100 millions d’euros sont liés au secteur de l’IA, précise le rapport. Dans ce registre, la startup tricolore Mistral AI a marqué les esprits avec un amorçage de 105 millions d’euros.

Et comment ne pas citer le nouveau projet de laboratoire français d’IA basé à Paris, Kyutai. Doté d’un financement de 300 millions d’euros, cette initiative est abondée par les deux milliardaires français Rodolphe Saadé et Xavier Niel, ainsi que par la fondation de l’ancien PDG de Google Eric Schmidt.

Comment expliquer ce dynamisme ? Parmi les raisons invoquées dans le document d’Atomico, on note que l’Europe attire plus de talents américains qu’elle n’en perd. Un constat à contre-courant des idées reçues. Ainsi, 8400 travailleurs américains de la Tech sont arrivés chez nous l’an dernier, contre 8300 qui ont fait le chemin inverse.

Cité par nos confrères de The Next Web, Tom Wehmeier, responsable des renseignements chez Atomico, souligne ainsi : “Il y a toujours eu ce mythe selon lequel l’Europe voyait un grand exode de talents vers les États-Unis. Mais lorsque l’on examine leurs données, on constate que c’est en fait l’inverse qui est vrai.”

De vrais soucis de financement

Au chapitre des mauvaises nouvelles, le rapport avance surtout des soucis au niveau du financement des startups. Aux États-Unis, les entreprises technologiques ont 40 % plus de chances d’obtenir un financement par capital-risque au cours de leurs cinq premières années d’existence, rapportent les experts.

De même, ce sujet de la recherche de capitaux est le défi le plus fréquemment cité par les dirigeants et les fondateurs de startups. La plupart continuent de penser que ce souci perdurera en 2024.

Ce qu’il faut retenir :

  • Le secteur de la Tech européen est porté par la vague de l’IA
  • Les projets sont nombreux, notamment en France
  • Les talents sont également bien présents sur le vieux continent

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