Le 23 octobre dernier, en visite à Washington pour parler devant le Congrès, le PDG de Facebook Mark Zuckerberg a discrètement rejoint la Maison Blanche pour dîner avec Donald Trump, le président des États-Unis. Il aura fallu près d’un mois avant que l’information ne fuite dans la presse, suite à un article de nos confrères de NBC News.
Si cette entrevue avait de quoi poser des questions du fait des invités présents conjointement, une interview sur le plateau de l’émission CBS This Morning a remis le sujet sur le devant de la toile. En réponse à une question de la journaliste Gayle King, Zuckerberg s’est montré très gêné, bafouillant. Pour se protéger, l’homme n’a pas trouvé mieux que d’évoquer le respect de sa vie privée.
Un Zuckerberg maladroit
Une réponse – et une ligne de défense – encore plus intéressante que l’ensemble de son entretien. Invité dans l’émission de CBS This Morning, Zuckerberg s’est montré très maladroit, en réponse à Gayle King, lui demandant si Trump tentait de « faire pression sur lui de quelque manière que ce soit ». « Non… Je veux dire… Je ne pense pas que ce soit… Je pense que certaines des choses dont les gens parlent ou pensent qu’on discute dans ces discussions ne sont pas vraiment comment cela fonctionne », a répondu Zuckerberg. L’extrait est disponible ci-dessous.
EXCLUSIVE: @GayleKing asked @Facebook’s Mark Zuckerberg about the nature of his recent meeting with President Trump.
“We talked about a number of things that were on his mind and some of the topics that you read about in the news around our work.” https://t.co/22a5fbqOX2 pic.twitter.com/OJJZ8BWwvu
— CBS This Morning (@CBSThisMorning) 2 décembre 2019
Il faut dire que ce dîner a eu de quoi inspirer les différents journaux. À table, les deux hommes n’étaient pas les seuls conviés. Peter Thiel, un membre du conseil d’administration de Facebook, était également de la partie, et sa présence a de quoi déranger et réveiller les soupçons. L’homme est un supporter revendiqué de Trump, et avait fait partie des principaux donateurs de sa campagne pour les élections de 2016. Dans notre article du 21 novembre, près d’un mois après l’entrevue, nous mentionnions déjà l’idée que ces échanges restés privés avaient de quoi déranger.
Il aurait été préférable pour Zuckerberg qu’il réponde d’un non catégorique à la question de la journaliste. Mais pour couronner le tout, le PDG de Facebook est resté sur sa défensive, finissant sa réponse par l’évocation de sa vie privée – une notion au cœur de l’actualité des dérives de Facebook. « Je veux aussi respecter le fait que c’était un dîner privé… une discussion privée », avait-il répondu sur le plateau.
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La vie privée seulement pour les riches …
Petites magouilles en perspective des futures élections. Donald recommence !!!!