Le match PSG-OM est toujours un moment particulier pour le football français. L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) a justement voulu marquer le coup à sa façon en ciblant de nombreux sites pirates qui diffusent illégalement la Ligue 1.
Une action choc
D’après L’Équipe, deux salves de blocage ont été initiées trente minutes avant le Classique et trente minutes après le coup d’envoi. La directrice générale adjointe adjointe de l’Arcom, Pauline Combredet-Blassel, a ainsi expliqué la marche à suivre au quotidien sportif : « Une fois que les PV sont établis par les ayant droit, et que la liste est identifiée, il ne nous reste plus qu’à déclencher le blocage à des heures qui maximisent l’efficacité ».
Dans le détail, 171 noms de domaine ont donc été bloqués au cours du dernier week-end de foot. Mais un détail troublant a tout de même été noté par nos confrères : ce total est inférieur au chiffre noté lors du dernier OM-PSG lors de la phase aller (340). D’après la dirigeante, cette diminution est justement une bonne nouvelle :
Nous menons dorénavant des opérations massives quasiment tous les week-ends. La principale explication à cette baisse observée est donc la répétition des actions menées, qui joue sur le renouvellement et le nombre de services ciblé.
Selon elle, si l’impact de ces mesures n’est pas forcément simple à chiffrer à court terme, « le piratage recule depuis que nous avons mis en place ce système. Cela nous permet aussi d’identifier des points d’alertes, comme l’utilisation de sites IPTV, sur lesquels portent aujourd’hui majoritairement nos actions ».
Tout le monde ne semble pas convaincu, à commencer par le directeur général de DAZN France, Brice Daumin, qui déplorait en février dernier : « L’Arcom ne travaille pas les week-ends. En Angleterre, on est capable de bloquer 10 000 liens en deux jours, en Italie, c’est 18 000. Et l’Arcom, c’est 5 000 par an. Autrement dit, l’Italie réalise en un week-end ce que l’Arcom met trois ans et demi à faire ! »
Un problème de fond
Pour rappel, en novembre 2024, la LFP et l’Arcom révélaient des données alarmantes concernant le piratage de la Ligue 1. Selon une étude, 37% des spectateurs du championnat l’ont suivi illégalement depuis le début de la saison. Ce chiffre a atteint un niveau encore plus élevé pour le match OM-PSG (le premier de la saison), avec pas moins de 55% des spectateurs ayant recouru à des moyens détournés.
Le manque à gagner pour le secteur du sport lié à la retransmission illégale des événements est estimé à 290 millions d’euros par an. Malgré les efforts pour bloquer les sites pirates, les autorités s’inquiétaient déjà de la montée en puissance des IPTV. Signalons pour finir que le coût élevé des offres légales est souvent cité comme une raison de ce contournement.
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