En matière de piratage, l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) sait de quoi il parle. Cette agence rattachée à l’UE est en effet chargée de la promotion de la protection de la propriété intellectuelle au sein des États membres. L’organisation vient justement de publier le rapport « Atteintes en ligne au droit d’auteur dans l’Union européenne : films, musique, publications, logiciels et télévision, 2017-2023 » que nous avons pu consulter. Voici ce qu’on en retient.
Un piratage stabilisé, mais une explosion des IPTV
L’EUIPO note tout d’abord que le piratage en ligne constaté parmi les internautes européens reste stable par rapport à l’année dernière, avec une moyenne de 10 accès mensuels. Mais ces chiffres masquent une autre tendance qui inquiète fortement les ayants droit : la montée en puissance des IPTV illégales.
L’étude est justement très claire à ce sujet et relève une hausse de 10 % des visites de sites web dédiés à l’abonnement à des services IPTV en 2023. Dans le détail, jusqu’à 1 % des internautes de l’UE auraient rejoints à une de ces offres illégales en l’espace de deux ans seulement, sans compter tous les utilisateurs qui avaient déjà souscrits avant 2022. Cette donnée vaut aussi pour la France, et d’après d’autres études récentes, entre 4 à 5 % des internautes auraient intégrés ces services.
Les causes du piratage
Le rapport de l’EUIPO se penche par ailleurs sur les origines du piratage en ligne. Deux faits principaux en ressortent. La présence de fortes inégalités de revenus et d’une population plus jeunes que la moyenne booste ces activités illégales. À l’inverse, un PIB par habitant plus élevé et une sensibilisation accrue du public permettent de réduire le piratage.
De manière un peu plus étonnante, l’étude indique que la présence de davantage de plateformes légales permet de réduire le piratage. On aurait plutôt spontanément pensé que ce fractionnement de l’offre générait des tentations de triche.
Comment réduire le piratage ?
Ce rapport, décidément très riche, propose aussi quelques solutions pour réduire la fréquentation des sites illégaux. L’EUIPO recommande à cet égard de renforcer l’offre légale. Ce n’est pas directement dit dans le rapport, mais ce dernier constate en tout cas que l’argument financier joue à fond dans la décision de pirater.
La mise en place d’actions coercitives est aussi promue et on a pu voir ces derniers temps que la répression s’abat de plus en plus sur les réseaux qui diffusent des œuvres protégées illégalement. Enfin des campagnes éducatives pourraient aussi permettre de faire reculer ce phénomène.
João Negrão, directeur exécutif de l’EUIPO, conclut ainsi :
Notre étude révèle les dynamiques complexes de la consommation numérique et les facteurs favorisant le piratage. Il est impératif de s’attaquer aux causes profondes de ce type d’agissements, qui sont souvent liés au manque d’accès à des contenus légaux abordables et à la nécessité de sensibiliser davantage le public aux conséquences du piratage.
Êtes-vous surpris par les résultats de cette étude, et partagez-vous ses constats ? Dites-le-nous dans les commentaires.
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Quand on arrêtera de payer des centaines de millions d’euros pour acheter des joueurs, l’abonnement sera plus raisonnable non?
Il a fallu une étude pour en venir a ce résultat ? Sérieusement ?
Les gens qui piratent le crie haut et fort les problèmes engendrant ces résultats.
Et c’est valable pour tout en faite.
Quand les ayants droits arrêteront d’essayer de se gaver sur le dos des gens et qu’il y aura centralisation des offres et contenus VOD, les pratiques s’arrêteront d’elle même.
Tant d’argent dépensé pour une lutte perdu d’avance.
Et si internet devient impossible, d’autres moyens seront simplement utilisé (internet 3.0, je vous laisse chercher le terme).
Rien à voir. C’est juste que les chaînes de télé ne veulent pas payés les droits pour pouvoir diffuser les matchs mais par contre ils veulent que les gens payent cher l’accès à leurs chaînes.