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IPTV : et si on arrêtait de se tromper de combat contre le piratage ?

Les techniques actuelles ne fonctionnent pas.

Contre le piratage (IPTV, streaming illégal), les autorités et les ayant-droits expliquent régulièrement que le blocage des noms de domaine permet de régler en partie le problème. Ces méthodes sont employées partout en Europe et dans une partie du reste du monde. Mais, après plusieurs années où cette technique est utilisée, la réussite est-elle vraiment au rendez-vous ?

Toujours plus de répression : pour quels résultats ?

Il est permis d’en douter en observant l’exemple du Portugal. Comme le rapporte le site spécialisé TorrentFreak, un système de blocage a été mis en place en 2015 dans ce pays avec un partenariat entre le gouvernement, les titulaires de droits et les fournisseurs d’accès à Internet qui a servi de modèle à d’autres nations.

Des milliers de noms de domaines ont été bloqués au fil des ans. Or, si cette technique semble fonctionner pour faire diminuer l’audience d’un site pirate en particulier, les internautes se retournent au final vers d’autres acteurs, ce qui ne fait que déplacer le problème.

La semaine dernière, l’agence de surveillance du piratage MUSO a partagé des données intéressantes à cet égard. Elle précise qu’alors que ce pays a mis en place des mesures antipiratages strictes, « le taux de piratage par utilisateur au Portugal est supérieur de 33 % à la moyenne européenne, ce qui en fait l’un des territoires les plus actifs en matière de consommation de contenus non autorisés ».

Et Muso ajoute : « Cette tendance à un engagement élevé est restée constante pendant plusieurs années, ce qui indique la nécessité de stratégies de répression continues et plus précises ».

Agir sur l’offre légale

On l’aura compris, pour les autorités portugaises (comme pour celles des autres pays européens), la mise en place d’outils antipiratage est le seul moyen envisagé. Il y en a pourtant un autre qui serait sans doute mieux à même de fonctionner.

Il faudrait en effet agir sur l’offre et discuter avec les diffuseurs. Plusieurs études et experts s’accordent ainsi pour dire que la fragmentation des plateformes et les prix trop élevés pratiqués par les services jouent à fond dans la décision de se tourner vers des alternatives illégales. En agissant sur ces deux leviers, on aurait donc un moyen de limiter radicalement le piratage, mais cela n’est malheureusement pas du tout la voie suivie.

Ce qu’il faut retenir :

  • Le blocage des sites pirates déplace simplement le problème
  • Le Portugal reste très touché par le piratage malgré des mesures strictes
  • Améliorer l’offre légale et baisser les prix serait plus efficace

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Par : Opera