Alors que le streaming illégal ne cesse de gagner du terrain, les autorités et les ayants droit intensifient leur lutte contre ce phénomène. En Espagne, un coup majeur vient justement d’être porté à l’écosystème de l’IPTV pirate, avec des conséquences qui risquent de se faire sentir bien au-delà des frontières ibériques.
LaLiga, l’organisme qui gère le football professionnel espagnol, a annoncé qu’en collaboration avec les forces de l’ordre, elle est parvenue à démanteler DuckVision, une plateforme d’IPTV illégale qui comptait pas moins de 200 000 utilisateurs et permettait d’accéder à des offres telles que DAZN et ESPN. Cette action est intervenue à un moment crucial, juste avant le derby madrilène Real Madrid-Atletico Madrid, le week-end dernier. Ce type de rencontre est justement connu pour générer une recrudescence des diffusions pirates.
Un message fort aux pirates
Cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre le piratage. Javier Tebas, le président de LaLiga, ne cache pas sa satisfaction. Pour lui, cette victoire n’est que le début d’une longue série : « Ce ne sera pas la dernière plateforme illégale que nous désactiverons »
Les dirigeants du foot espagnols rappellent régulièrement le manque à gagner généré par ces offres illégales avec des pertes situées entre 600 et 700 millions d’euros par an. La répression s’intensifie donc et LaLiga collabore même avec des organisations internationales pour agir à l’échelle mondiale.
Pour l’heure, l’action des autorités se focalise surtout sur les opérateurs de ces services. Mais les utilisateurs courent aussi des risques chez nos voisins. En effet, des amendes pouvant aller jusqu’à 450 euros peuvent être infligées aux clients des plateformes IPTV.
Malgré l’ampleur de cette opération, il est peu probable qu’elle mette un terme définitif au phénomène de l’IPTV. Comme souvent dans ce domaine, on peut s’attendre à voir émerger de nouveaux acteurs qui viennent combler le vide laissé par DuckVision.
En France aussi, la lutte contres les offres pirates s’intensifie. Pour ne citer qu’un seul exemple récent, Canal+ et la LFP ont assigné les principaux VPN du marché : NordVPN, Proton VPN et Cyberghost. En plus de ces trois-là, Canal+ a visé Surfshark VPN et Expressco Services/Express Technologies Limited, les éditeurs d’ExpressVPN devant le Tribunal judiciaire de Paris. Les deux plaignants espèrent une meilleure collaboration de ces services pour s’assurer de l’efficacité des mesures de blocage.
Que pensez-vous de ce type d’opération ? Les tactiques employées vous semblent-elles être la solution pour en finir avec le piratage ? N’hésitez pas à partager votre avis dans les commentaires.
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