Il y a quelques jours, le 8 avril dernier, un équipage entièrement privé s’est élancé à bord d’une fusée de SpaceX dans la direction de l’ISS, la station spatiale internationale. À bord de la capsule Crew Dragon de la firme d’Elon Musk, quatre hommes d’affaires et autres chefs d’entreprises partaient pour un voyage de dix jours dans l’espace.
Une fois dans la station spatiale, les quatre touristes allaient cohabiter avec les astronautes professionnels présents à bord. Ce périple, qui devait durer 10 jours sur le papier, en fera finalement 12 à annoncer hier la NASA dans un communiqué. Alors que le désamarrage devrait déjà avoir lieu à l’heure où nous écrivons ces lignes, les quatre touristes sont toujours à bord, et ils ne devraient rejoindre la terre ferme que ce mercredi.
Prochain objectif : la Lune ?
Un retard sur le programme initial qui ne semble pas déranger les quatre touristes eux qui ont exprimé leur souhait de se rendre sur la Lune dès que possible. Un périple sans prétention, réalisée par une poignée d’hommes seulement dans l’histoire de l’espèce humaine. Un voyage de 300 000 km rien que pour la première moitié du voyage, et qui a demandé des années de travail acharné à la NASA.
L’agence spatiale américaine a d’ailleurs la plus grande peine du monde à reproduire la mission Apollo, avec son tout nouveau programme Artemis qui devrait prendre la direction de la Lune en 2025 à bord d’une fusée SLS. Pour le moment l’équipage n’a pas été annoncé, et s’il devait être composé d’astronautes professionnels, ils risquent d’être très rapidement rattrapés par des touristes et autres voyageurs de l’espace ultra-riche à la recherche de nouvelles aventures.
Mais ces rêves restent bien loin du quotidien du commun des mortels. Avec un prix du billet non divulgué, mais estimé entre 55 et 70 millions de dollars, cette mission de tourisme spatial baptisée Axiom-1 a de quoi faire réagir. Alors que le réchauffement climatique touche le monde comme jamais il ne l’avait fait, le décollage de la Falcon 9 qui a permis à ces quatre milliardaires de se rendre dans l’espace représente une centaine de vols long-courriers dans l’aviation classique.
La NASA n’explique pas son retard
En ce qui concerne la NASA cette dernière est restée très vague sur les raisons du prolongement de cette mission. Il pourrait tout simplement s’agir d’un problème de trajectoire, qui a fait que l’agence spatiale américaine a voulu attendre une nouvelle fenêtre de tir pour rendre l’atterrissage au large de la Floride plus sûre.
Bien que la météo ne semble pas avoir été le facteur déclencheur de ce retard, les conditions sera encore meilleur mercredi, jour choisi pour le retour des quatre apprentis astronautes sur notre bonne vielle Terre. En attendant de rentrer chez eux, les quatre touristes ne sont tout de même pas venus les mains vides, eux qui ont apporté des données biomédicales à bord de l’ISS et réalisé plusieurs expériences, notamment sur les évolutions physiques de leurs corps, eux qui n’ont qu’un entraînement très sommaire.
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