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Jack Dorsey et Elon Musk critiquent le Web3, voici leur avis

Un nom à la mode, loin d’être décentralisé.

Entre dimanche et lundi, deux des plus grands fervents défenseurs de Bitcoin et de la finance décentralisée se sont exprimés sur Twitter. Objectif : critiquer l’élan sans queue ni tête de la tendance “Web3”, le nom donné à l’itération d’un nouvel Internet entièrement décentralisé et reposant sur la Blockchain. Elon Musk, PDG de Tesla et de SpaceX, et Jack Dorsey, ex-PDG de Twitter et fondateur de Block (ex-Square) se sont attirés de nombreuses critiques en retour.

Tout a commencé par un premier tweet d’Elon Musk. “Quelqu’un a-t-il vu le Web3 ? Je ne le vois pas”, écrivait l’homme le plus riche du monde. En réponse, Jack Dorsey jetait déjà de l’huile sur le feu : “Il se trouve quelque part entre a et z”, écrivait-il. Une référence très claire au fond américain de capital risque A16z, alias Andreessen Horowitz. Situé à Menlo Park dans la Silicon Valley, le fonds se tourne aujourd’hui vers des investissements massifs dans les projets du web3.

“Je sais exactement ce que je veux dire”

Si Elon Musk critique davantage l’effet de mode du mot Web3 – il s’était empressé de partager un memes du même genre au sujet des NFT, la semaine dernière – Jack Dorsey veut aller plus loin en s’attaquant aux responsables qui gâcheraient les fondations même du Web3. Sur Twitter lundi, il écrivait : “vous ne possédez pas le Web3. Les VC et leurs LP, eux, le possèdent. Il n’échappera jamais à leurs motivations. C’est finalement une entité centralisée avec un label différent”.

Selon lui, les investissements massifs en capital risque sont en train de dénaturer et métamorphoser l’idée originelle de la future version d’Internet. A16z, par exemple, annonçait en octobre qu’il débloquait une nouvelle enveloppe de 3,1 milliards de dollars en direction d’investissements dans les startups crypto et Web3. Une tendance qui générera à nouveau des entités dominant tout l’ensemble, comme c’est déjà le cas avec le Web 2.0 (Google, Facebook, Amazon, Microsoft).

“J’aimerais pouvoir être d’accord davantage avec cela, mais vous avez pris beaucoup d’argent des fonds d’investissement en capital risque, donc je ne comprends pas ce que vous voulez dire”, rétorquait un internaute à Jack Dorsey, qui répondait dans la minute : “Et c’est pourquoi je sais exactement ce que je veux dire”. Pour répondre à ce problème d’investissement saccageur pour tout un secteur, l’entrepreneur proposait : “Prenez leurs énormes profits et financez de vrais logiciels libres dont ils ont tant profité jusqu’à maintenant”.

Pour l’occasion, Jack Dorsey a répondu à d’autres questions de sa communauté de 6 millions de followers. Il en profitait pour rappeler qu’il pensait bien que Bitcoin (et uniquement Bitcoin) pourrait remplacer le dollar. Elon Musk, bien qu’il ne répond pas directement à cette question, semble plus favorable à une alternative plus efficiente. Il le montrait en arrêtant de proposer les paiements en bitcoins chez Tesla et annonçant son intérêt pour l’ajout de Dogecoin et sa passion (moqueuse ?) pour le Shiba Inu.

À leur manière tout à fait distincte, les deux hommes devront passer à l’action s’ils souhaitent que critiques soient prises au sérieux. Jack Dorsey y compte bien. À temps plein pour la DeFi, il continue de développer Block et une version décentralisée d’un nouveau réseau social. Open source ?

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  1. Elon Musk a également explosé l’idéologie Woke, ce week-end !

    Dans une interview accordée à Babylon Bee, publiée sur YouTube mercredi 22 décembre, le fondateur de Tesla et SpaceX s’en prend à l’idéologie woke, qu’il désigne comme étant un “virus de l’esprit” :

    « En son cœur, l’idéologie woke est source de divisions, d’exclusion et de haine. Le virus woke est sans doute l’une des plus grandes menaces pour la civilisation moderne. » Ces mots ont été prononcés par Elon Musk, lors d’un entretien vidéo accordé à Babylon Bee, site d’informations de satire d’actualités chrétiennes conservatrices, publié sur YouTube mercredi 22 décembre. Celui qui a été désigné personnalité de l’année 2021 par le magazine Time a donc pris position contre l’idéologie woke, qu’il a notamment qualifié de « virus de l’esprit ».

    Lors de la même interview accordée à Babylon Bee, le fondateur de Tesla et SpaceX a notamment évoqué le sujet de l’humour, avant de regretter l’existence, dans les émissions satiriques, de ce qu’il qualifie comme étant des « zones interdites à survoler ». Ainsi, selon lui, certaines émissions donnent « des leçons de morale », plutôt que de se contenter de faire rire les téléspectateurs, mais évitent de tourner en dérision les sujets qui concernent la gauche. En conséquence, Elon Musk juge que le wokisme s’évertue à « rendre hors la loi la comédie », tout en se basant sur « la division, l’exclusion et la haine ».

    Après avoir fustigé des personnes « remplies de fausse vertu », Elon Musk a estimé qu’« il devrait être acceptable de faire de l’humour ». Avant de poursuivre en ces termes, toujours au micro de Babylon Bee : « Voulons-nous une société sans humour, simplement en proie à la condamnation et à la haine ? » En guise d’exemple, il a ensuite fait allusion à l’acteur et humoriste américain Dave Chappelle, récemment accusé de « transphobie » après avoir plaisanté, dans ses émissions diffusées sur Netflix, au sujet des membres de la communauté LGBTQ. Il a également pris la défense de l’écrivain J.K. Rowling, notamment connue pour avoir écrit la saga Harry Potter. Cette dernière avait également été accusée de tenir des propos transphobes, après avoir fait part de sa surprise, à la lecture d’un article dans lequel l’auteur, plutôt que d’employer le mot « femmes », préférait recourir à l’expression « personnes qui ont leurs règles ».

    https://twitter.com/TheBabylonBee/status/1473537152520622080

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