Outre ses PC portables gamer ROG (Republic Of Gamers), le taiwanais Asus est connu pour ses PC portables compacts Zenbook. Depuis quelques années, le constructeur développe une gamme très particulière de machines, appelées Zenbook Duo, qui – comme son nom l’indique – reposent sur l’utilisation de deux écrans, complétés par un clavier Bluetooth.
Si le Zenbook Duo 2025 nous avait plu, il n’était pas sans défaut. Le constructeur a donc revu sa copie, avec cette version 2026 (qui porte la référence UX8407), dont un des points forts est d’intégrer le tout dernier processeur haut de gamme d’Intel.
Voyons les autres changements auxquels le constructeur a consenti pour ce nouveau Zenbook Duo. Suffisent ils pour rendre ce nouvel ultrabook bi-écran encore plus séduisant ? Voici nos réponses.
Deux, c’est définitivement mieux qu’un !
A première vue, le Zenbook Duo pourrait très bien passer pour un PC portable compact tout ce qu’il y a de plus traditionnel lorsqu’il est refermé. Quand on a l’habitude de manipuler ce genre de configuration, on remarque toutefois que son épaisseur est quelque peu “anormale” (2,3 cm en l’occurrence, soit 1 cm de plus environ que bon nombre d’ultrabooks). Tout s’explique lorsqu’on déploie l’écran. En effet, on comprend que le clavier est maintenu par aimantation sur… un second écran !

Dès lors, il est donc possible de le désolidariser du boîtier et de l’utiliser sur ses genoux ou posé sur une table. Et comme les deux écrans sont tactiles, on peut même ne pas l’utiliser du tout. Le Zenbook Duo peut alors faire office de grosse tablette, sous Windows. Et comme Asus ne fait pas les choses à moitié, l’affichage est assuré par deux dalles OLED, qui supportent une haute définition, de 2880 x 1800 pixels en l’occurrence. C’est d’ailleurs peut être un peu trop, puisque leur diagonale n’est que de 14 pouces. Celles-ci sont certes parfaitement adaptées à une configuration que l’on va déplacer régulièrement. Mais, de très bon yeux sont requis pour lire les caractères affichés (à moins d’activer une mise à l’échelle de 200 %, dans les paramètres d’affichage de Windows).

Cette particularité explique aussi le fait que si la configuration est plutôt compacte (31 x 21 cm), son poids est pourtant un poil élevé (1,7 kg). Or, la plupart du temps, les PC portables “normaux”, à ce format, pèsent entre 1,2 et 1,4 kg. Malgré cela, l’épaisseur et le surpoids ne m’ont pas semblé vraiment pénalisants lorsque j’ai du me déplacer avec le Zenbook Duo. Et si l’alliage magnésium / aluminium, dont est composé le boîtier, s’avère assez sensible aux traces de doigts, il est agréable au toucher et devrait résister aux (petits) mauvais traitements du quotidien (la configuration dispose d’une certification militaire de résistance aux chocs).
Une à deux journées d’autonomie
Lors des déplacements, on peut emporter le (relativement) petit adaptateur secteur USB C, d’une puissance de 100 W, qui accompagne le PC portable. Il permet de recharger très rapidement la batterie, qui a une capacité de 99 Wh, soit le maximum autorisé pour les déplacements en avion (c’est une énorme progression par rapport au Zenbook Duo 2025, qui n’embarquait qu’une batterie de 75 Wh). En effet, le niveau de la batterie est passé de 0 à 48 % en seulement 30 minutes (puis à 83 % au bout d’une heure de recharge). Bien sur, on peut aussi utiliser celui qu’on utilise pour son smartphone. Toutefois, celui fourni par Asus a un avantage : la longueur considérable de ses câbles.

Malgré cette énorme batterie, l’autonomie du Zenbook Duo s’est avérée à peine supérieure à 10 heures (10 heures et 21 minutes précisément), en utilisant le test de l’application PC Mark. Ce score honorable, à première vue, est en fait excellent, si on tient compte du fait que les deux écrans étaient actifs, avec un taux de rafraichissement de 144 Hz (mode Dynamique activé). Il correspond à une très grosse journée d’activité bureautique et multimédia soutenue avec un double affichage. Nul doute qu’il soit possible d’utiliser le Zenbook Duo pendant deux journées, plus courtes, dans le cadre d’une utilisation plus modérée. De plus, à l’instar d’un téléphone grand format pliant, comme le Google Pixel 10 Pro Fold ou le Honor Magic V5, qu’on n’utilise pas toujours déplié, on peut très bien utiliser le Zenbook Book avec le clavier posé sur le second écran (qui devient alors inactif).
Dans ce cas, si on utilise le PC portable pour – par exemple – regarder des vidéos en streaming, on peut compter sur une autonomie totale doublée. En effet, au bout de 6 heures, le niveau de la batterie n’a baissé que de 29 %. On peut donc envisager une autonomie d’environ 20 heures et 41 minutes, ce qui constitue encore une fois un excellent résultat.

Le clavier, qui pèse 340 grammes (le Zenbook Duo pèse donc à peine plus de 1,3 kg en mode “tablette pliante”), intègre une batterie, ainsi qu’un port USB et un interrupteur marche/arrêt. Outre le fait que cela lui permet de fonctionner de façon tout à fait indépendante du PC portable, ses touches peuvent toujours être rétro éclairées, ce qui est très pratique lorsqu’on doit utiliser le Zenbook Duo le soir ou dans un environnement peu éclairé. Pendant notre semaine de test, nous avons été agréablement surpris par la qualité de frappe offerte par le clavier et par le pavé tactile, sur lequel l’index glisse sans aucun accroc. Pratique, ce dernier peut être utilisé pour facilement modifier le volume sonore ou la luminosité de l’affichage.
Une flexibilité d’utilisation appréciable
Lorsqu’on utilise les deux écran du Zenbook Duo en mode paysage, une béquille permet de surélever l’écran du bas. L’angle de vue est alors plus satisfaisant que lorsque ce dernier est posé à plat sur un bureau ou une table. Elle permet également de maintenir les deux écrans en mode portrait.

Le système de double affichage apporte une flexibilité d’utilisation indéniable : avec ou sans clavier, en mode Portrait (écrans verticaux) ou Paysage (écrans horizontaux). On a la possibilité d’utiliser une ou deux applications en mode plein écran ou d’en afficher bien plus, sur une surface totale qui équivaut à une dalle 19 pouces, avec – certes – une grosse coupure d’environ 1 cm au milieu !
D’ailleurs, cette dernière atténue la déception de ne pas pouvoir visionner YouTube ou Netflix ou même de regarder des photos en plein écran (le résultat ne serait de toute façon pas vraiment satisfaisant). Au mieux, on peut voir les images sur toute la largeur des deux écrans, mais sans les bandes noires (et en voyant la fenêtre de Windows), ce qui n’est pas l’idéal. Pour profiter des vidéos sur un grand écran, sans cette bande noire verticale, il faudrait une dalle OLED pliante, comme celle qui équipait, il y a quelques années l’Asus Zenbook Fold. Mais le constructeur semble avoir abandonné cette option (pour l’instant ?).
On note au passage que le constructeur a grandement amélioré la charnière qui unit les deux dalles. Celle du Zenbook Duo de 2025 n’autorisait pas un alignement parfait des deux dalles. C’est désormais le cas !
Bon point, le constructeur a fait ce qu’il faut pour pouvoir gérer facilement l’affichage sur les deux écrans. Ainsi, on a la possibilité de déplacer une fenêtre d’un écran à l’autre, ou de l’étendre sur les deux écrans, grâce à des icones qui apparaissent lorsqu’on saisit ladite fenêtre à l’aide du pavé tactile, du bout du doigt (ou encore avec une souris connectée). D’autre part, la qualité d’affichage est assez bluffante, comme toujours lorsque la technologie OLED est utilisée. Toutefois, outre un noir parfait et des couleurs resplendissantes, on peut compter sur une fréquence maximale de 144 Hz pour fluidifier au maximum les déplacements d’écrans verticaux.
Cette amélioration par rapport au mode 120 Hz autorisé par les dalles OLED du modèle de l’année dernière n’était pas franchement indispensable. Mais comme on n’arrête pas le progrès, toute résistance est futile. Signalons également qu’il est possible d’activer un mode dans lequel le taux de rafraichissement est variable, ce qui permet d’économiser de l’énergie, lorsque le mode 144 Hz est totalement inutile (quand on écoute de la musique ou quand on regarde une vidéo, par exemple, le mode 60 Hz est largement suffisant).

La luminosité est d’environ 500 nits (c’est courant pour des dalles OLED), avec un pic maximum à 1000 nits lorsqu’on visionne des contenus HDR. C’est largement suffisant pour une utilisation en intérieur. Enfin, signalons que les dalles bénéficient d’un traitement qui les rendent presque totalement mate, du moins tant qu’on se trouve bien en face. Car, dès que l’angle de vision s’élève (quand on regarde l’écran de biais), les reflets sont bel et bien présents. L’absence de reflet est particulièrement appréciable lorsqu’on visionne des photos ou quand on regarde un film. Il s’agit la d’un avantage certains sur les dalles OLED classiques, qui souffrent d’une très (trop !) grande réflectivité.
MyAsus : le centre de contrôle du Zenbook Duo
Parmi les applications installées par le constructeur sur le Zenbook Duo, on trouve MyAsus, qui regroupe tous les paramètres de fonctionnement de la configuration. On y retrouve donc tout ce qui concerne la gestion de la batterie, du clavier, du pavé tactile, du micro, des haut-parleurs, etc.

En particulier, c’est dans la section Splendid que chacun peut – entre autres – adapter la colorimétrie de l’affichage OLED à ses goûts ou ses besoins professionnels, ou choisir le taux de rafraichissement de chaque écran (ou d’exploiter un taux d’actualisation adaptatif).
L’application MyAsus nous permet également de définir le mode de fonctionnement des ventilateurs, qui est principalement conditionné par les performances du processeur. Des trois modes proposés, Silencieux, Standard et Performance, ce dernier est celui dans lequel le processeur va être le plus sollicité (CPU et iGPU). Lorsqu’il est actif, les ventilateurs tournent plus vite pour lutter contre la montée en température interne. Cela génère un volume sonore un peu plus fort que dans les deux autres modes, tout en restant néanmoins très supportable.
Une configuration surpuissante
Dans sa version 2026, le Zenbook Duo UX 8407, est littéralement propulsé par le processeur Core Ultra X9 388H, le vaisseau amiral de la série Core Ultra 3 d’Intel. Inutile de dire que la configuration n’est jamais à la peine, quelle que soit la tâche demandée. Même les travaux graphiques intensifs, pour faire de la retouche d’images ou du montage vidéo ne lui posent aucun problème. D’autant que le PC portable est vendu avec 32 Go de mémoire et un SSD 2 To (un second emplacements M.2 permet d’en installer un second, de type PCIe 4).

Cela se confirme à la vue des scores obtenus par la configuration avec les différents benchmarks, qui montrent clairement que la puissance de la puce Intel, en termes de calculs bruts (indices Geekbench 6), sont les plus élevées jamais observés. Même le nouvel iGPU, appelé Intel Arc B390, dépasse tout ce qui a été fait jusqu’à présent en termes de performances graphiques 3D. Outre les excellents résultats obtenus avec les tests 3D Mark Time Spy et Time Spy Extreme (7565 et 3551 en mode Turbo), on apprécie le fait que la configuration soit en mesure de faire fonctionner des jeux en 3D sophistiqués dans des conditions très satisfaisantes (avec une qualité graphique pas trop dégradée et des animations fluides, avec 60 images par seconde au moins).
On n’est bien sur pas au niveau d’un PC portable gamer, équipée d’un processeur graphique dédié, conçu par Nvidia. Par exemple, les indices obtenus avec un GPU GeForce RTX 5060 à ces mêmes tests, sont de l’ordre de 13000 et 6000. Le composant ARC B390 délivre donc un niveau de performances à peu près deux fois inférieur, pour une consommation électrique nettement inférieure : 115 Watts juste pour un GPU comme le GeForce RTX5060 dans un PC portable, contre 80 W maximum pour le Core Ultra X9.

En pratique, ces hautes performances graphiques se traduisent par la possibilité de faire fonctionner des jeux complexes en 3D dans d’excellentes conditions. Par exemple, Black Myth Wukong fonctionne parfaitement (75 images par seconde en moyenne avec le benchmark intégré au jeu), dans la résolution native de l’écran, avec un niveau graphique Moyen (et en activant la technologie XeSS d’Intel, avec génération d’images automatique). Les décors sont superbes; les animations sont fluides; que demander de plus pour un PC portable “non gamer” ?

Les capacités du Zenbook Duo sont donc considérables, et particulièrement appréciables, lorsqu’on désire se détendre un peu après une longue et dure journée de labeur, ou juste lorsqu’on doit patienter “un certain temps” dans une salle d’attente.
Pour l’IA, entre son NPU et son iGPU, le Core Ultra X9 388H n’est pas en reste, avec une puissance de calcul de 172 TOPS (50 + 122 TOPS respectivement). C’est bien en deçà (3,3 fois moins précisément) des 572 TOPS apportés par un vrai GPU comme le GeForce RTX 5060 que l’on trouve dans les PC portables destinées aux joueurs ou aux créatifs. Mais, encore une fois, compte tenu de la modeste consommation électrique du Zenbook Duo, et donc de son autonomie, il serait déplacé de s’en plaindre.

Un équipement complet pour un PC portable 14 pouces
La connectique du Zenbook Duo est celle d’un ultrabook “classique”. Elle comprend deux ports USB C (un de chaque côté), compatibles Thunderbolt 4, un port USB A et une sortie vidéo HDMI 2.1. Sans oublier bien sur la prise casque / micro. En revanche, on n’y trouve pas de lecteur microSD ou de port Ethernet, ce qui n’est pas très étonnant, car ces équipements sont plutôt rares sur un PC portable au format 14 pouces. Et, pour les communications sans fil, le PC portable supporte le Wi-Fi 7 et le Bluetooth 5.4.

La sécurité est assurée par la Webcam 1080p, dotée d’un capteur infra rouge qui la rend compatible avec la technologie Windows Hello de Microsoft (déverrouillage par reconnaissance du visage de l’utilisateur). Certains pourront regretter l’absence d’un lecteur d’empreintes digitale, par exemple intégré au bouton de démarrage (qui est d’ailleurs situé sur le côté droit de l’ultrabook).
Cerise sur le gâteau, le boîtier intègre six haut-parleurs qui délivrent un son d’excellente qualité, aussi bien pour écouter de la musique, que pour jouer ou regarder des vidéos. Le volume maximum est élevé, la spatialisation du son est excellente et l’équilibre entre les aigus, les médiums et les basses (on les entend bien d’ailleurs !) s’avère convaincant. De plus, chacun peut utiliser l’application Dolby pour renforcer ou atténuer certaines fréquences. Cette qualité audio est toujours appréciable quand on ne désire pas utiliser de casque audio.

Alors, on achète ?
Cette version du Zenbook Duo, qui – rappelons le – intègre un processeur Core Ultra X9 388H, 32 Go de mémoire et un SSD de 2 To, est commercialisée à 2999 € (avec une garantie de trois ans !). Un autre modèle, doté d’un SSD de “seulement” 1 To devrait être proposée à 2799 €.

C’est cher. Très cher même ! Toutefois, de telles configurations à deux écrans ne courent pas les rayons de Darty ou de Boulanger. Et il faut reconnaître que cette nouvelle mouture du PC portable procure entière satisfaction, sur quasiment tous les plans. Sa modularité et son ergonomie, exemplaires, démultiplient les usages possibles. De plus, on dispose de tout ce qui se faire de mieux en matière d’affichage, de performances et d’autonomie. Alors oui, personnellement, j’achèterais !
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Asus Zenbook Duo UX8407
2999 eurosOn aime
- Modularité exemplaire
- Excellentes performances
- Dalles OLED peu réflectives
- Grande autonomie
- Clavier Bluetooth rétro éclairé
On aime moins
- Pas de lecteur d'empreintes digitales
- Plus lourd et épais que d'autres PC 14 pouces
- Stylet non fourni
- Impossibilité d'afficher des photos ou des vidéos en "plein double écran"










