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Jeux Olympiques : comment la France va se protéger des cyberattaques

À un an des JO de Paris 2024, les autorités se préparent aux pires scénarios.

  • Vincent Strubel, directeur général de L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (L’ANSSI), a évoqué les menaces cyber pesant sur les Jeux Olympiques de Paris 2024
  • Des mesures de prévention ont d’ores et déjà été prises en amont de l’événement
  • Les pouvoirs publics s’associent au privé avec l’entreprise Atos qui supervise la cybersécurité de cette édition

Les JO de Paris 2024 vont “évidemment attirer des cyberattaques de tout type”. Invité de France Inter ce mardi 11 juillet, Vincent Strubel n’a pas fait mystère de ses inquiétudes concernant l’événement sportif planétaire. Alors que 450 millions de cyberattaques avaient été repoussées à Tokyo, il y a en effet tout lieu de penser que cette nouvelle édition sera aussi très touchée.

Dans le détail, dirigeant évoque notamment “des attaques d’origine étatique, notamment contre le contrôle antidopage ou contre le chronométrage”. Il envisage aussi “des piratages visant à toucher symboliquement les JO, notamment lors de la cérémonie d’ouverture “en bloquant la billetterie, en bloquant les transports”.

Les cybercriminels ne devraient également pas être en reste et profiter de l’attention portée aux JO pour cibler les entités organisatrices et en tirer de juteux bénéfices, notamment via les ransomwares de plus en plus utilisés.

Une recrudescence des attaques

Face à ces menaces, Vincent Strubel se veut rassurant et assure que l’ANSSI a“travaillé sur les entités les plus critiques pour l’organisation des Jeux et les auditant et leur donnant de bons conseils : on a un travail actuellement pour élargir ce cercle”.

L’État s’appuie par ailleurs sur un partenaire privé de confiance avec l’entreprise Atos qui officie également en tant que fournisseur informatique et fournisseur cloud de cette édition. La société tricolore va répartir son activité entre la France et l’Espagne.

Interrogé en avril dernier par nos confrères de l’Usine Digitale, Bruno Marie-Rose, Chief Information and Technology Officer (CITO) faisait déjà part de tentatives de phishing encore plus nombreuses que lors des précédentes éditions, visant des salariés du comité d’organisation. Il en va de même pour les tentatives de connexion au système.

Il rapportait également une recrudescence des attaques par déni de service (DDoS) qui visent à saturer les plateformes officielles. Enfin, les tentatives de création de faux billets sont surveillées de près.

Pour ne rien laisser au hasard, Atos a lancé des bug bounty, pour permettre à des hackers éthiques de repérer des failles sur les systèmes informatiques des Jeux Olympiques. Ses équipes évaluent aussi la protection des différentes plateformes.

Ces initiatives sont bienvenues et ne devraient pas être de trop tant les menaces sont nombreuses. Si ce sujet vous intéresse, vous pouvez relire notre article qui revenait sur la précédente édition des JO de Tokyo.

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Par : Bitdefender