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Julian Assange libéré : les dessous d’une énorme surprise

Le fondateur du site WikiLeaks ne sera pas extradé vers les États-Unis.

C’est un véritable coup de théâtre. Julian Assange vient de conclure un accord de plaider-coupable avec la justice américaine en vertu duquel il sera bientôt libre. Cela met un terme à cinq années de détention dans une prison londonienne.

Une diplomatie discrète

https://twitter.com/wikileaks/status/1805391265489731716

D’après des documents du ministère américain de la Justice consultés par le Washington Post, il plaide coupable de « complot pour obtenir et divulguer des informations relevant de la défense nationale ».

Pour l’heure, le fondateur du site WikiLeaks est en route vers le tribunal fédéral des îles Mariannes, territoire américain du Pacifique, où il sera jugé ce mercredi matin. Au terme du deal obtenu, il se verra infliger une peine d’emprisonnement de soixante-deux mois qu’il a déjà effectué au Royaume-Uni. Il devrait donc dans la foulée regagner l’Australie son pays d’origine.

Son organisation n’a pas manqué de saluer cette bonne nouvelle :

WikiLeaks a publié des informations inédites sur la corruption des gouvernements et les violations des droits humains, obligeant les puissants à rendre compte de leurs actes, a poursuivi WikiLeaks. En tant que rédacteur en chef, Julian a payé sévèrement pour ces principes et pour le droit du peuple de savoir.

Elle ajoute : « Alors qu’il rentre en Australie, nous remercions tous ceux qui nous ont soutenus, qui se sont battus pour nous et qui sont restés totalement engagés dans la lutte pour sa liberté. La liberté de Julian est notre liberté. »

Même soulagement du côté de sa mère : « Je suis reconnaissante que le calvaire de mon fils touche enfin à sa fin. Cela montre l’importance et le pouvoir de la diplomatie discrète ». Rappelons justement que le gouvernement australien avait plaidé pour sa libération en début d’année. De son côté, le président américain, Joe Biden, avait indiqué qu’il étudierait ce dossier sans rien promettre de plus.

La bombe WikiLeaks

Cité par France Info, Jonathan Dagher, responsable du bureau Moyen-Orient de Reporters sans frontières, a également commenté : « On est vraiment très soulagé d’apprendre sa libération. C’est une très, très bonne nouvelle pour la liberté de la presse, pour le journalisme, pour la protection des journalistes partout dans le monde ».

En 2010, le site WikiLeaks a défrayé la chronique en rendant publics de nombreux documents confidentiels américains, notamment liés aux guerres d’Irak et d’Afghanistan, et c’est l’objet des poursuites de l’Oncle Sam. De nombreux câbles diplomatiques avaient aussi été révélés au grand jour, dont certains concernaient la France.

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