Alors que le mois d’août a été particulièrement chaud, les regards se tournent désormais vers le mois de septembre. D’après Actu.fr, à l’approche des 5 et 6 septembre, plusieurs modèles annoncent des températures dépassant fréquemment les 30 °C sur une large partie du territoire français, avec des pointes entre 32 et 35 °C en Occitanie, en Nouvelle-Aquitaine, en Auvergne-Rhône-Alpes et dans le Centre-Val de Loire.
Sur les scénarios les plus chauds, en particulier en Centre-Val de Loire, Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie, le mercure pourrait localement approcher les 35 à 37 °C. « On attend de très fortes chaleurs localement, avec plus de 39°C, notamment dans le sud-ouest », insiste le météorologue Yann Amice, cité par nos confrères, qui tient toutefois à apporter une précision : « En septembre, les journées sont moins longues, donc la température monte moins et redescend davantage. »
Des prévisions plus affinées en régions évoquent des pointes qui pourraient dépasser les 40 degrés localement, de sorte que nous n’en avons pas fini avec ces températures extrêmes observées tout au long de l’été.
Et pour la suite ?
S’il n’y a jamais de certitudes en matière météorologique, Météo-France a dévoilé son bulletin prévisionnel pour les prochains mois qui couvrent septembre, et octobre 2026. L’établissement public a annoncé qu‘à “l’échelle du trimestre, le scénario le plus probable est la poursuite des conditions de blocage anticyclonique sur l’Europe du nord”.
Météo France propose donc trois scénarios de températures pour la France métropolitaine et l’option « plus chaud que les normales de saison » domine à 60 %, suivi par « conforme aux normales de saison » à 20% et « plus froid que les normales de saison » à 200 %. Il est donc encore difficile de savoir ce qui va se produire au cours des prochaines semaines, mais un scénario de chaleur se profile à l’horizon.
L’organisation tente aussi de prévoir ce qui nous attend concernant les précipitations. Ici, c’est encore plus le flou puisque les scénarios « plus humide », « conforme », et « plus sec » sont tous trois à égalité à 33 % chacun.
Ces prévisions sont-elles fiables ?
Reste une question de taille ? Comment sont élaborées ces prévisions sur trois mois et peut-on vraiment leur faire confiance ? Ces tendances trimestrielles sont avant tout des projections probabilistes qui ne visent pas à détailler le temps jour après jour, mais à déterminer si une saison sera globalement plus chaude, plus sèche ou plus humide que les normales de saison sur de vastes zones géographiques.
Pour élaborer ces scénarios, les climatologues scrutent l’état du système climatique mondial, en accordant une attention particulière à la température des océans tropicaux et à des phénomènes majeurs comme El Niño. Bien que la fiabilité de ces anticipations soit plus robuste sous les tropiques qu’en Europe, elles constituent un outil d’aide à la décision intéressant.
De fait, ces données stratégiques permettent désormais d’anticiper la gestion des barrages, d’optimiser les besoins énergétiques ou d’orienter les pratiques agricoles. Dans un contexte de dérèglement climatique et de transition énergétique, cette science de la tendance, appuyée par le programme européen Copernicus, est donc un levier d’adaptation indispensable pour les secteurs sensibles à l’évolution des conditions météo. Quant aux particuliers, ils peuvent un peu mieux anticiper les fortes périodes de chaleur ou de froid.
On espère que vous y voyez un peu plus clair sur ce qui se profile au cours des trois mois à venir et que vous comprenez les conditions d’élaboration de ces scénarios.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.