Trois ans. Il aura fallu attendre trois ans pour qu’Amazon lance une nouvelle version de sa liseuse la moins chère. Un rythme de renouvellement dont devraient s’inspirer d’autres géants de la tech, toujours prompts à vanter leurs avancées en matière d’écologie tout en multipliant les sorties annuelles.
Matières recyclées, nouvel écran et charge rapide
La Kindle de 2019 laisse donc sa place au catalogue pour une édition 2022 riche en nouveautés, à commencer par la conception de la liseuse. Amazon sort sa carte écolo (qui l’eût cru ?) et propose une Kindle fabriquée « à partir de 30 à 75 % de plastiques recyclés et 90 % de magnésium recyclé », peut-on lire sur la page produit d’Amazon.
Plus compacte (157,8 x 108,6 x 8 mm) et plus légère (158 g) que son aînée, la Kindle édition 2022 se décline en deux coloris, noir et bleu.
Autre nouveauté bienvenue, l’intégration d’un écran (toujours de 6’’) de meilleure qualité. Sa résolution passe à 300 pp (contre 167 ppp pour la génération précédente), soit la même que les Kindle les plus onéreuses de la gamme. Le rétroéclairage et le mode sombre, eux, ne changent pas.
Enfin, la nouvelle Kindle intègre un port USB-C permettant d’améliorer les temps de charge. Comptez désormais quatre heures pour une charge complète autorisant une utilisation de 6 semaines.
Le prix de la Kindle augmente
Si toutes ces nouveautés promettent une meilleure expérience de lecture, Amazon en profite pour augmenter le montant de la facture. Alors que le modèle de 2019 était proposé à 99,99 euros (contre 79,99 euros pour la toute première génération), la nouvelle Kindle est commercialisée à 109,99 euros (en version sans publicités).
Précision importante : cette génération intègre 16 Go de stockage contre seulement 4 pour le modèle de 2019. L’augmentation reste donc acceptable si l’on tient compte du coût de la copie privée en France.
Le secteur des livres numériques a explosé en une dizaine d’années. Alors que la valeur totale des ventes s’élevait à 53 millions d’euros en 2010, ce chiffre a triplé pour atteindre 161,4 millions d’euros en 2014 (chiffres Statista). L’effet Covid a aussi boosté les ventes de liseuses avec une hausse fulgurante de 130% pendant la période de confinement.
En France, plus de 30% des lecteurs de livres numériques ont entre 15 et 24 ans et plus de 50% des e-books téléchargés se concentrent dans la catégorie « littérature générale ». En revanche, 60% des lecteurs estiment que les prix des e-books sont trop élevés et considèrent la liseuse comme un support complémentaire du livre, que l’on utilise dans des situations bien particulières (en voyage notamment).
Sur le marché Français, Amazon (Kindle) et Fnac (Kobo) sont les plus gros vendeurs de liseuses.
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